Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

16 novembre - Jacques Cheminade soutient les gilets jaunes (vidéo) Lire 16 novembre - L’Afrique, la Chine de demain ? Lire 16 novembre - Sacha Lin-Jung : L’amitié France-Chine et les Nouvelles Routes de la soie Lire
AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Brèves

LaRouche à Rome : protégeons la souveraineté des peuples contre la finance folle !

par Claudio Celani

Invités par des parlementaires italiens à Rome du 16 au 18 juin, Lyndon et Helga LaRouche ont eu un emploi de temps bien rempli, enchaînant discussions et rencontres politiques. A l’occasion d’une audition à la commission des Finances de la Chambre des députés, puis d’une discussion avec des membres de la même commission du Sénat, M. LaRouche a pu s’exprimer devant les élus italiens représentant l’ensemble du spectre politique.

20 juin 2009 (Nouvelle Solidarité) — Le 17 juin à la Chambre, l’économiste américain fut présenté par le président de la Commission, Gianfranco Conte, qui connaît depuis des années ses analyses et son action. « Voici l’économiste qui a prévu la crise financière, alors que tous les autres ont fait défaut », déclara-t-il. A la fin de son exposé, les treize députés présents ont posé tour à tour des questions à Lyndon LaRouche, engageant un débat de très haut niveau sur la crise systémique actuelle et les moyens de la surmonter.

« Ce que je vais vous dire ne concerne pas forcément des sujets sur lesquels vous allez prendre des mesures immédiates, sur le plan législatif », annonça LaRouche d’entrée de jeu. « Mais je pense que tous ces éléments sont à prendre en compte dans votre travail. »

Nous assistons actuellement à la désintégration de tout le système financier et monétaire, et face à ce problème, le gouvernement américain est une catastrophe. A tout moment, nous pourrions voir s’effondrer des nations entières, comme cela se passe actuellement en Californie, où il n’y a plus d’argent pour faire fonctionner le gouvernement et les services publics. Quant à l’Europe, elle est impuissante dans cette crise, du fait que le système de l’euro (Maastricht, Nice, Lisbonne, etc.) empêche les pays membres d’adopter les mesures nécessaires.

L’unique solution, insista LaRouche, c’est de mettre en oeuvre une procédure ordonnée de banqueroute organisée de tout le système. Pour ce qui est des Etats-Unis, le droit américain prévoit la mise en redressement judiciaire du système, ce qui permettrait de protéger les actifs relatifs à l’activité de l’économie réelle et à la vie des collectivités, ainsi que les salaires, les retraites, etc., tout en gelant ou annulant le reste.

Reste à savoir s’il existe la volonté politique de le faire. Un groupe de nations, rassemblant les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l’Inde, aurait le pouvoir de le faire, s’il en décidait ainsi, mais cette option se heurte pour le moment à de difficultés politiques.

Aux Etats-Unis, par exemple, poursuivit LaRouche, nous avons un Président cinglé, qui renfloue à tour de bras les spéculateurs, tout en cherchant à imposer une réforme de la santé qui est l’équivalent du programme d’euthanasie (Tiergarten 4) d’Hitler en 1939. « Je sais que les médias européens ne présentent pas la véritable nature du plan d’Obama en matière de santé », qu’il entreprit alors de présenter dans les grandes lignes.

Cet aspect des choses choqua particulièrement les élus, qui demandèrent des éclaircissements par la suite, car « on nous dit que le président Obama veut étendre l’assurance médicale à tous les Américains, et non la réduire ». Il va peut-être augmenter le nombre d’Américains assurés, précisa l’économiste, mais chacun sera moins bien soigné, en particulier les personnes les plus vulnérables.

Les autres questions portaient sur le système de l’euro, la crise du dollar, l’« économie verte » comme remède, et on lui demanda même « pourquoi a-t-on laisser Lehman Brothers faire faillite » ? Un membre de l’opposition remercia LaRouche pour avoir qualifié de « catastrophique » la politique du gouvernement Obama, tout en lui proposant de rencontrer le Premier ministre italien pour le lui expliquer, puisque M. Berlusconi prêche lui aussi l’« optimisme ». Un membre de la coalition au pouvoir critiqua à son tour le « système de ces dernières décennies » et appela à une politique protectionniste : « Quelle est donc l’alternative aux délocalisations industrielles » ?

Un autre député évoqua les règles à appliquer pour bien équilibrer le rapport entre le système financier international et les gouvernements nationaux, tandis que l’un de ses collègues se disait « fortement impressionné » par la justesse des prévisions de LaRouche sur le cataclysme à venir, tout en soutenant une alliance entre les Etats-Unis et le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) pour instaurer un nouveau système monétaire.

Après cette première série de questions, LaRouche se pencha sur les concepts fondamentaux ayant motivé certaines de ces interrogations, en expliquant sa propre méthode de prévision économique. Pour sa part, il ne prévoit jamais d’événements à court terme ou sur la base de statistiques, mais plutôt les conditions générales qui résulteront à long terme d’une politique ou de sa non application.

Le problème européen

Aujourd’hui, nous avons un processus déflationniste au niveau de l’économie physique et un processus hyperinflationniste dans l’économie financière, en raison des plans de sauvetage en faveur d’entités en banqueroute, aux Etats-Unis comme en Europe. Tout le système est en faillite à cause de cette économie de casino, martela LaRouche. Or, « lorsqu’un joueur invétéré fait faillite, on ne le renfloue pas, on l’envoie chez le psychiatre ».

Au lieu de sauver l’industrie et l’infrastructure, nous avons pris, au cours des dernières décennies, la mauvaise direction. Nous avons adopté un système quasi-impérial dirigé par une alliance anglo-américaine. Mais ce système repose sur l’économie américaine et sur le dollar ; par conséquent, la chute de la monnaie américaine déclencherait une réaction en chaîne incontrôlable à l’échelle internationale.

L’invité américain insista surtout sur l’importance de la souveraineté nationale, une question délicate pour les Européens qui croient au système supranational de l’Union européenne. « Nous devons décider des valeurs du nouveau système. Chaque culture doit avoir sa propre souveraineté. Nous ne voulons de la Tour de Babel que d’aucuns appellent la mondialisation ». Il nous faut « des Etats-nations parfaitement souverains comme unité d’organisation de la société, pour amener les gens à un niveau culturel supérieur ».

L’un des pires maux que l’Europe ait connus dans l’après-guerre, expliqua LaRouche, est la disparition de la culture classique. Il ne peut y avoir de progrès scientifique en l’absence de culture classique, parce que la culture est la source d’inspiration de la créativité en science (« parfait ! » s’exclama alors un membre de la Commission). Nous devons protéger cette culture dans le cadre de l’institution de l’Etat-nation, pour réaliser pleinement l’intention des traités de Westphalie de 1648. « Nous avons déjà connu une Europe sans Etats-nations, et c’était l’Europe médiévale ! »

Lyndon LaRouche fut chaleureusement applaudi par l’ensemble des députés, et personnellement remercié par bon nombre d’entre eux. L’un des assistants parlementaires nous confia qu’il considérait cette réunion comme un grand succès, tant par le nombre de participants que par le niveau du débat. « On trouve très rarement, fit-il remarquer, un homme politique qui soit aussi franc et ne joue pas la comédie habituelle. »

M. et Mme LaRouche ont également tenu une réunion le 18 juin avec le président de la commission des Finances du Sénat, Mario Baldassarri, et des membres de la Commission. La transcription du dialogue sera mise sur le site du Sénat et envoyé aux médias.

Cette discussion portait essentiellement sur la manière de « remplacer l’oligarchie financière par le pouvoir des gouvernements », comme le résuma succinctement le sénateur Baldassarri, et sur la question de savoir pourquoi cette oligarchie ne voit pas que sa politique mène à la ruine, y compris la sienne. LaRouche expliqua alors la différence entre cet aveuglement et le rôle de la culture dans la transformation des décisions politiques. A cette occasion, comme dans toutes les autres, LaRouche insista sur la différence entre système monétaire et système de crédit.

Outre les rencontres privées, Lyndon et Helga LaRouche ont aussi rencontré un groupe de sénateurs autour d’Oskar Peterlini, qui avait lancé le débat sur un « Nouveau Bretton Woods » au Sénat en 2005, et à nouveau en février dernier, pour prévoir de nouvelles initiatives.


A lire :


Un message, un commentaire ?


form pet message commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard