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Les analyses de Jacques Cheminade

Election législative : prendre le risque de connaître et de défendre la vérité

La rédaction

Un peuple exaspéré et une jeunesse aux idées confuses, mais affamés d’idéaux, exigeants de projets nouveaux, réclamant un sursaut autour du bien commun, ne se voient servir en retour que les plats réchauffés d’une caste politicienne. C’est ainsi que l’on peut résumer l’étrange climat de ces élections législatives, qui non seulement se déroulent hors du temps et de l’espace de la politique internationale, mais sont jouées par des acteurs faisant comme si les scrutins nationaux d’avril n’avaient pas eu lieu, comme si on pouvait « continuer comme avant ».

L’enjeu est l’opportunité de « donner une majorité au Président » pour qu’il puisse agir, ou d’empêcher ce même Président de disposer d’une majorité, afin qu’il ne puisse pas nuire. En un mot, la réalité se trouve réduite à un jeu de rôles auquel sont invités les électeurs-zapettes. Car si l’on tente de déterminer la nature du contenu qui pourrait être si bénéfique ou si maléfique, l’on ne trouve, comme dans le conte d’Andersen, que le parfum des plats, ou encore, comme dans un mauvais restaurant chinois, qu’une accumulation de rubriques bidouillées avec des ingrédients toujours semblables, à peu près satisfaisants pour le palais mais bien moins pour l’estomac.

Rien sur la situation internationale

Ce qui manque dans ces élections est donc, le lecteur l’aura compris depuis longtemps, bien plus important que ce qui s’y trouve.

Rien d’abord ne figure sur la situation internationale. Aucune analyse n’est effectuée par aucun parti ou candidat sur ce qui se passe dans le monde ou même en Europe. Aucun engagement n’est proposé pour la France. Alors même que le système financier et monétaire international s’écroule, que les symptômes de cet écroulement se multiplient, d’Enron à l’Argentine, et que les vagues commencent à frapper lourdement nos côtes avec Vivendi-Universal.

L’on fait « comme si » les comptes frauduleux des entreprises américaines n’allaient pas avoir d’effet sur notre pays et, surtout, n’avaient pas eu chez nous de fidèles imitateurs. L’on fait comme si la multiplication des emprunts liés à la notation financière des entreprises, notamment dans le secteur des télécommunications, n’allaient avoir aucun effet - alors qu’une fois la notation abaissée, en période de crise, les sociétés auront de plus en plus de mal à avoir accès aux crédits et verront en même temps leurs charges financières s’alourdir, faisant soudain apparaître sur la scène de la réalité une situation catastrophique cachée jusque-là par les acrobaties comptables du virtuel. L’on fait comme si tout allait bien en Bourse, alors que les principaux investisseurs institutionnels (les gros calibres financiers) n’ont plus de réserve de liquidités pour contrecarrer un violent mouvement à la baisse. L’on fait comme si tout pouvait linéairement continuer, les riches à s’enrichir, les pauvres à s’appauvrir, les marchés de l’or et du pétrole à être manipulés et le shérif américain à faire la loi.

Certes, nous critiquons l’unilatéralisme de l’administration Bush, mais avec une prudence de coq aux ergots rabotés et en acceptant que les fonds américains et britanniques prennent leurs aises chez nous. Aussi, les hommes du complexe militaro-financier d’outre-Atlantique n’ont aucun respect pour nous et considèrent nos responsables comme une petit classe dissipée mais complaisante.

Dans ces conditions, nous ne pesons plus rien - ou bien peu. N’est-ce pas justement l’acceptation de ce fait - cette délimitation du terrain par notre impuissance - qui constitue le contenu du pacte passé entre nos principaux « partis de gouvernement » ? Tous acceptent le costume, même s’il rétrécit constamment, et ne se disputent que sur la nature des retouches : un peu moins d’impôts par ci, un peu plus de sécurité par là, et Messier reprenant le rôle d’Haberer en « cocu d’Hollywood », avec la complicité quasi-générale de la fine fleur du capital « français » (cf. le conseil d’administration de Vivendi-Universal).

L’Etat dépouillé

En même temps, la logique de Bruxelles étant celle de la concurrence, du monétarisme et du libre-échange, il est « normal » qu’elle s’oppose à celle du secteur et du service publics. Ce qui est moins normal, c’est que tout le monde, avec plus ou moins de bonne volonté, se soumette.

Acte 1 : Jacques Chirac promet d’abaisser l’impôt sur le revenu, de 5 % dans l’immédiat, en repoussant de 2004 à 2007 l’équilibre de nos comptes publics. Il annonce donc qu’il ne va pas respecter le calendrier fixé par le pacte de stabilité et de croissance, épine dorsale du traité de Maastricht. Il le fait pour une mauvaise cause - réduire l’impôt sur le revenu, seul impôt progressif, c’est enrichir les plus riches - mais sans annoncer de mesures d’austérité ni de privatisations par ailleurs.

Acte 2 : Bruxelles et Berlin protestent et rappellent la « loi » européenne.

Acte 3 : Jacques Chirac s’incline. Il réduira l’impôt sur le revenu, mais tiendra ses engagements européens, en cédant une partie des participations de l’Etat au capital d’entreprises publiques et privées. L’on parle dans un premier temps d’Air France, des Aéroports de Paris, de la Snecma, de Renault, de Thomson Multimédia, de Dassault Systèmes et du sempiternel Crédit lyonnais. Dans un deuxième temps, ce sera au tour d’EDF, de GDF, peut-être de France 2. Et puis plus tard, viendraient la SNCF, La Poste et la Caisse des dépôts et consignations - si l’on continue avec la même logique.

Bref, on se dépouille des bijoux de famille pour servir les marchés, c’est-à-dire des intérêts financiers à la recherche de bonnes affaires. Au bout du processus, l’on arriverait à la situation de l’Argentine : tout a été vendu et l’Etat, le pays et la société se trouvent la corde au cou.

Certes, nous en sommes encore très loin, mais nous en prenons bel et bien le chemin.

Entend-on une voix s’élever contre cela, en expliquant clairement la situation ? En un sens, un Bernard Maris ou un Bernard Cassen le font, mais sans alternative. Ils restent donc des voix dans le désert, qui font rire les « professionnels » que sont MM. Devedjian, Juppé, Hollande ou Fabius - cités au petit bonheur et dans le désordre.

Quoi d’autre ?

Arrivés à ce point de l’analyse, beaucoup d’hommes politiques nous répondront : je sais, mais l’on ne peut rien faire d’autre. Le système est ainsi. Les données structurelles ont changé depuis trente ans, etc.

Eh bien, justement. C’est la question des « données structurelles » qui devrait être posée dans ces législatives. Que peut-on faire d’autre, comment et avec qui ? Il y a du pain sur la planche : une politique extérieure guidée par l’intérêt des peuples, une politique d’éducation rétablissant l’égalité des chances et la production de créateurs, contestant les injustices et les idées reçues, une politique de sécurité fondée sur un projet social, éducatif et de logement, une politique des retraites qui ne se fasse pas à l’encontre des ouvriers - ils meurent plus jeunes et leurs cotisations servent à payer les retraites des cadres -, une politique des 35 heures qui ne soit pas défavorable aux salariés modestes - ils voient aujourd’hui la flexibilité augmenter et leurs salaires stagner.

Pour s’attaquer à un tel projet, cohérent et mobilisateur, permettant de tracer un autre horizon politique, la question de la nature de l’Europe et d’un nouvel ordre monétaire et financier international doit être abordée de front.

Personne ne le fait, sauf nos quelques candidats. Ce sont donc des élections pour rien, à l’exception de ce combat et de ce message, seuls porteurs d’un « jamais plus comme avant ».

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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