Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Les analyses de Jacques Cheminade

L’arnaque des banques : une conséquence du système économique actuel

L’arnaque à laquelle se livrent les six grands réseaux bancaires français - BNP-Paribas, groupe Banque populaire, groupe Caisse d’épargne, Crédit agricole-Crédit lyonnais, Crédit mutuel, Société générale - sur la gestion des crédits et des comptes de particuliers, c’est-à-dire à l’encontre de vous et moi, vient d’être confirmée par une enquête d’UFC-Que choisir (octobre 2004). Il ne s’agit pas d’un scandale propre à ces établissements. C’est bien plus grave : leur gestion n’est que le reflet de la manière dont opère le système économique actuel. En effet, ces banques pillent les petits et réalisent à leurs dépens des marges bénéficiaires énormes (progrès de 30 à 50% au cours du premier semestre 2004), alors qu’elles-mêmes spéculent sur les marchés financiers internationaux avec le produit de ce pillage et offrent aux gros clients des conditions « étudiées « bien plus favorables ! Elles fournissent ainsi de moins en moins d’énergie à l’économie sous forme de crédits productifs et ne prêtent qu’à ceux qui disposent déjà de fonds ou de patrimoines importants.

Qu’est-ce qu’une banque ?

Une banque, normalement, dans une économie en croissance physique et humaine comme celle de l’après-guerre, créait de la monnaie en fournissant du crédit à l’économie, sous la tutelle étroite de la Banque de France. Ainsi, le crédit pouvait être dirigé en fonction d’un projet national, coordonné avec les projets d’autres pays. Les banques gardaient également l’argent.

Aujourd’hui, elles ne gardent plus l’argent (90% des transactions des Français sont effectuées sous forme de mouvement de cartes bancaires ou de chèques) et n’alimentent plus la croissance réelle des entreprises. Alors, que sont-elles devenues et que font-elles ? Elles sont devenues privées, et elles battent monnaie hors de tout contrôle politique national, sous contrôle de la Banque centrale européenne (BCE), qui applique la politique financière malthusienne dominante. M. Jean-Claude Trichet, ex-membre du PSU et haut fonctionnaire volontariste, devenu président de la BCE et monétariste malthusien, est un exemple concret de cette conversion.

Que font aujourd’hui les banques ?

La BCE dit que l’argent doit être rare et cher. Les banques prêtent donc ce bien précieux aux riches, qui présentent moins de risques de défaillances que les pauvres.

Elles écartent les très pauvres du système : selon les estimations des travailleurs sociaux et des associations de lutte contre l’exclusion, la France compterait aujourd’hui au moins six millions d’« oubliés du système bancaire ». Puis elles s’efforcent de tirer le maximum des moins pauvres et des classes moyennes. Comment ? En inventant des frais payants qu’elles baptisent « nouveaux services » et en salant ceux qui existent déjà. C’est l’arnaque dont parle Que choisir.

Les banques ont ainsi trouvé cent quatre-vingts motifs de facturation, alors qu’il y a quinze ans, on pouvait compter ces services sur les doigts des deux mains ! Pour taxer ces opérations, elles ont eu recours à l’informatisation. Grâce aux ordinateurs, elles ont obtenu que le client fasse l’ancien boulot du guichetier, qu’en plus il paye pour ça et que le guichetier soit viré. Dans les manuels de gestion, cela s’appelle « modernisation ».

Catalogue des rackets

UFC-Que choisir a établi les marges bénéficiaires de sept grandes banques sur trois services parmi les plus usuels : virements, prélèvements et retraits d’argent dans les distributeurs automatiques de billets.

La mise en place d’un prélèvement est gratuite pour le client, mais elle est facturée aux bénéficiaires (opérateurs télécoms, assureurs...) s’ils sont privés. Leur marge moyenne tourne autour de 65 à 70% par prélèvement ! Cependant, les banques vont encore plus loin et tentent désormais de tarifer ce service aux particuliers.

La mise en place d’un virement permanent est facturée par trois établissements et tous prélèvent un euro lors de la réalisation de l’opération. Cependant, en ajoutant à ces prix facturés les revenus indirects générés par un virement (placements financiers de la banque) et en intégrant les coûts commerciaux, la marge dégagée devient énorme. Pour un virement occasionnel au guichet, les frais sont de 2 euros, avec 60% de marge bénéficiaire pour la banque !

Quant aux automates DAB, la majorité des banques facture 1 euro chaque retrait « déplacé » (c’est-à-dire effectué sur un automate d’un réseau concurrent), suivant la BNP qui a ouvert la voie en 1996. La tarification est assortie d’une franchise autorisant un nombre de retraits limités par mois, mais plus il s’agit d’une carte haut de gamme, plus la franchise est importante, suivant le principe généralement appliqué de faire payer les moins pourvus. Résultat : une marge bénéficiaire d’environ 35 % sur chaque opération (11% pour La Poste, qui est - pour combien de temps encore ? - la dame patronnesse du système). Il est vrai que si vous demandez de l’argent liquide au guichet, ce sera pire : le Crédit lyonnais prélève 7,50 euros pour chaque retrait !

Cependant, prélèvements, virements et retraits dans un DAB ne sont qu’un aspect du scandale. La cotisation annuelle pour une carte bancaire est particulièrement élevée en France, en moyenne deux fois plus chère qu’en Allemagne. Et le coût d’un changement de banque assomme le client : l’UFC a évalué le coût de clôture à 335 euros en moyenne (frais de clôture, transfert de plan d’épargne logement, transfert d’actions et d’obligations, etc.).

Résultat de ces rackets : selon l’Institut national de la consommation, le coût d’utilisation d’un compte de dépôt à vue a augmenté de 129% en 18 ans (trois fois plus que l’indice général des prix à la consommation). Globalement, les clients vaches à lait ont ainsi permis aux banques d’atteindre en moyenne des marges supérieures à 90% !

Que faire ?

L’on ne peut, dans le système actuel, pas faire grand-chose individuellement. D’abord, le coût d’un changement de banque est, nous l’avons vu, très élevé. Ensuite, toutes les banques pratiquent de plus en plus des tarifs analogues et ont manifestement conclu un « pacte de non agression commerciale sur le prix des services », selon M. Alain Bazot, président de l’UFC-Que choisir. Enfin, si l’on est parmi les plus pauvres, l’exclusion du service est totale.

Collectivement, Que choisir entend agir sur plusieurs fronts et propose une couverture bancaire universelle gratuite (CBU) de la même manière que la CMU a été généralisée pour permettre à tous l’accès aux soins médicaux. Il propose aussi une normalisation dans la présentation des frais bancaires, afin que les comparaisons soient possibles entre établissements, une diminution des marges excessives et la suppression des barrières au changement de banque afin qu’une concurrence puisse jouer.

Cependant, pour utiles qu’elles soient, toutes ces propositions se situent dans le cadre du « marché » actuel : lutte de tous contre tous et loi du plus fort. Dans ce cadre, il est logique que les pauvres et les très pauvres soient exclus, les moins pauvres et les classes moyennes rackettés et les plus riches servis par la rente financière. C’est le système qui ainsi court à sa perte, en détruisant la substance économique et physique sur laquelle il repose et en pénalisant l’industrie et le travail humain.

Les banques ne pourront redevenir de vraies banques, alimentant l’économie, que si une volonté politique redonne le la du bien commun, à partir d’une banque nationale.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard