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Les analyses de Jacques Cheminade

Dans une situation de crise, la « nouvelle donne » est incompatible avec la méthode Jospin

Le gouvernement de la gauche plurielle fait aujourd’hui face à un paradoxe : la « méthode » qui lui a apparemment réussi jusqu’à présent, celle de la meilleure gestion possible au sein du système existant, le conduira désormais, s’il s’en tient là, à un échec inéluctable. La flambée des cours du pétrole, le plongeon de l’euro et les conflits sociaux qui les accompagnent signalent en effet l’entrée dans un temps de crise ouverte, internationale et nationale. Une autre stratégie est donc nécessaire pour une autre règle du jeu, une stratégie qui s’adresse à la raison d’être des choses et non à leurs symptômes.

De ce point de vue, les récentes déclarations et initiatives d’Hubert Védrine représentent un corps de doctrine, un socle de politique étrangère qui répond au défi de l’époque. Le document publié le 11 juillet dans Libération par onze ministres et dirigeants socialistes proches de Lionel Jospin, nous l’avons dit (Nouvelle Solidarité n° 15 du 4 août 2000), constituait en même temps un point de départ prometteur en politique intérieure. En appelant au « renforcement du rôle de l’Etat » et en attaquant le marché qui « ne peut en aucun cas être le tout de l’économie » et « encore moins le tout de la société », il définissait une « nouvelle donne » dont on pouvait attendre des expressions concrètes audacieuses.

Par rapport à ces promesses, ce que le Parti socialiste et le gouvernement ont fait depuis n’est pas seulement décevant, mais dangereux pour lui-même et pour notre pays.

La faille de départ est une évaluation totalement erronée de la situation. Celle-ci ressort de la contribution « majoritaire » de François Hollande pour le congrès du Parti, lorsqu’il écrit : « Nous sommes sortis du contexte de la crise qui a marqué ces vingt dernières années. » Laurent Fabius nous parle, lui, d’« une France plus heureuse, en tous cas plus prospère, qu’elle ne l’a été depuis vingt ans ». Lionel Jospin, enfin, de son côté, à l’université d’été du Parti, le 3 septembre à La Rochelle, n’a pas mobilisé les militants en vue d’un combat décisif mais a traité la réalité en administrateur, comme s’il s’agissait de « dossiers » - les « dossiers politiques et institutionnels » et les « dossiers économiques et sociaux de cette rentrée » - avec une autosatisfaction bien peu clairvoyante.

Le danger de ces illusions, à partir d’une analyse reposant sur des bases fausses, est d’aboutir à tenter de gérer ce qui éclate - c’est-à-dire la crise. Et dans le même temps, à décrédibiliser, en ne reliant pas une mobilisation intérieure à l’expression d’un « droit à la différence » en politique extérieure, le discours d’Hubert Védrine auprès de nos ambassadeurs.

Deux réactions pour traiter la crise sont ici révélatrices.

La première est celle de Laurent Fabius. Notre ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, faute d’engager un combat avec son gouvernement pour un nouvel ordre économique et monétaire international plus juste, en éliminant les méthodes spéculatives, non seulement recule sur la taxe Tobin mais, bien plus grave, recrute des professionnels de marché dans le privé pour gérer notre dette publique. En effet, l’Agence de la dette qu’il va créer va recourir à une palette élargie d’instruments financiers. Le Trésor va ainsi mettre en place, rapidement et pour la première fois, un portefeuille de produits financiers dérivés (« swaps », c’est-à-dire contrats d’échanges à terme sur des taux, et autres instruments à terme). Bref, tout en prétendant critiquer le système, on saute dedans à pieds joints - par défaut.

Conséquences du choc pétrolier

La seconde est la réaction vis-à-vis des mouvements de grève et de protestation sociale actuels. Au lieu de traiter les problèmes de fond, le gouvernement s’efforce, profitant de bonnes rentrées fiscales, d’en atténuer les conséquences pour les intéressés. Ainsi, il joue sur le niveau de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) en faveur des transporteurs routiers ou diminue les charges sociales et fiscales des marins-pêcheurs pour atténuer le véritable choc pétrolier que nous subissons.

Le problème n’est pas tant ce que fait ici le gouvernement, sans doute justifiable à court terme, mais ce que par ailleurs il ne fait pas. L’on n’a pas entendu de discours dénonçant la manipulation du prix du pétrole par les compagnies pétrolières qui, grâce aux bénéfices réalisés, espèrent mieux financer leurs fusions, elles-mêmes sans autre logique que celle de rapports de force financiers. L’on a pas entendu le gouvernement dire clairement, comme Mme Loyola de Palacio, la commissaire européenne chargée du Transport et de l’Energie, que « le nucléaire apparaît comme une source d’énergie incontournable pour garantir une plus grande stabilité et une moindre vulnérabilité de nos économies ». L’on n’explique pas à Mme Voynet, du moins publiquement, que si elle était conséquente avec elle-même, elle devrait défendre le nucléaire pour remplacer les autres sources d’énergie plus polluantes, ou reconnaître qu’elle ne souhaite pas de développement économique du tout. L’on n’a pas entendu le gouvernement annoncer que les deux vrais problèmes du transport routier sont d’abord l’absence d’harmonisation sociale européenne, qui permet une concurrence espagnole et belge aux conditions de travail criminelles, et ensuite l’atomisation de la profession face à une grande distribution qui les écrase et les empêche de répercuter sur leurs tarifs la hausse de leurs coûts. « Renforcer l’Etat », ne serait-ce pas intervenir pour traiter ces problèmes ?

Si le Parti socialiste se satisfait, pour son congrès de Grenoble, de cent vingt-quatre contributions, presque toutes fondées sur une analyse de fond erronée et illusoire ou partielle, en y voyant un « signe de vitalité », la messe du gouvernement sera dite, pour la plus grande confusion des fidèles.

Au contraire, la seule chance du gouvernement et du Parti socialiste est de sortir du ghetto franco-franchouillard, de dire crûment ce qu’est la situation internationale, de dénoncer la manière dont opère l’oligarchie financière et d’utiliser les conflits intérieurs actuels comme un levier pour attaquer le système financier et monétaire international qui est au cœur politique du problème. S’ils ne trouvent pas le courage d’affronter l’ordre financier anglo-américain, de mobiliser leurs militants, les Français et les grévistes contre l’ennemi commun, la discorde règnera chez nous et nous serons incapables de résister.

Les conditions d’un combat doivent être organisées en fonction de cette priorité, avec le bon choix d’alliés dans le monde et en saisissant l’occasion opportune. Essayer de se dérober serait une trahison de ses propres convictions sociales, celles dont parlait « Une nouvelle donne », et, par ailleurs, se faire hara-kiri.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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