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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Économie

Par Jacques Cheminade

Alors que le système financier et monétaire international se désintègre sous nos yeux et que la guerre menace, la seule voie pour redresser l’économie et refonder la paix internationale consiste à entreprendre une politique de développement mutuel. Face à cette ardente obligation, tout autre choix revient à changer la disposition des chaises sur le pont du Titanic

La principale difficulté est que personne, après quarante ans de « dérégulation » et d’émission de capital fictif, ne comprend ce qu’est une économie physique produisant pour l’homme. Et moins encore au sommet de l’Etat. Deux exemples, hélas, sont révélateurs de cette carence fondamentale.

Le premier est la mise sous tutelle publique des deux géants américains de la finance, Fannie Mae et Freddie Mac. L’Etat garantira les 5400 milliards d’obligations qu’ils ont émis, correspondant à près de la moitié des prêts immobiliers résidentiels aux Etats-Unis. Ces deux établissements ont pour métier de racheter aux banques des prêts hypothécaires qu’elles ont consentis aux particuliers, de les regrouper, puis de redistribuer ces créances sous forme d’obligations. Depuis l’éclatement de la crise, les défauts de paiement se sont multipliés et Fannie Mae et Freddie Mac ont épuisé leurs réserves. D’où l’intervention de l’Etat pour les renflouer. Cela paraît logique. En fait, c’est une mesure désastreuse, incompétente et qui équivaut à une trahison du principe de « general welfare » (intérêt général) inscrit dans la Constitution américaine. Pourquoi ? Parce que Fannie Mae a été créé en 1938 par Roosevelt afin de financer des logements grâce au rachat des créances hypothécaires aux banques, qui se trouvaient alors sous contrôle et finançaient l’économie réelle. Le système fonctionnait donc en faveur de l’intérêt général. Aujourd’hui, avec l’argent que leur ont procuré Fannie Mae et Freddie Mac, les banques ont spéculé sur les marchés de produits financiers dérivés, et ces spéculations ont été réalisées contre l’intérêt général. En fait ce ne sont pas Fannie Mae et Freddie Mac, utilisés comme relais, qui sont en crise, mais tout le système bancaire américain et étranger, car les banques du monde entier ont trempé dans ces opérations. C’est donc le contribuable qui renflouera les banques et les fonds d’investissement, à travers le « sauvetage » des deux géants, dont les actionnaires directs seront ruinés par la dilution du capital ! Une immense escroquerie est ainsi parrainée par l’Etat, contre sa propre Constitution. Lyndon LaRouche l’a dénoncée, mais Barack Obama et John McCain y voient hypocritement un mal nécessaire.

En Europe, le système espagnol, directement calqué de l’ordre anglo-saxon, est en crise. Les banques espagnoles, qui ont spéculé à tout va, dans leur pays comme dans le monde, sont en faillite virtuelle. Qui les sauve ? La Banque centrale européenne ! Celle-ci, en effet, a procuré aux banques (à toutes, mais surtout aux espagnoles) un « concours » en bonne monnaie contre la remise de leurs effets toxiques. Contre l’intérêt général, contre l’économie physique et contre la paix mondiale, car celle-ci ne peut être basée que sur un système finançant l’équipement à long terme, ce que la Réserve fédérale et le Trésor public américains, ainsi que la BCE, refusent de faire, prétendant qu’« il n’y a pas d’argent ».

C’est dans ce système bancaire en faillite que les dirigeants socialistes veulent insérer le Nouveau Bretton Woods et Nicolas Dupont-Aignan « l’autre Europe », en ne relevant pas le défi fondamental. Au contraire, mobilisons-nous pour refonder l’économie sur le crédit pour le développement et l’équipement. La création humaine, non le profit financier, est à la base de tout. Cela s’appelle l’intérêt général.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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