X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Les analyses de Jacques Cheminade

Coup d’Etat britannique à Bruxelles

Avec le nouveau président de la Commission européenne, Romano Prodi, Tony Blair a réussi &aegrave; installer solidement ses troupes &aegrave; Bruxelles, qui prend désormais des allures d’annexe du Foreign Office. Les avis sont unanimes : le remaniement administratif opéré par MM. Prodi et Neil Kinnock, le vice-président britannique de la commission chargé de la réforme interne, s’est fait entièrement &aegrave; l’avantage de Londres, contre les intérêts français et allemands.

« Sur cent vingt postes, dix-sept sont allés &aegrave; des Britanniques et dans huit cas, il s’agit de fonctions de premier plan », souligne La Stampa de Turin. Pour El Pais, « Romano Prodi a ainsi payé la dette qu’il avait envers son complice de la troisième voie, Tony Blair, qui l’a aidé &aegrave; se hisser &aegrave; la tête de la Commission ». Le quotidien madrilène ajoute : « Prodi a consacré deux catégories d’Européens : d’un côté, les aristocrates - les Britanniques et ceux qui parlent la langue de l’empire - et de l’autre, les parias. »

Aristocrates, Empire ? Oui, car c’est bien d’une conception impériale du monde, impériale et romaine, que rêve l’anglophile Prodi. Intervenant devant le Parlement européen le 17 octobre, il a déclaré sans ambages : « Pour la première fois depuis la chute de l’Empire romain, nous avons l’opportunité de réunir l’Europe, non par la force ou les armes, mais sur la base d’idéaux partagés et de règles communes. » Comme si l’Empire romain - ou son confrère britannique - avaient été bâtis sur la base d’idéaux partagés et de règles communes ! M. Prodi, non content de se faire le représentant de commerce des visions anglo-romaines, en rajoute en se moquant du monde.

Examinons comment ont été répartis les postes dirigeants au sein de la bureaucratie bruxelloise.

Au niveau des directeurs généraux (DG) et des directeurs généraux adjoints, chaque pays bénéficiait, depuis 1958, d’une part plus ou moins équitable. Maintenant, les Britanniques se trouvent sur-représentés avec sept postes de DG, alors que les Allemands n’en ont que quatre, les Espagnols un, les Italiens et les Portugais aucun. La France se maintient apparemment &aegrave; un niveau honorable avec six postes, mais elle ne peut plus se prévaloir de diriger un seul service essentiel. Elle a en effet perdu l’agriculture, qu’elle détenait depuis les origines de la Communauté européenne, et la définition de la stratégie d’élargissement ; l’on dit même qu’elle devrait perdre le budget et le service juridique. Globalement, les deux tiers des postes reviennent &aegrave; des pays du nord de l’Europe.

Au niveau des chefs de cabinet et des chefs de cabinet adjoints des directeurs - les équivalents des directeurs de cabinet et des directeurs de cabinet adjoints français - la situation est pire. Les Britanniques ont réussi &aegrave; s’emparer de huit postes (trois directeurs et cinq adjoints), contre trois &aegrave; la France (un directeur et deux adjoints) et quatre &aegrave; l’Allemagne. Plus grave encore, les Français sont écartés de plusieurs cabinets importants. Les Britanniques Neil Kinnock et Chris Patten, chargé des Relations extérieures, n’ont pris aucun de nos compatriotes, alors que les deux commissaires français, Pascal Lamy (Commerce extérieur) et Michel Barnier (Aides régionales) ont nommé tous deux un chef de cabinet adjoint britannique.

Ni le porte-parole de la Commission ni le chef de service « presse et communication » ne sont français. Ricardo Levi, le porte-parole de Prodi - « Call me Ricky », lance-t-il &aegrave; ses interlocuteurs - ne dissimule pas son anglophilie. Secondé par deux anglophones, il maîtrise lui-même médiocrement le français.

Kinnock s’est opposé &aegrave; la nomination d’un Français au poste de porte-parole adjoint, lui préférant... un Britannique. La salle de presse a non seulement été réaménagée « &aegrave; l’américaine », mais a été réorganisée sur les conseils d’Alastair Campbell, le porte-parole de Blair, que celui-ci avait dépêché &aegrave; Bruxelles pendant les bombardements du Kosovo pour « durcir » le discours de l’OTAN.

En même temps, les Britanniques se taillent la part du lion dans les différents cabinets de lobbyistes qui se sont multipliés &aegrave; Bruxelles.

A cette scandaleuse éviction, Paris répond par l’attitude du béat des crèches provençales. A l’Elysée, &aegrave; Matignon et au Quai d’Orsay, on se déclare « satisfait », avalant avec apparemment beaucoup de philosophie la couleuvre que leur vendent MM. Kinnock, Prodi et Levi : les critères retenus auraient été « le souci de rotation, d’équilibre et de mérite ».

Faisant preuve d’encore plus de soumission déférente, tous nos hauts fonctionnaires se mettent &aegrave; parler anglais. Ainsi, le lundi 27 septembre, Christian Noyer, ex-directeur du Trésor et actuel vice-président français de la Banque centrale européenne, auditionné par la commission des Affaires monétaires du Parlement européen, s’est exprimé &aegrave; Bruxelles dans un parfait anglais - alors que la traduction simultanée était disponible dans les onze langues de l’Union. Dis-moi comment tu parles...

« God save la Commission européenne », titre Libération du 29 septembre, que l’on ne peut pourtant pas soupçonner d’anglophobie militante.

Deux choses méritent ici d’être rappelées. L’un des premiers hommes politiques européens ayant soutenu la candidature de Prodi &aegrave; la présidence de la Commission a été - oh yes - Daniel Cohn-Bendit. Et aujourd’hui, la vice-présidente de la Commission et commissaire européenne chargée des Transports, Loyola de Palacio, déclare urbi et orbi qu’« il n ’y a pas de lien entre la libéralisation et l’accident de Paddington » - ce que Blair lui-même n’ose pas dire ! Il est vrai que le gouvernement britannique entend poursuivre ses privatisations dans le domaine des transports, malgré les critiques suscitées par l’accident ferroviaire, avec des projets qui concernent le contrôle aérien et le métro de Londres. Il lui est donc utile que la commissaire européenne déclare sans ciller : « Seule l’ouverture &aegrave; la concurrence permettra d’améliorer la qualité du service et de redonner au rail la place qui lui revient (...) Rien dans le traité de l’Union n’oblige le contrôle aérien &aegrave; être un service public. » Fermez le ban.

Bref, l’Europe qui se fait aujourd’hui &aegrave; Bruxelles est non seulement nocive pour les Etats-nations qui la composent, mais se coupe durablement des citoyens, qui se reconnaissent de moins en moins « dans cette institution qui prétend les gouverner sans rien connaître d’eux », comme le dit amèrement le correspondant de Libération auprès de l’Union européenne.

Oui, mais ce qu’il ne peut pas comprendre, c’est que cette évolution est voulue : un empire « &aegrave; la romaine », et il faut prendre au mot ce que déclare Prodi, est une immense bureaucratie, contrôlée depuis le sommet, manipulant l’opinion publique tout en détruisant la citoyenneté et l’institution même de l’Etat-nation républicain.

Il faut tout de suite intervenir pour arrêter le scandale, sans quoi renaîtra le chauvinisme, et relancer le moteur de l’alliance franco-allemande, dans l’intérêt des peuples, sans quoi c’est depuis Londres que l’Europe sera tenue en laisse, pillée et finalement livrée &aegrave; l’impuissance et au chaos - comme une province de bas-empire.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard