X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Brèves

Jacques Cheminade : combattante, Ségolène Royal a pris le dessus

Au cours du débat qui les a opposés hier soir, Ségolène Royal a pris le dessus sur Nicolas Sarkozy. Pugnace et précise, elle a démontré qu’elle est parfaitement capable de devenir Présidente de la République. Nicolas Sarkozy est apparu comme un homme

Au cours du débat qui les a opposés hier soir, Ségolène Royal a pris le dessus sur Nicolas Sarkozy. Pugnace et précise, elle a démontré qu’elle est parfaitement capable de devenir Présidente de la République. Nicolas Sarkozy est apparu comme un homme tentant de cacher son absence de vision en jonglant avec des questions techniques, plus en homme de dossiers qu’en homme de caractère. Il a tenté de traiter son opposante avec condescendance, faute de pouvoir la dominer, révélant ainsi sa vraie nature d’homme mal à l’aise vis-à-vis d’une femme intelligente et compétente.

Les deux moments les plus significatifs ont été ceux traitant de l’endettement de la France et des mesures à prendre en faveur des enfants et des handicapés.

Pour Nicolas Sarkozy, le budget de la France est en déficit depuis 25 ans, et la priorité absolue est de faire des économies pour réduire la dette du pays en diminuant les dépenses et le train de vie de l’Etat. Ségolène Royal, en ripostant, a bien montré qu’il fallait avant tout relancer la croissance, et a promis qu’elle ne procéderait au remboursement de la dette que lorsque cette croissance dépasserait 2,5 % du Produit intérieur brut. Elle a souligné que c’est la qualité de nos services publics qui attire les investissements étrangers en France et que la fiscalité doit être un outil au service du développement économique. Son approche est dynamique, tandis que celle de son adversaire est apparue comme celle d’un comptable financier.

L’affrontement principal a eu lieu sur la question des mesures à prendre en faveur de la garde des enfants et des handicapés. Nicolas Sarkozy a proposé que toutes les femmes bénéficient d’un droit opposable en justice à la garde de leurs enfants, dans des crèches publiques ou grâce à des initiatives privées. Ségolène Royal lui a fait reconnaître que l’application d’un tel droit demanderait 5 ans, et elle a souligné que les femmes n’avaient pas le temps d’attendre et de s’occuper des démarches en justice, alors qu’il y a urgence. Lorsque Nicolas Sarkozy a parlé de mesures en faveur des handicapés, Ségolène Royal l’a interpellé avec colère, démontrant que son adversaire avait auparavant supprimé 7.000 postes d’éducateurs et démantelé le plan Handiscol en faveur des enfants handicapés qu’elle avait mis en place lorsqu’elle était ministre. Elle a dénoncé avec colère l’immoralité politique qui consiste à proposer quelque chose qu’auparavant on a démantelé. Lorsque Nicolas Sarkozy lui a reproché son agressivité et de « ne pas tenir ses nerfs », il est apparu comme un sophiste tentant de jouer à front renversé, tandis que Ségolène Royal démontrait qu’une femme compétente et de sang froid pouvait être capable d’une juste colère face à une conception inacceptable de la politique.

Il faut regretter que les candidats aient connu d’avance les thèmes traités et aient souvent donné l’impression de réciter leur leçon, notamment lorsque Nicolas Sarkozy cherchait du regard un appui à sa démonstration du côté de journalistes qu’il sait être généralement complaisants envers lui. Sur le nucléaire, les deux candidats ont multiplié les bourdes. Ségolène Royal a affirmé que la part du nucléaire dans la consommation d’électricité est de 17 % en France, Nicolas Sarkozy lui a rétorqué 50 %, alors qu’elle est en réalité de 78 % ! Encore plus inadmissible pour un ministre qui a eu à traiter du nucléaire, Nicolas Sarkozy a affirmé à plusieurs reprises que le réacteur EPR est de la quatrième génération alors qu’il est de la troisième, comme l’a justement affirmé Ségolène Royal. Celle-ci a expliqué qu’elle imposera un moratoire sur l’EPR et augmentera la part des énergies renouvelables, mais qu’elle maintiendra bien entendu les centrales existantes en accélérant la recherche sur les réacteurs de la quatrième génération, comme par exemple les HTR à lits de boulets et à refroidissement gazeux. Même sur ce sujet, réputé technique, elle a montré moins d’incompétence que son rival !

En conclusion, si Alain Duhamel a considéré que Nicolas Sarkozy avait été vainqueur aux points, il faut ajouter que celui-ci se trompe toujours en période électorale.

Lyndon LaRouche, le représentant de l’aile Roosevelt dans le Parti démocrate étasunien, a appelé dans son webcast du 1er mai à une mobilisation de la population américaine pour obtenir la destitution de Cheney puis de Bush, afin de créer un « nouveau Washington » dès 2007. La politique de Nicolas Sarkozy, allié des néo-conservateurs américains, serait absolument incompatible avec ce nécessaire changement. Celle de Ségolène Royal, au contraire, représente une alternative si, pour pouvoir appliquer son programme social, elle développe une stratégie d’affrontement avec l’oligarchie financière, cohérente avec celle des dirigeants de la gauche latino-américaine, des démocrates américains inspirés par LaRouche et des initiatives de la Chine, de l’Inde et de la Russie en vue d’un nouvel ordre économique international fondé sur de grands projets de développement mutuel. Pour notre part, avec notre mouvement de jeunes en France, en étroite coordination avec leurs amis aux Etats-Unis et en Allemagne, nous nous battrons pour que ce projet se réalise. Il faut simplement faire vite, très vite face à la désintégration financière, la dislocation sociale et l’aventurisme militaire des gouvernements anglais et américain actuels. Nous ferons donc tout ce que nous pourrons pour que Ségolène Royal soit élue et pour que, une fois élue, elle se transcende encore avec tout le courage d’une femme de caractère sachant corriger les erreurs de ses amis.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard