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Editoriaux de Jacques Cheminade

Honte et tartufferie


par Jacques Cheminade

Les émeutes de la faim se poursuivent dans plus de quarante pays. Aujourd’hui, 9 millions d’êtres humains meurent de faim chaque année, 860 millions en souffrent tous les jours et 2 milliards subissent une malnutrition constante due à des carences en micronutriments. Demain, avec la hausse catastrophique des prix agricoles, une spéculation déchaînée et la désorganisation des marchés, la situation deviendra bien pire. Sommes-nous loin, chez nous, de toute cette souffrance inhumaine ? La presse de ce matin répond : « Dans les grandes villes françaises, c’est la ruée chaque soir autour des poubelles des magasins. » Des sexagénaires et des septuagénaires à très maigre pension attendent sur les marchés l’heure de la « remballe » pour trier les restes plus ou moins comestibles. Avec la hausse des prix, les Restos du coeur ont fait le calcul : « Il y aura 14 millions de repas en moins pour l’hiver prochain. » Le cours des céréales flambe et le Programme européen d’aide alimentaire aux plus démunis ne suit pas. Même inquiétude des banques alimentaires : la collecte des produits est pour la première fois en baisse de 7%. Les Français jusque-là pourvus sont devenus moins généreux car ils sont eux-mêmes victimes de la valse des étiquettes. La conclusion est simple : « Moins de repas et plus de demandeurs. »

Tel est l’enchaînement. Il faut le rompre. En s’attaquant aux causes. Dès la réunion de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), qui se tiendra à Rome du 3 au 5 juin. Nous organisons à cet effet une campagne de pression sans précédent.

L’objectif ? Doubler la production agricole dans le monde. Il n’y a pas d’excuses. On sait le faire. On a les techniques. On a les moyens.

Alors, pourquoi ne l’a-t-on pas fait ? Parce que la pénurie a été volontairement organisée. D’abord en ne produisant pas, et même en décourageant la production. La Banque mondiale et le FMI ont refusé d’organiser des projets de développement de cultures vivrières en Afrique, conseillant les produits d’exportation. Résultat : hier les prix étaient trop bas pour que la petite agriculture locale soit compétitive. Désormais, elle le serait, mais elle a entre-temps disparu. En Europe, sous les pressions de l’oligarchie financière britannique, on a changé la Politique agricole commune. On a promu la jachère et découplé, à partir de 2003, subventions et production. Résultat : fin des stocks, plus de réserves.

Qui en tire profit ? Le business des biocarburants et tous les intérêts qui y sont associés, avec l’aide des Etats. Déjà, 25% de la production américaine de maïs va à cette culture non rentable, que Jean Ziegler a raison de qualifier de « crime contre l’humanité ». Voyant cette pénurie organisée, les spéculateurs se sont mis à jouer la hausse : blé, soja, riz, toutes les céréales, puis les produits laitiers. Tel bateau chargé de riz est bloqué au large du Sénégal depuis quatre mois. Les négociants de Genève spéculent. La City de Londres se déchaîne en inventant les « ags » (agricultural Commodities). Les hedge funds s’y spécialisent. Les financiers de la City et les négociants de Genève se font des couilles en or avec la faim.

La solution ? Ce que Michel Barnier, notre ministre de l’Agriculture, appelle un « new deal » international, sans en mesurer toute la portée. Le retour des Etats sur la scène. Le retour des marchés organisés. La fin du libéralisme financier. En clair, le Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons et la fin de la dictature de l’organisation mondiale du commerce (OMC).L’interdiction des spéculations sur les produits agricoles. L’arrêt de la production agricole pour des biocarburants, en dédommageant les producteurs.

Avec une aide d’urgence pour les pays du tiers monde et les pauvres des pays du Nord. Mais, surtout, comme le réclame entre autres le Président du Sénégal, Abdoulaye Wade, aider les pays d’Afrique et d’Asie à conquérir ou reconquérir leur indépendance alimentaire en leur fournissant les moyens de produire (pas de l’argent, mais des tracteurs, des pompes à eau, des semences, des pesticides...) et en les autorisant à protéger leurs producteurs.

Il faut arrêter le scandale et les tartufferies de ceux qui l’ont provoqué : Banque mondiale, FMI, OMC, pays européens, Etats-Unis. La solution, la seule est de sortir du système britannique marchand et financier qui, littéralement, assassine et porte avec lui la guerre dans un monde en contraction. Tout en annulant sans conditions les dettes illégitimes et odieuses qui pèsent sur les pays appauvris, pour en faire de vrais partenaires.

Il est temps de prendre nos responsabilités, vos responsabilités de citoyens, vous qui me lisez. Sans quoi, votre coeur sera aussi corrompu que l’esprit des spéculateurs.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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