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Les Editoriaux de Jacques Cheminade

Espérance et mobilisation


Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


La décision de revenir à la procédure Glass-Steagall, instaurant une muraille de feu entre banques d’affaires et banques commerciales, est sur la table du Sénat américain. C’est un enjeu déterminant pour le futur du monde : en privant les banques de la City et de Wall Street de l’accès à l’argent des épargnants, cette décision tarirait la source à partir de laquelle elles se livrent à leurs spéculations avec des effets de levier jamais vus dans l’histoire. Il ne s’agit donc pas d’une question technique, mais d’un choix fondamental, la clé qui ouvre la porte à une politique opposée à celle pratiquée depuis plus de quarante ans par l’oligarchie financière.

Pourquoi est-ce devenu possible ?

Pour trois raisons. La première est le discrédit dans lequel sont tombés les milieux financiers depuis que les casinos bancaires ont été renfloués et les peuples livrés à l’austérité sociale. La chute de Wall Street de mille points en vingt minutes, le 6 mai, a montré que le centre même du mécanisme est pris de folie.

La seconde raison est de voir l’Union européenne faire le même choix que le plan TARP américain : promettre 1000 milliards de dollars (soit davantage que les 700 milliards engagés aux Etats-Unis) pour sauver les spéculateurs, car il n’y a pas d’autre solution si on ne sort pas du système. De plus, la Réserve fédérale américaine s’est engagée à fournir des dollars, sous forme de prêts d’urgence, à la Banque centrale européenne (BCE), à la Banque d’Angleterre et à la Banque de Suisse au détriment des contribuables et des citoyens américains, alors que la BCE changeait totalement de politique en acceptant comme garantie de ses propres crédits des obligations privées ou publiques « pourries ». Plus personne ne croit donc au sérieux de ces experts en émission de monnaie de singe.

La troisième raison est la plus importante : le peuple américain se révolte et ne veut plus se laisser dépouiller. Il commence à savoir que, pour cela, il faudra changer de système et d’hommes, comme nos militants là-bas ne cessent depuis longtemps de le répéter. Cette fois, les oreilles s’ouvrent et la colère inspire. Les deux tiers des électeurs veulent chasser leurs représentants au Congrès et même les vétérans, qui y sont installés depuis plus de dix ans, se font battre dans les primaires ou doivent se retirer. Selon un sondage, plus des trois quarts des Américains sont favorables à un retour à Glass-Steagall.

Pour l’emporter au niveau international et faire pression sur la politique américaine, il faut non seulement que nous autres Européens apprenions vite ce que les mots « Glass-Steagall » veulent réellement dire, mais que nous en fassions aussi une arme chez nous. Notre arme pour flinguer la City et ses alliés sur le Continent et entonner la marche funèbre de l’Empire britannique en privant de chair son cannibalisme financier.

Peut-on continuer à accepter qu’un Christophe Barbier, dans l’Express, appelle à « un putsch légitime » pour sauver l’euro contre la vie des peuples, qu’un Alain Minc dans Le Point affirme qu’il est « non seulement démagogique, mais criminel » de consulter ces peuples à chaque grande étape de la construction européenne, et que Jacques Attali dise cyniquement que le but est que « chaque Français, parce qu’il est souverain » rembourse ses créanciers « par ses impôts, par une baisse de la qualité des services publics ou par une baisse du pouvoir d’achat » ?

Devant nous il y a bel et bien Weimar 1923 et les politiques de Brüning et de Laval dans les années trente, qui nous ont conduit au fascisme, au pétainisme, à la shoah et à la guerre. Dégainons cette fois le Glass-Steagall pour arrêter net la dérive mortelle.

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  • Guillet Ph • 20/05/2010 - 12:17

    Angela Merkel vient de faire un pas de géant en voulant interdire les ventes à découvert . voilà enfin une initiative de bon sens . pourvu que ça dure !

    Répondre à ce message

  • petite souris • 19/05/2010 - 20:56

    Merci pour cet excellent article.

    Peut-on continuer à accepter qu’un Christophe Barbier, dans l’Express, appelle à « un putsch légitime » pour sauver l’euro contre la vie des peuples, qu’un Alain Minc dans Le Point affirme qu’il est « non seulement démagogique, mais criminel » de consulter ces peuples à chaque grande étape de la construction européenne, et que Jacques Attali dise cyniquement que le but est que « chaque Français, parce qu’il est souverain » rembourse ses créanciers « par ses impôts, par une baisse de la qualité des services publics ou par une baisse du pouvoir d’achat » ?

    Bien sûr, la réponse est non !

    Conclusion ces Ch. Barbier, A. Minc et J. Attali agissent contre le peuple et contre leur propre pays !

    Et, j’oserai répondre à ces conseillers de présidents :
    Vous avez toujours poussé à faire et à voter des budgets en déficit ce qui a augmenter et les intérêts et la dette depuis 1974, sans aller chercher des sources de revenus dans l’industrie.

    En tant que petite souris, j’adapte mes dépenses en fonction de mes revenus et non l’inverse et d’ailleurs mon banquier qui vit avec les revenus de mes sous,me rappelle à l’ordre et me pénalise si je suis en "déficit".

    Cherchez l’erreur !

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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