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Solidarité & progrès

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G20 et comportementalisme

Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


Ce qui s’est passé au G20 est encore pire que ce que nous craignions. Il s’agit d’une poussée vers le fascisme financier que je dénonçais dès 2006-2007.

Les décisions se résument à confirmer qu’on déversera 5000 milliards de dollars sur les marchés et à promettre une relance de 1100 milliards de dollars en complément, avec un triplement des moyens fournis au Fonds monétaire international (750 milliards de dollars), 250 milliards pour revigorer les échanges internationaux et 100 milliards en faveur des banques de développement. En fait, le but est de lutter contre le protectionnisme, de continuer à arroser les établissements financiers et de permettre aux perdants escroqués de rembourser leurs dettes aux gagnants tout en faisant un pas vers une gouvernance mondiale.

Les engagements pris ne constituent qu’une rhétorique vide. Ainsi, dans la liste des paradis fiscaux retenus, les Etats américains tricheurs et la City et ses satellites ne sont pas inclus En bref, on a créé en faveur de la City et de Wall Street un monopole pour spéculer et frauder. L’assouplissement des normes comptables permettra de camoufler les comptes en masquant les pertes.

La photo de famille officielle du sommet, avec la reine d’Angleterre au centre, dans sa robe rose bonbon, encadrée par Gordon Brown, la voix officielle de la City, et Lula, le Brésilien devenu symbole du capitalisme comprador, est révélatrice.

Il est donc d’autant plus choquant que Nicolas Sarkozy, qui a renoncé à l’idée et à la mention du Nouveau Bretton Woods, se félicite d’un « carton plein ».

Ce qui a manqué dans ce sommet est en effet le plus important : pas de banqueroute organisée des titres illégitimes, pas d’interdiction ni même de régulation sérieuse des produits dérivés, des hedge funds et de la titrisation, aucun grand projet international d’équipement de l’homme et de la nature.

L’explication tient aux pressions exercées principalement sur Obama mais aussi sur Sarkozy par les intérêts de l’oligarchie financière, relayés par l’école de l’économie comportementaliste. Celle-ci n’est qu’une version nouvelle d’une conception de l’homme qui le réduit à un animal aux comportements prévisibles. Il peut ainsi être manipulé si l’on crée autour de lui l’environnement approprié, en analysant ses propensions psychologiques et sociologiques. Obama est entouré de jeunes « économistes » de cette école, qui ont leur centre à la Russell Sage Foundation, à l’Alfred P. Sloan Foundation, au MIT et à Harvard. Ils forment la « Behavioral Economics Roundtable » et exercent une influence directe chez leur protecteur, Larry Summers, directeur du National Economic Council et principal conseiller économique d’Obama. Ils représentent les mêmes intérêts qui, pendant les années trente, combattirent Franklin Delano Roosevelt et propagèrent des idées et des activités mussoliniennes aux Etats-Unis. En 1934, Alfred P. Sloan avait parrainé la pro-fasciste American Liberty League.

Le virus a atteint la France avec Jean Tirole, qui combine dans son approche économique théorie des jeux et théorie de l’information avec les acquis de la psychologie comportementaliste. Tirole est un ami d’Olivier Blanchard, le « cerveau de la relance mondiale » et chef économiste du FMI, ainsi que des conseillers de dirigeants socialistes que sont Thomas Piketty et Philippe Aghion. Tous ont passé des années au MIT et y ont enseigné. Leur arrogance n’a d’égal que leur servitude volontaire.

Voir les 2 commentaires

  • Miguel • 14/04/2009 - 08:17

    On ne peut s’empêcher de noter le parallèle à l’aristocratie française, à la veille de la révolution qui a éclaté en 1789. Tous les efforts pour trouver une solution rationnelle à la crise financière qui a confronté la France a été bloqué par l’aristocratie, qui était déterminé à exploiter la crise dans son propre intérêt. La noblesse ne tolérerait pas les mesures qui menacent de saper sa richesse, son statut et ses prérogatives. En fin de compte, leur intransigeance a conduit la masse de la société, le « Tiers Etat », toujours à des mesures plus radicales.

    Répondre à ce message

  • princedenogent • 15/04/2009 - 17:52

    On n’arrète pas la marche de l’histoire avec des grands sommets mondiaux.Sarkozy,Brown,Obama,Merkel seront balayé tout comme a été balayé le Mur de Berlin et la Perestroïka de Gorbatchev en 1989 ; les peuples s’apercevront bien vite que la crise financière internationale ne s’est pas arrèté à Londres et qu’elle continue.
    En ce qui concerne la France,le choc final pourrait se produire dès 2012 avec des grèves et des manifestations de masse échappant au pouvoir politique et syndical, sous la pression de la montée inexorable et effrayante du chômage, du surendettement et de l’inflation ; ce qui est arrivé en 1789 et en Argentine à la fin des années 90 sera de la "petite biere" en comparaison de ce futur désastre.

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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