Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

18 novembre - S&P sur le terrain :
l’hebdo du 19 novembre Lire
16 novembre - Jacques Cheminade soutient les gilets jaunes (vidéo) Lire 16 novembre - L’Afrique, la Chine de demain ? Lire
AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Les analyses de Jacques Cheminade

L’accord scélérat sur l’assurance-chômage

Nous avons expliqué dans notre précédent numéro le caractère absolument inacceptable de l’accord sur l’assurance-chômage conclu par le MEDEF (patronat), la CFDT et la CFTC. Dans le projet de la future convention UNEDIC examinée le 29 juin, rien n’a changé sur le fond. Le chantage du MEDEF reste le même : système obligatoire (à partir du 1er janvier 2001, tous les nouveaux chômeurs n’auront d’autre choix que de souscrire au PARE) ; sanctions en quatre temps en cas de refus d’emploi, allant jusqu’à la suspension ou la suppression des allocations, basées sur des critères volontairement vagues ; lien « indissociable » entre l’accord sur l’assurance chômage lui-même et la mise en œuvre de nouveaux contrats à durée déterminée de dix-huit mois à cinq ans, créateurs de précarité, contraires à la loi et bafouant la jurisprudence de la Cour de cassation.

Le tout est à prendre ou à laisser ; c’est la « méthode Kessler », brute de coffrage. Même François Roche, dans son éditorial de la très patronale Expansion (22 juin-5 juillet), admet que « les syndicats ont négocié sous la pression du MEDEF, voire ses menaces... »

Un seul élément nouveau

Le seul élément nouveau, dans le texte du 29 juin, concerne la clarification des rôles entre l’UNEDIC et l’ANPE d’une part, l’UNEDIC et l’Etat de l’autre. L’ASSEDIC, régime privé, conclue un PARE avec chaque demandeur d’emploi et contrôle le dispositif, alors que l’ANPE propose des postes ou une formation. Quant à la « mise en œuvre de ces dispositions » (y compris les sanctions prévues), elle devra faire l’objet d’une convention entre l’UNEDIC et l’Etat « garant de l’égalité de traitement entre les demandeurs d’emploi ». La ficelle est grosse : on ne change rien mais on « mouille » l’ANPE et l’Etat en prétendant hypocritement « ne pas instaurer un système à double vitesse », comme l’a déclaré le très complaisant négociateur de la CFTC, Michel Coquillion.

Martine Aubry, dans un premier temps, s’est bornée à gagner du temps. Elle a transmis au Conseil d’Etat un projet de décret visant à proroger l’actuelle convention, qui expire le 30 juin, ce décret devenant caduc dès qu’un nouveau texte sera agréé. Les syndicats non signataires, CGT, FO et CGC ont formulé des contre-propositions visant à rendre le régime facultatif, à prévoir une période-test de trois ans et à disposer que les sanctions, s’il devait y en avoir, soient « décidées par la puissance publique ».

Nous considérons que rentrer dans cette logique est dangereux. On ne peut en effet négocier sur un terrain miné par l’adversaire. Un exemple : le texte du MEDEF explique que les propositions d’emploi qui seront faites au chômeur dans le cadre du PARE « correspondront à ses compétences professionnelles ». Mais à terme, l’intéressé devra répondre « à toute action de formation, de reconversion, de qualification ». Or rien n’existe pour assurer sérieusement ces services. Aucun gouvernement n’a eu le courage d’entamer la réforme de notre système de formation permanente. Il est reconnu par tous que les moyens de l’ANPE sont insuffisants.

Enfin, en ce qui concerne les sanctions, comment vérifier que l’offre a bien été refusée par le demandeur d’emploi ? Par facilité ou pour des raisons de discrimination raciale, les employeurs répondent souvent à l’ANPE que personne ne s’est présenté au poste, alors que le chômeur y est allé. Qui peut vérifier cela avec les moyens actuels ? Personne. D’autant plus que le rôle des agents de l’ANPE n’est pas de se transformer en gendarmes de l’ordre social.

Quatre bonnes raisons pour l’Etat

L’Etat, en tous cas, a quatre bonnes raisons de rejeter le dispositif du MEDEF et de prendre en main les choses, c’est-à-dire l’UNEDIC. M. Jospin avait bien déclaré, suivant Le Canard enchaîné, « n’être pas venu au gouvernement pour modifier les relations sociales dans la logique du MEDEF ».

Première raison : les syndicats qui ont signé ne rassemblent que moins du tiers des syndiqués ou des voix aux élections des comités d’entreprise. Or Mme Notat elle-même a proposé que « la validité d’un accord repose sur la signature d’un ou plusieurs syndicats représentant au moins 50% des salariés ».

Deuxième raison : les pouvoirs publics, l’accord MEDEF-CFDT-CFTC formant « un tout indissociable », n’ont en principe pas d’autre choix que de prendre l’accord en bloc ou de le rejeter. Or cette « indivisibilité » est également inacceptable, comme l’ont bien montré, dans Le Monde du 29 juin, MM. François Gaudu et Pierre Rodière. L’article 4, en particulier, sur les contrats de 18 mois à 5 ans, est nul et « il y a donc de bonnes raisons de douter de la validité de la clause qui rend indivisibles ses stipulations et celles des clauses licites de l’accord ».

Troisième raison, soulignée par Laurent Fabius ; l’accord vide les caisses de l’UNEDIC pour allouer en trois ans 48 miliards supplémentaires aux chômeurs complaisants, 35 milliards d’allègements de cotisations aux salariés et 36 milliards aux entreprises ; ce faisant, il ferme la porte à une prise en charge par l’UNEDIC des quelque 20 milliards de retraites aux chômeurs actuellement financées par l’Etat, qu’il spolie.

Quatrième raison, qui est essentielle : l’Etat ne peut en aucun cas se permettre de couvrir un recul du droit social. Ce serait contraire à l’esprit et à la lettre du préambule de notre Constitution de 1946, repris dans celle de 1958.

D’autant plus que si « la croissance s’essouffle », les créations d’emploi ne seront plus au rendez-vous, et tout le système du MEDEF deviendra absurde. Le MEDEF a d’ailleurs cyniquement prévu de retirer ses billes si « l’équilibre financier [du dispositif] (...) n’est pas respecté durant toute la durée [de son] application ».

Au lieu de se soucier des élucubrations de M. Kessler, la priorité est de prévoir ce qu’on fera - politiquement et socialement - pour défendre les emplois de l’économie réelle contre l’effondrement du système financier et monétaire international.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard