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Les analyses de Jacques Cheminade

José Bové et le combat contre la logique mondialiste : ce qui est légitime et ce qui ne l’est pas

Le combat de José Bové et de la Confédération paysanne contre la logique mondialiste des marchés est une cause juste et légitime, puisqu’il est mené au nom de « valeurs universelles ». Il en est de même pour la révolte des petits producteurs de lait, de fruits et de légumes qui, contraints de vendre leurs produits 50% en dessous de leurs prix de revient, voient leur existence même remise en cause. Cependant, les actions que poursuivent les uns et les autres ne peuvent être simplement soutenues au fur et &aegrave; mesure qu’elles se produisent. Leur efficacité doit être mesurée au nom de l’objectif poursuivi, qui est de remplacer la loi financière des marchés par celle d’une économie physique au service de l’homme, et leurs moyens appréciés par leur capacité &aegrave; rassembler le plus grand nombre possible d’êtres humains partout dans le monde, en vue du succès de cet objectif. Dans cette perspective, José Bové a tenu des propos responsables et réfléchis qui ne correspondent en rien &aegrave; l’image d’un « Zorro des Causses » qu’une certaine droite, comme Claude Imbert dans Le Point, veut en donner.

Examinons-les. Tout d’abord, il se fixe pour objectif de construire une « alliance entre paysans, consommateurs et citoyens, au-del&aegrave; des clivages politiques, pour une riposte commune ». Il tend même la main, &aegrave; cet effet, vers le « rival » de la FNSEA, Luc Guyau. Ensuite, il appelle « &aegrave; faire valoir une autre logique internationale que le dumping économique, social et environnemental en agriculture ; il faut donc changer l’OMC afin qu’elle respecte les choix culturels des peuples, ne détruise pas la paysannerie mondiale et garantisse un commerce équitable ». Enfin, il entend faire prévaloir l’« équité » en « inversant la tendance qui veut que le marché dicte sa loi aux politiques, en régulant le marché mondial selon la réalité des pays, en sortant de la logique absurde qui prétend fixer un prix mondial pour tous, en établissant des prix planchers au-dessous desquels la grande distribution ne puisse pas descendre ». Certes, s’en prendre &aegrave; un MacDo en construction &aegrave; Millau n’était pas, &aegrave; mon sens, la plus heureuse des initiatives. Le caractère symbolique du geste est tentant, mais il s’agit d’une fausse cible. Non seulement parce que les MacDo achètent 4500 tonnes de salades &aegrave; nos maraîchers et font vivre 45000 éleveurs français, mais parce que - bien plus grave - une telle attaque risque de dégénérer vers un anti-américanisme primaire qui détourne des vrais coupables.

Ajoutons qu’en France même, les chaînes françaises de supermarchés pratiquent &aegrave; l’encontre des producteurs agricoles une politique bien plus méprisante encore que les MacDo. Le ralliement de MM. Mégret et Le Pen &aegrave; cette action en souligne les dangers et les limites. Cependant, il faut tout de suite reconnaître que la Confédération paysanne a rapidement changé de mode d’intervention et a clairement rejeté « l’anti-américanisme primaire sur le thème de la défense des produits du terroir ». La perspective de voir déboucher ses initiatives sur la campagne internationale, prévue du 12 au 17 octobre, contre la mainmise des sociétés transnationales sur toutes les activités humaines, est une excellente chose.

Ne pas se tromper de cible

Avant de revenir &aegrave; la question des moyens, il convient cependant de regarder de plus près l’identité de l’ennemi que l’on vise. ATTAC, dans son communiqué de soutien &aegrave; la Confédération paysanne, mentionne « l’Organisation mondiale du commerce (OMC), fidèle relais de Washington ». Mettons les choses &aegrave; plat : nous sommes ici pour des marchés organisés et contre le libre-échange généralisé, qui aboutit &aegrave; la liberté du renard dans le poulailler. Nous pensons donc que l’OMC, comme le FMI, est une de ces organisations internationales néfastes dans leur principe même, dont il faudrait mettre fin &aegrave; l’existence pour passer &aegrave; autre chose. Ce que nous préconisons est un nouvel ordre financier et monétaire international, un nouveau Bretton Woods, dans lequel l’argent aille au travail et &aegrave; la production, non aux spéculations financières. Pour parvenir &aegrave; le mettre en place, nous aurons besoin d’un changement de politique aux Etats-Unis mêmes ! C’est pourquoi nous refusons d’attaquer le peuple américain et les Etats-Unis en tant qu’Etat-nation. C’est aussi pourquoi nous soutenons la candidature de Lyndon LaRouche &aegrave; la présidence de ce pays : il vise les forces financières anglaises et américaines -l’oligarchie anglo-américaine - qui sont notre principal ennemi, et constitue actuellement une coalition politique permettant de vaincre cet ennemi. Dans ce contexte, nous sommes surpris que certains éléments d’ATTAC aient mis en garde leurs réseaux contre notre mouvement. Cette « rumeur d’Orléans » fait le jeu du système qu’ATTAC conteste, et un débat clair sur les enjeux du combat aux Etats-Unis nous ferait grandement progresser ensemble. Attaquer « Washington » sans autre forme de procès ramène - eh oui, encore une fois - aux discours de MM.

Mégret et Le Pen... Parlons maintenant des moyens. Nous sommes opposés &aegrave; une certaine « démagogie verte », pour qui toute forme d’action directe est bonne &aegrave; suivre et qui repose sur l’illusion d’un retour au passé. Il n’y a pas d’issue qui ramène au passé.

Le culte d’une France « paysanne » - au sens paternaliste du terme - me fait penser &aegrave; la France d’Henri Pourrat, l’écrivain favori de Vichy (étant auvergnat, j’en ai eu plein les oreilles). Ainsi, nous sommes convaincus que détruire les plantations expérimentales de riz transgénique du CIRAD ou les essais en champ menés par l’INRA pour examiner la possibilité de dissémination de gènes de colza modifiés sont des actes irresponsables, qui se trompent de cible. Monsanto, Novartis, les cartels de l’agro-alimentaire méritent d’être dénoncés et visés, non les expériences scientifiques menées pour mesurer les conséquences d’une découverte. Lorsqu’un écologiste extrémiste s’exprime dans le cadre de la liste de diffusion nature.fr en disant : « Je crois que l’heure est &aegrave; l’éco-terrorisme, le sabotage est la dernière arme que nous puissions utiliser contre ces monstres que sont les multinationales de l’agro-alimentaire.

Il va falloir sérieusement s’organiser, Kamarades », et que nous savons que celui qui parle est proche de Jean-Pierre Galland, défenseur de la consommation de haschisch et dirigeant du CIRC (Collectif d’information et de recherches cannabiques), nous disons « provocation ».

A qui profite les provocations ?

Comme nous disons « provocation » face aux méthodes de Greenpeace qui, au lieu, comme la Confédération paysanne, de recruter des citoyens &aegrave; des idées, travail qui requiert du temps et de la patience, préfère parler et agir en leur nom, en incitant quelques militants isolés &aegrave; mener des actions directes devant les caméras complaisantes des télévisions. Appeler des actions minoritaires de la « démocratie saine et vivante » est sans doute le sophisme le plus dangereux. Nous disons aussi « provocation » pour qualifier les émeutes qui ont eu lieu le 18 juin dans la Cité de Londres, contre des cibles légitimes - la réunion du G-8 &aegrave; Cologne et le LIFFE (1) - mais avec une violence gratuite qui a fourni aux autorités le prétexte pour mettre en place une « Operation Surety » anti-émeutes. Les services britanniques, en particulier, sont les experts dans la manipulation du cycle manifestation-provocation-répression. Pour conclure, réaffirmons que nous détestons les « deux poids deux mesures » et que les agriculteurs de Millau et leurs amis n’auraient jamais dû aller en prison, puisque les militants « paysans » qui ont envahi et dévasté le bureau de Dominique Voynet, les pêcheurs qui ont incendié le parlement de Bretagne ou les routiers ayant organisé des barrages bloquant la circulation n’y sont pas allés. Cependant, nous préférons des actions &aegrave; la Martin Luther King ou &aegrave; la Gandhi, qui revendiquent la loi en forçant l’autorité illégitime &aegrave; la faute, lui faisant perdre ainsi toute légitimité &aegrave; la face du monde. Nous espérons aller dans cette direction avec la Confédération paysanne, ATTAC et beaucoup d’autres en insistant sur un point : ce serait, pour eux, pour notre combat, se réduire &aegrave; l’impuissance que de ne pas considérer réellement et sérieusement ce qui se passe aux Etats-Unis.

1) Le LIFFE est le marché &aegrave; terme des instruments financiers anglais, l’équivalent de notre MATIF, centre mondial de spéculation sur les produits dérivés.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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