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Du crédit pour l’avenir


Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que sur son site de campagne www.cheminade2012.fr.


En 2010, entre juin et septembre, un débat s’est déroulé à l’Assemblée nationale sur la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Cependant, les divers amendements alors déposés à ce sujet, notamment par le Groupe socialiste et les membres du Groupe communiste, républicain, citoyen et des sénateurs du Parti de gauche, ont été bien timides. Ils ne demandaient au gouvernement que de « remettre un rapport avant la fin de l’année » , comme si la situation tragique depuis 2008 n’imposait pas des mesures d’urgence. Plus grave encore, Pierre-Alain Muet, représentant du Groupe socialiste, expliquait : « Je précise que nous proposons la séparation des activités, non pas la séparation des banques, car même le président américain ne propose pas de revenir à un Glass Steagall Act tel qu’il existait aux Etats-Unis. » Cela reviendrait, par exemple, à faire ce que préparent actuellement les Britanniques pour 2019, c’est-à-dire à noyer le poisson : comme si on confiait le secteur affaires de BNP-Paribas à Baudoin Prot et le secteur des dépôts et des crédits à Prot Baudoin. Car si on laisse les choses sous le même toit, on sait bien qu’il ne peut y avoir de muraille de feu. Or les députés de droite ont rejeté même ces modestes amendements et Mme Lagarde a déclaré : circulez, il n’y a rien à voir.

Aujourd’hui, Mme Lagarde dirige le FMI et blâme l’insuffisance de capitaux propres de nos banques, alors qu’elle se réjouissait de leur solidité quelques semaines auparavant. Il est vrai que tous les candidats socialistes à la Présidence, eux, évoquent avec emphase la séparation des activités de banque… mais toujours sous le même toit. Pire encore, tous prétendent que l’Administration Obama met en place ce type de système aux Etats-Unis, reprenant comme M. Muet l’exemple du Président américain. On ne sait s’il s’agit d’incompétence ou de rouerie. Car l’Administration Obama fait en réalité tout ce qui est son pouvoir pour saboter le vote, à la Chambre américaine des représentants, du projet de loi 1489 de Marcy Kaptur pour un retour à Glass-Steagall.

Je dénonce ici les discours des candidats socialistes pour trois raisons. La première est qu’ils ont été pour l’instant les seuls à soulever le sujet et qu’il serait donc dangereux qu’ils ajoutent de la confusion à la confusion. La seconde est pour les mettre en garde contre les rapports qui leur parviennent des Etats-Unis à travers le Parti socialiste européen et en particulier son Secrétaire général, Philippe Cordery, dont les liens avec les saboteurs du projet de retour à Glass-Steagall outre-Atlantique, Barney Frank et Christopher Dodd, sont de notoriété publique. Enfin, ma dernière raison est une raison d’espérer : Michel Rocard vient de publier dans Le Monde du 4 octobre un excellent article où il écrit : « Face au tsunami financier qui arrive, et comme après la crise de 1929, il faut séparer d’urgence les banques de dépôt et celles d’investissement. »

Deux choses sont particulièrement remarquables dans le texte de Rocard. Il appelle bien à une séparation des banques, et non simplement des activités. Il prend ainsi courageusement parti contre les Michel Pébereau, Christian Noyer et autres Baudoin Prot. Surtout, il mesure le tragique de la situation actuelle et le choix nécessaire : ne pas faire payer le risque aux contribuables et aux chômeurs, mais aux banquiers d’affaires qui ont joué avec l’argent des autres.

J’ajouterai, comme le dit l’ancien président de la Bourse hongroise Attila Szalay-Berzeviczy, que l’euro est pratiquement mort et la Grèce inéluctablement en banqueroute. C’est en partant de cette réalité et non de montages seulement utiles par beau temps que je mène ma campagne présidentielle pour un vrai Glass-Steagall et un système de crédit productif public remettant l’économie au service du travail et de la création humaine.

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  • petite souris • 05/10/2011 - 15:01

    ne pas faire payer le risque aux contribuables et aux chômeurs, mais aux banquiers d’affaires qui ont joué avec l’argent des autres

    Là, est l’essentiel, point de départ de toute réflexion.
    Nozélites semblent ivres d’incompétence, fier du pouvoir, sûrs d’avoir raison, mais l’essentiel pour eux est de respecter leurs agendas et les calendriers internationaux au détriment des idées et des actes.

    La forme avant le fond.
    Eux, et leurs maîtres avant le peuple.

    Me reviennent en mémoire : oceano nox d’Hugo, l’homme libre de Beaudelaire ....et ruy blas de Victor Hugo

    O flots, que vous savez de lugubres histoires !
    http://poesie.webnet.fr/lesgrandscl...

    vous aimez le carnage et la mort,
    Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

    http://poesie.webnet.fr/lesgrandscl...

    Bon appétit, messieurs ! Ô ministres intègres !
    Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
    De servir, serviteurs qui pillez la maison !
    Donc vous n’avez pas honte et vous choisissez l’heure,
    L’heure sombre où l’Espagne agonisante pleure !
    Donc vous n’avez ici pas d’autres intérêts
    Que remplir votre poche et vous enfuir après !
    Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
    Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !
    – Mais voyez, regardez, ayez quelque pudeur.

    http://lettres.ac-rouen.fr/francais...

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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