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Les analyses de Jacques Cheminade

Enquête de l’INSERM : non au flicage des bébés délinquants !

Les analyses de Jacques Cheminade sont publiées tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Le rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) sur les « troubles de conduite chez l’enfant et l’adolescent », et sa récupération par Nicolas Sarkozy, qui veut créer pour chaque enfant « un carnet de suivi comportemental », révèlent une terrifiante robotisation de la pensée soignante et une volonté de contrôle social dès la crèche. Le monde d’Orwell et d’Aldous Huxley se dessine ainsi devant nous. Il faut l’arrêter, non pas seulement négativement, par un rejet de ces initiatives inadmissibles, mais positivement, en créant les conditions d’un monde socialement plus juste et moralement plus sain, dans lequel les comportements violents des jeunes enfants ne seraient plus un drame, mais un moment où une attention plus grande devrait être accordée à l’essor de leurs facultés créatrices.

Le dépistage de l’INSERM

Les « experts » de l’INSERM préconisent « le repérage des perturbations du comportement dès la crèche, l’école maternelle ou l’école primaire ». Ils veulent ainsi dépister « avant l’âge de 3 ans » tout ce qui, chez un enfant, « prédétermine » la délinquance future. Le rapport constate avec une prétendue objectivité : « Les personnes qui ont un trouble des conduites à début précoce (...) ont généralement un niveau d’agressions physiques qui se maintient durant l’enfance. » Partant de l’expérience des pays anglo-saxons, ils suggèrent une exploitation officielle de l’examen psychologique des jeunes enfants « en introduisant quelques items, adaptés à l’âge, dans le cadre des bilans figurant dans les carnets de santé pour repérer les signes précurseurs des troubles des conduites ». Le jeune enfant serait classé « hyperactif », « s’est bagarré », « a mordu », « refuse d’obéir », « n’a pas de remords ».

Pire encore, à partir de 6 ans (ou même avant), l’administration de médicaments psychostimulants et thymorégulateurs devrait permettre de venir à bout des plus récalcitrants. D’ores et déjà, la consommation de Ritaline a triplé en France depuis quatre ans, alors que près de 10 % des enfants y sont soumis aux Etats-Unis. Or il s’agit d’une drogue, proche des amphétamines, dont on peut devenir dépendant.

Le contexte politqiue

Nicolas Sarkozy, après Tony Blair, entend créer un « carnet de suivi comportemental ». On se dirige ainsi vers un fichage médico-social des individus, depuis leur naissance jusqu’à leur mort.

Cela se passe en France, aujourd’hui, en 2006. Et il ne s’agit pas d’une initiative isolée : elle s’inscrit dans le contexte d’un dérapage sur ce qui fait et constitue un être humain.

Tout d’abord, considérer que l’on peut dès le plus jeune âge « détecter » le délinquant en puissance, c’est méconnaître le rôle des parents, des enseignants, des éducateurs et de toute la société, c’est une conception instrumentaliste de l’homme, une vision pessimiste, comme si une vie d’homme pouvait être extrapolée à partir de son enfance !

Ensuite, la base même des « expertises », le « comportementalisme », qui repère les « troubles des conduites », réduit en fait l’être humain à une série de fonctions et d’instincts mis en fiches et en chiffres, comme s’il était un animal bien ou mal dressé. Le fait est qu’on veut « instaurer une psychothérapie d’Etat » (Roland Gori). Le ministre Xavier Bertrand entend ainsi faire passer un décret sur le titre de « psychothérapeute » : le professionnel ainsi nommé « devra acquérir une connaissance des quatre approches de psychothérapie validées scientifiquement (analytique, systémique, cognitivo-comportementaliste, intégrative) ». Cette validation pseudo-scientifique par un texte de techniques de mise en conformité sociale est à elle seule un scandale.

Enfin, ce n’est pas seulement dans le domaine de la délinquance que triomphe le charabia scientiste. Le ministre de l’Education, Gilles de Robien, le fait sévir dans l’apprentissage de la lecture. Il annonce, dans le numéro du 28 février de Libération, que les « neurosciences » permettent de « savoir désormais » que la méthode syllabique d’apprentissage est la plus efficace, puisque les autres approches « contredisent directement les structures de fonctionnement du cerveau » et que les « signaux chimiques et électriques du cerveau » nous « autorisent à conclure ». Un article très intéressant de Jean-Pierre Sueur, sénateur PS du Loiret, dans Libération du 9 mars, montre bien comment « les données scientifiques sont produites comme des justifications a posteriori » d’un projet de contrôle social.

La meilleure preuve qu’il ne s’agit pas de soigner mais de contrôler, est qu’actuellement, faute d’effectifs, les délais d’attente en pédopsychiatrie atteignent huit à neuf mois. Il s’agit donc bel et bien de faire passer au kärcher comportementaliste la racaille en couche-culotte. Pourquoi ne pas aller plus loin, et faire en toute bonne logique scientiste une analyse génétique des parents ? Chaque innocent devient ainsi un coupable potentiel, chaque agent de la santé et de l’éducation un agent du pouvoir pour identifier et surveiller sa déviance.

Soyons sérieux. Il y a d’abord trois mesures simples à prendre. La première est d’interdire les programmes télévisés et les jeux vidéo violents. La seconde est d’améliorer l ’apprentissage du langage, qui permet à l’enfant d’exprimer et de socialiser ses émotions les plus fortes. La troisième est de nommer dans chaque collège une infirmière à temps complet et une assistante sociale et maternelle pour suivre chaque enfant et chaque famille à problème.

Bien entendu, il faut surtout ne plus donner l’exemple d’un monde où l’homme est devenu un loup pour l’homme. Cela pose la question politique dans son ensemble : veut-on une société de créateurs formés ou une société de conformistes dépistés ?

Les 100 000 signatures obtenues par la pétition « pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans » nous encouragent tous.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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