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Les analyses de Jacques Cheminade

La chute de la maison Vivendi

La démission de Jean-Marie Messier et la chute de la maison Vivendi ne doivent pas être vues seulement comme la fin d’une aventure personnelle irresponsable mais plus encore comme le symptôme français de l’effondrement du système financier mondial mis en place au cours de ces trente dernières années. Le tort propre à J2M a été de se croire une grenouille qui, en reniant ses bases nationales, pourrait devenir aussi grosse que les boeufs américains. Par delà ce nouvel avatar de Jean-Marie Haberer, l’ex-président du Crédit lyonnais, atteint lui aussi par la folie des grandeurs, c’est toute la fine fleur du capitalisme financier français présente au sein du conseil d’administration de Vivendi Universal (VU) qui est, une fois de plus, responsable et coupable. Il ne s’est pas trouvé un seul de ces hommes - MM. Viénot, Arnault, Beffa, Tchuruk, Thomas et consorts - pour intervenir quand il en était encore temps. Tout au plus, avec M. Arnault en queue de peloton, certains ont quitté en désordre le navire avant l’épilogue. Quant aux Américains - il s’agit en fait du clan Bronfman et d’Hollywood - qui ont plumé les « Français « et cherchent à racheter à bas prix ce que Messier leur avait acheté très cher, ils n’échapperont pas, eux non plus, à leur destin avec l’effondrement du système, même s’il sont fait à court terme un joli coup de poker.

Résumons la situation en quelques mots : se servant de la banche eau-propreté (Vivendi Environnement, VE) française comme d’une vache à lait et d’un réceptacle à dettes, J2M a dépensé plus de 100 milliards d’euros pour monter en moins de 5 ans une « empire » virtuel des « loisirs culturels » (VU, réunissant les moyens de diffusion et le contenu - cinéma, musique, jeux vidéo - de la communication). Avec le krach de mars-juin 2000, une grande partie de cet empire est partie en fumée en 19 mois : 34 milliards d’euros de dettes nettes au minimum, plus de 70 milliards d’euros de dettes brutes (créances non déduites) et 72 milliards d’euros de pertes en valeur boursière. Celui qui s’est comporté en banquier d’affaires aventureux et se proclamait au départ « créateur de valeur » s’est retrouvé à l’arrivée boucher des actionnaires. Pire encore, les quelque 380 000 collaborateurs de VU présents dans plus de 100 pays peuvent craindre les conséquences d’un démantèlement inéluctable. Le lundi 1er juillet, l’agence américaine Moody’s abaissait la note de VU au rang d’ « obligation pourrie ».

Terrible gâchis ! Pour tenter de faire face, l’establishment financier français, qui applaudissait hier un Messier balladurien puis au mieux avec quelques éminences socialistes, tente aujourd’hui en catastrophe de reprendre le gouvernail avec un cap chiraquien. Ainsi, ce sont des représentants du giscardo-chiraquisme qui ont été appelés à remplacer Messier : Claude Bébéar, patron de l’assureur Axa, à la tête d’un comité financier, et Henri Lachmann, PDG de Schneider Elctric, à la tête d’un comité stratégique, ont promu leur « camarade polytechnicien » Jean-René Fourtou, avec l’aide du très vieil ami de Jacques Chirac, Jacques Friedman. Ils ont demandé immédiatement un nouvel audit du groupe, confié à une « expertise indépendante », et se sont vu accorder le soutien des banques françaises par la bouche de Michel Pébereau, le PDG de BNP-Paribas, qui a déclaré : « Il n’y a pas de crise de solvabilité chez Vivendi » et a promis plusieurs milliards de francs en crédits de trésorerie. Le titre est dès lors remonté en Bourse les 4 et 5 juillet.

La situation est-elle pour autant sous contrôle ? Pas du tout. En effet, un proche du dossier a bien vu que « dans l’état actuel de la trésorerie et des affaires en général, le successeur de Messier n’a pas d’autre solution que la vente des activités l’une après l’autre ». Or qui est Jean-René Fourtou ? Le dépeceur de Rhône-Poulenc. C’est en effet sous sa houlette que les 80 000 salariés de Rhône-Poulenc en 1986 ne sont plus aujourd’hui que 17 000 chez Aventis Pharma. Il a été engagé pour faire le même « sale boulot » chez VU.

« Français » et « Américains » passeraient un accord pour faire le ménage. Dans une première hupothèse, privilégiée par Bébéar, les « Français » garderaient Vivendi Environnement et Cegetel (que nos bons Français s’arrangeraient pour faire renflouer par le contribuable), Canal + tomberait entre les mains de Lagardère ou de TF1 et le groupe revendrait à prix cassés aux « Américains » ses activitrés d’outre-Atlantique (Studios Universal, Universal Music, USA Netwoorks). Dans une seconde hypothèse, les « Français » vendraient Cegetel au britannique Vodafone, VE resterait français grâce à un groupe emmené par la Caisse des dépôts (en partie aux frais du contribuable) et les gros morceaux d’outre-Atlantique seraient autant que possible conservés pour espérer les vendre plus cher plus tard. Résultat : la « révolution des communications » a dévoré ses propres enfants, et c’est tout bénéfice pour les « Britanniques » et les « Américains ».

Mais quels Américains ? C’est ici qu’il faut bien voir ce que représentent les intérêts Bronfman. Il s’agit d’un des centres de la « nouvelle économie » et de l’oligarchie anglo-américaine. Les Bronfman, qui ont fait fortune dans la contrebande d’alcool et dont le patriarche préside le Congrès juif mondial, constituent un « pont » entre « l’élite » protestante anglo-américaine et certains intérêts financiers israéliens. Leurs méthodes en affaires sont celles de Sharon en politique : menaces, coups de bélier, arrogance et manipulations. Ils ont ainsi eu recours aux « hedge funds » - les fonds hyper-spéculatifs - pour faire baisser le titre VU et racheter à bas prix, tout en exerçant un chantage continu. Le Figaro économie du 3 juillet rapporte ainsi que « victime d’un chantage d’un membre de la famille (Bronfman, ndr), Messier parvint à lui échapper mais la DST a dû s’en mêler ». Messier lui-même n’est pas totalement « parano » lorsque dans Le Point du 5 juillet, il répond à la question : « A part lui (Claude Bébéar), qui mène la cabale contre vous ? - Je pense à ceux qui n’ont jamais accepté la fusion et qui utilisent des méthodes de bootlegger (trafiquants d’alcool, ndlr). Charles Bronfmann, pour ne pas le citer. »

Dénoncer cette manoeuvre, dit-on aux Etats-Unis, serait faire preuve « d’antisémitisme français ». Nous pensons au contraire que le « clan Bronfman » n’a rien, mais absolument rien à voir avec les principes du judaïsme ni avec les intérêts légitimes de l’Etat d’Israël. Il s’agit d’un des éléments du dispositif anglo-américain que nous combattons dans le monde, car il mène le monde à sa perte.

En effet, le « clan Bronfman » et leurs alliés opèrent dans un climat qui détruit les institutions et les marchés sur lesquels ils sont eux-mêmes « assis ». Le feu d’artifice permanent de trucage des comptes, de fusions, d’acquisitions et de fusions stratégiques est en train de mettre le feu à toute la maison et de provoquer, aux Etats-Unis mêmes, une réaction militaro-policière totalitaire.

La principale leçon à tirer de la chute de VU est donc qu’on ne peut survivre en empruntant les méthodes de l’ennemi et en négociant avec lui, mais, dans la crise que nous vivons, en le combattant et en proposant un contre-projet. Chez nous, il est temps de ne plus croire que le chemin qui mène à la prospérité passe par la dérégulation, les privatisations, les fonds de pension, les stock-options et des fusions-acquisitions à marche forcée. L’illusion s’est effondrée ; M. Bébéar, Fourtou, Lachmann, Chirac, Fabius ou Raffarin n’y peuvent rien, c’est une autre pièce qui se joue désormais. Le premier acte doit en être la nationalisation de Vivendi Environnement.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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