Solidarité & progrès

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Editoriaux

Désintégration


Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


L’arrestation de trafiquants de graisse humaine au Pérou émeut nos consciences : un gang enlevait des paysans misérables, les tuait puis extrayait la graisse de leurs corps. C’est loin et dans un pays pauvre, diront les bonnes âmes. Au contraire, il s’agit de la loi du marché poussée à l’extrême, car le produit était revendu pour fabriquer des cosmétiques destinés à embellir d’autres corps mieux pourvus par la fortune. Le type de profit réalisé exprime la culture de la mort qui gagne nos sociétés.

Par rapport à ceux qui règnent aujourd’hui sur l’économie mondialisée et financiarisée, ces trafiquants péruviens ne sont en effet que des artisans du crime. Les opérateurs à grande échelle sont ceux qui émettent des sommes énormes pour renflouer les établissements financiers, les laissant spéculer à court terme plus encore qu’auparavant, sur des marchés encore plus opaques, au détriment de tout le secteur humain de l’économie. Ces émetteurs et trafiquants de capitaux fictifs ont ainsi créé un vampirisme financier qui se nourrit du travail humain et de la vie.

Lorsque nous dénonçons la City de Londres, Wall Street et le conglomérat d’intérêts de l’Empire britannique, il s’agit des auteurs de ce crime organisé de masse. Nous ne nous intéressons pas ici à l’économie en tant que telle mais comme enjeu de vie ou de mort. Le monde segmenté dans lequel nous vivons fait que certains de nos lecteurs ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre ce point. Ils séparent le social, le culturel, le financier, l’économique ou encore d’autres catégories. Ils se trompent ainsi totalement. La crise actuelle est une crise générale, dans tous les domaines. C’est une société qui se désintègre, et qui ne porte pas au sein d’elle-même les ressources pour se reprendre.

Tous les secteurs spéculatifs flambent tout à tour : actions, obligations, or, pétrole, matières premières. Non par nécessité physique, productive, mais comme enjeu de paris sur des prix futurs. Les dernières formes de « paris » atteignent les secteurs vitaux eux-mêmes : paris sur les contrats d’assurance-vie rachetés par Goldman Sachs, titrisés puis revendus, paris sur les droits d’émission de dioxyde de carbone, paris sur le prix des produits alimentaires. En bref, paris sur la vie, sur ce que l’on respire et sur ce que l’on mange. En même temps, les prix de ce qui se consomme et de ce qui équipe l’homme et la nature pour assurer l’avenir baissent, car le chômage augmente, les investissements reculent et les salaires sont alignés sur les plus bas.

Inflation du spéculatif, déflation du réel, baisse des niveaux de consommation et de vie, plus d’un milliard d’êtres humains souffrant de la faim et chez nous des millions s’alimentant de produits à date de péremption dépassée, glanés en fin de marché ou désormais volés : ce sont les manifestations d’une culture de la mort. La conférence de Copenhague, dans ce contexte, est criminelle : elle justifie par un réchauffement climatique, qui est une mystification, une réelle intention de dépeupler le monde.

En même temps, toutes les références sont brouillées à dessein : l’euthanasie et l’eugénisme sont de retour, sous des formes prétendument charitables, et l’homme est décrit comme un prédateur nuisible.

Jeanne d’Arc, sur une affiche d’Eurostar, défile avec un drapeau britannique, et Nicolas Hulot accompagne Copenhague avec sa prophétie catastrophiste écolo.

Qui ne se révolte pas devient complice.

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  • vincent pierre • 13/01/2010 - 15:44

    ah bon, l’élite veut dépeupler le monde ? le réchauffement climatiques en est un prétexte(oh mon dieu des hordes de paria nous envahissent !tue-on les !) ?
    eutanasie et eugenisme ne sont plus tabous ? il faut être productifs a 100%( si on a du taf, pas évident !) ?

    C’est vrai qu’au fond nos dirigeants jouent avec le feu, ils ont ouvert en grand la fosse séptique des idées, ou barbotent les germes( le nazismocoque doré par exemple) qui poussent à prendre ses semblable pour de la viande( ou de la bonne graisse au pérou !)

    Il faut prendre garde parsque c’est contagieux, mais l’oligarchie ça c’est sùr s’en fout un peu....beaucoup
    Ils n’ont aucune culture, ils ont appris mais n’ont rien compris, aucunes varleurs, aucunes gloires........Si j’ai bien compris moi,une époques de néant arrive, a+

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  • Mecheri • 08/12/2009 - 18:50

    Un grand Bravo, ici, pour la modération des commentaires, qui sont en majorité plein de bon sens.
    Né en France d’une maman jurassienne et d’un père algérien, baptisé à 3 ans, louveteau puis scout de France ; je ne porte sur moi aucune distinction permettant d’identifier cette partie de mes racines, aujourd’hui soumises à l’appréciation du peuple de France, sur la place publique.
    Aussi, c’est dans ces conditions que je me suis essayé à un petit exercice hier, de sorte à tester les opinions de ma boulangère, une brave femme bien de chez nous, d’une cinquantaine d’années …
    Acte 1 : alors que je lui demande "une tradition" ( baguette ), en insistant sur l’intérêt de perpétuer nos traditions, ce que je pense réellement, je poursuis sur l’affirmation d’une identité nationale bien comprise.
    Acte 2 : elle me répond : « à que oui ! » …
    Acte 3 : je lui annonce alors mon pédigrée, ajoutant que mes enfants sont blonds aux yeux bleus et que parmi le peuple français, nous sommes quelques dix millions ...
    Acte 4 : au final, elle conclura que ce débat est un attrape-nigaud, qui est de la pure foutaise !
    Là, on voit bien les effets dévastateurs d’un tel débat, jeté en place publique, car il peut être dévoyé selon l’air du temps, en raison de ce que les personnes interrogées n’ont, pour la plupart aucune conviction précise.

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  • plume dans la gorge • 28/11/2009 - 21:33

    B. Lavilliers déchaînait déjà sa plume acérée en 1979 pour dénoncer et décrire ce monde de la mort ("l’avenir est un chien crevé sous un meuble") dans son album "pouvoirs", avec les titres "urubus" et "la peur", notamment. La marche infernale de la besogne-rouleau compresseur de ce monde de la mort tel qu’on le connaît aujourd’hui était alors déjà entamée depuis "quelques" années.

    "La peur,
    Elle rive au quotidien des milliers d’albatros,
    Aux ailes de poulet gavé de poudre d’os,
    Aux gestes étriqués aux cerveaux-estomacs
    Qui trottinent sur le bitume de l’au-delà

    La peur, c’est le corbeau penché sur le devoir,
    C’est du papier monnaie contre du désespoir,
    C’est de la dérision face à la misère noire,
    C’est depuis le début le chantage du Pouvoir"...

    Transformer la peur, l’indifférence, le conditionnement en conscience, révolte, puis "lobbying" ( :-) ) politique de chaque citoyen, voilà ce que doit inspirer ce genre d’article chez le lecteur, et aussi cette belle campagne de distribution de tracts à un million d’exemplaires qui se "termine" !

    Pour laisser l’albatros de Baudelaire à son spleen, et faire jaillir les fleurs du Bien avec Dames, Demoiselles et Messieurs Phénix, avant la fin de l’incendie !

    "quand croît le péril, croît ce qui sauve"...

    Bravo et merci pour ce combat qui doit être notre, continuez, continuons...

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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