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Les analyses de Jacques Cheminade

Face à la dépression économique

par Jacques Cheminade

Après un an de chute du crédit, moteur de la finance folle et des bourses casino, la crise se propage à l’économie réelle avec une violence inouïe. L’effondrement du fret maritime en est le signe le plus frappant. L’indice Baltic (Baltic Dry Index), qui mesure l’évolution des frais de transport des pondéreux et des marchandises brutes, s’est effondré de 11 793 points début juin jusqu’à un plancher de 982 points le 27 octobre dernier, un repli de 91,7 % en moins de cinq mois. Du jamais vu. Les baisses des carnets de commande et les faillites se multiplient aux Etats-Unis et en Europe, mais surtout, les pays émergents à bas salaires, qu’on disait à tort pouvoir être épargnés, se trouvent anéantis par la perte de leurs clients dans les pays développés, la désertion des capitaux internationaux et les limites de leurs marchés intérieurs au sein de modèles inégalitaires jusqu’ici tractés par les exportations. En France, les faillites et le montant des impayés s’accroissent de plus en plus rapidement et le chômage partiel s’étend à l’industrie, aux BTP et à l’emballage.

L’automobile, particulièrement touchée par la chute du crédit à la consommation et la réduction des niveaux de vie, étend les dégâts en aval et en amont (acier, matières premières, sous-traitances, équipementiers, etc.).

La crise est générale

Chez nous, la crise s’étend à tous les secteurs de l’activité. Altares, dans son analyse trimestrielle sur les défaillances d’entreprises, montre bien à la fois une propagation et une accélération. « Il n’est plus un secteur, un métier, une région, un type d’entreprises qui ne soit pas touché », résume Thierry Million, le responsable des études. L’envolée des faillites a été de 17,2 % entre juillet et septembre, tandis que le nombre de créations ralentissait brutalement. Les entreprises les plus récentes (moins de cinq ans) sont les plus durement frappées, avec une augmentation des faillites de près de 22 %. En même temps, pendant le même troisième trimestre de cette année, la Coface constate que le montant des impayés entre entreprises françaises s’est accru de 125 % par rapport au troisième trimestre 2007. « Le credit crunch a frappé les entreprises françaises dès le printemps et l’augmentation des impayés a démarré fin juillet », constate Olivier Cazal, responsable de l’arbitrage France de la Coface.

Le nombre d’entrepreneurs connaissant des difficultés de trésorerie progresse également : plus de 15 % en signalent. Tous jugent que non seulement la demande qui leur a été adressée au troisième trimestre à « encore diminué », mais qu’elle devient de moins en moins dynamique.

Le chômage partiel gagne toute l’industrie. Les entreprises, grandes ou petites, commencent à déployer l’arsenal mis à leur disposition pour diminuer leur activité : congés prolongés, heures de travail non payées, RTT obligatoires, puis, lorsque la situation l’exige, elles ont de plus en plus recours à la suppression d’emplois.

Tous les secteurs d’activité sont touchés. Citons la Caisse d’épargne (suppression de 4500 postes d’ici 2012), Natixis (850 emplois sur 22 000), le Crédit agricole (500 emplois), La Redoute (672 emplois d’ici à quatre ans), la Camif (dépôt de bilan après 60 ans d’activité, 1000 emplois au total), Kronenbourg (214 emplois), Adecco (600 postes d’ici à juin 2009), Altadis (1060 emplois en France, fermeture des usines de Metz et Strasbourg), Sanofi Aventis (927 postes), et la liste est bien plus longue.

Cependant, l’automobile et le BTP souffrent bien plus que les autres.

Automobile et BTP

Aux Etats-Unis, en septembre, les ventes d’automobiles ont chuté de 27 %. En Europe, Volvo Trucks n’a vendu que 115 véhicules au troisième trimestre de cette année, contre 41 970 pour la même période en 2007.

En France, Renault et Peugeot sont touchés de plein fouet. Renault prévoit que ses ventes diminueront, alors qu’elle espérait une hausse de 10 % en 2008. Le constructeur a décidé de réduire de 20 % sa production au quatrième trimestre en Europe, en fermant quinze de ses usines pendant une à deux semaines en France et pour quelques jours à l’étranger. Les sites de Flins, Douai et Le Mans, où travaillent 11 000 salariés, seront arrêtés pendant deux semaines. Ceux de Sandouville, Maubeuge, Villeurbanne, Batilly, Cléon, Choisy-le-Roi et Dieppe, employant 14 000 personnes, seront fermés pendant une semaine. Le groupe prévoit d’ici à avril 2009 un plan de 4000 départs volontaires en France et 900 à 1000 suppressions d’emplois. Peugeot espérait une hausse de ses ventes de 5 % en 2008 et elles vont reculer d’au moins 3,5 %. La quasi-totalité de ses usines européennes vont, dans ce contexte, fermer de deux à seize jours d’octobre à décembre (quatorze jours chômés à Mulhouse, dix-huit à Sochaux, seize à Hordain Sevelnord, de deux à six à Rennes).

Cet effondrement de l’automobile affecte directement la production d’acier. Arcelor Mittal va réduire sa production de 15 % au niveau mondial en mettant « en sommeil » treize hauts-fourneaux en Europe. Jusqu’à fin janvier, un haut fourneau sur deux de son site de Fos-sur-Mer (près de Marseille, 3400 salariés) sera fermé, et de même pour le site de Florange (en Moselle, 3300 salariés) du 2-3 décembre jusqu’au 6 janvier. Le salariés devront prendre leurs RTT et leurs congés (y compris de formation) pendant cette période, les intérimaires ne seront pas conservés à l’issue de leur contrat et les départs ne seront pas remplacés.

Le pire serait à venir, car « le site de Fos-sur-Mer n’est pas rentable si l’on tourne à 50 % comme c’est désormais le cas », suivant les représentants des salariés.

Dans le BTP, « la brutalité du retournement est sans commune mesure avec ce que nous avons connu au début des années 1990 », indique le PDG du promoteur immobilier Kaufmann & Broad. « Notre activité repose essentiellement sur la confiance et le crédit, qui ont quasiment disparu. »
Tous les clignotants sont au rouge dans ce secteur. Les ventes de logements neufs ont chuté de 30,8 % au premier semestre et en juillet-août-septembre, le recul aurait oscillé entre 40 et 55 %. Selon un constructeur, « entre ceux qui n’obtiennent pas de crédit (les prêts immobiliers ont chuté de 26,3 % en valeur au cours du troisième trimestre, selon l’Observatoire crédit logement), ceux qui renoncent à acheter car ils ont peur de l’avenir et ceux qui attendent que les prix baissent, il ne reste plus grand monde ». Les taux de désistement dépassent 50 %, un niveau que les promoteurs-constructeurs « n’ont jamais vu de toute leur carrière ».

Les carnets de commande de machines pour le bâtiment (grues de Potain ou de Liebherr) ont été divisés par cinq à quinze en septembre-octobre, et les loueurs de grue quittent déjà la Grande-Bretagne et « délocalisent » leurs engins vers l’Est (Bulgarie et Roumanie), où la crise les rattrapera – mais ils espèrent gagner du temps.

Heureusement, les velléités de Nicolas Sarkozy pour introduire en France les mécanismes américains de « crédit hypothécaire rechargeable » n’ont pas été suivies d’effet en raison de la résistance de nos banquiers. Malgré cela, cependant, la crise est là : en 2008, les mises en chantier devraient être inférieures de 90 000 à celles de 2007.

Urgence

Il y a donc urgence à réagir. Certes, Nicolas Sarkozy a adopté un plan en faveur des PME pour « investir dans l’avenir ». Cependant les banques n’ont mobilisé, semble-t-il, que 5 % des sommes dont elles pourraient disposer d’ici 2009. Elles ont bel et bien reçu 5 milliards d’euros (sur les 320 milliards prévus d’ici fin 2009 pour pouvoir emprunter plus facilement afin de reprêter) et 7,3 milliards plus 7 milliards sur les 22 milliards prêtés par la Caisse des dépôts et consignations et l’Oséo, jusqu’alors centralisées au titre du livret d’épargne populaire et du livret de développement durable. Alors ? Alors, il semble bien que pour l’instant les banques soulagent leur trésorerie avec les milliards d’euros de ce plan PME ! Le transit de l’aide par leurs comptes se prolonge et le secrétaire d’Etat chargé des PME, Hervé Novelli, ne semble pas scandalisé : « Dans le climat actuel, cela ne peut pas faire de mal », a-t-il estimé.

Qu’en pensent les chômeurs, les salariés menacés et les chefs d’entreprise qui se battent sur le terrain ? Et que pensent, aussi, les 270 000 demandeurs non satisfaits d’un logement social en Ile-de-France et les 2,5 à 3 millions de personnes en attente d’une habitation décente en France, alors que l’enveloppe pour le logement social passe de 800 à 550 millions d’euros, même si le gouvernement puise dans la cagnotte du 1 % logement pour habiller Pierre en dépouillant Paul ?

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  • trazibule • 09/11/2008 - 20:08

    Rien ne sert d’observer mais quelles propositions ?
    Des pistes de solutions sont proposees sur le site www.trazibule.fr

    Répondre à ce message

  • Cocoafuji • 06/11/2008 - 21:45

    J’exprime que mon point de vu et mes propos n’engagent que moi. Concernant l’action du gouvernement, rien qu’en voyant l’augmentation de la construction des centres de détention, l’augmentation de l’équipement des forces de l’ordre en arme non létale, ajoutons à cela la présence de patrouille militaire dans les transports en commun avec des flamasses ( et les exemples sont nombreux), il semble être prévue de résoudre les conséquences de cette crise sur le long terme (manif, révoltes, etc). Néanmoins espérons que les causes seront abordées et résolues pour le bien de tous, avant le pire, car il n’y a rien de plus dure psychologique que de voir ses ressources s’amoindrir comme peau de chagrin. En étant pauvre ou riche tout le monde le ressent.

    Le système de la dette nationale a eu raison de nombreux pays "tiers-monde". Quant au système de "l’Argent dette" (plus il y a de reconnaissance de dette, plus il y création de valeur financière) il est en passe de créer dans les zones économiques fragiles (Banlieue, petite région, etc) des micros tiers monde dans les pays "développés".

    Répondre à ce message

  • ? • 04/11/2008 - 19:07

    Mr Cheminade, pensez vous vraiment que Sarkozy a été élu pour défendre les intérêts de la France et de l’Europe ? Etant donné votre sens de l’humour pourriez vous nous donner (à la manière qui vous convient) les noms de ces familles qui dominent la finance anglo-hollandaise ainsi que leurs origines ? Si pour vous Soros est un britannique ou même un hongrois alors là ...!! Un autre britannique illustre, Disraeli, disait : Tout est RACE !
    Vous savez ce que son beau-fils disait de Roosevelt, est-cela éloigné des faits avérés ? Ce n’est pas un Breton Woods qu’il faut mais un Nuremberg (35 ou 46 au choix) !
    Je pense, sincèrement, que vous avez trop bon coeur pour aller au fond des choses mais je vous soutiens et je parle de vous partout autour de moi.
    Cordialement.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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