X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Brèves

LaRouche avertit l’Europe : ne faites pas comme les Etats-Unis, sanctionnez les spéculateurs

10 février 2010 (Nouvelle Solidarité) - A la veille du Sommet extraordinaire de l’Union européenne, le 11 février, convoqué pour faire face à la crise financière exceptionnelle qui secoue l’ensemble de la zone euro, l’économiste Lyndon LaRouche, dont les prévisions se sont avérées exactes, a mis les dirigeants européens en garde : « ne répétez pas l’erreur qu’ont faite les Etats-Unis en renflouant Wall Street. Si vous faites cela, vous aller couler l’Europe, qui est plus vulnérable même que les Etats-Unis. Ce sont les spéculateurs de haut vol, comme la Banco Santander d’Espagne, contrôlé depuis Londres, qui devront subir la sanction. Toute autre alternative ne ferait que reproduire en Europe une forme bien pire de la crise que celle que nous avons expérimentée aux Etats-Unis. »

Dans les heures qui ont précédé le Sommet européen de Bruxelles, des personnalités importantes ont lancé des appels publics en faveur de « dictatures » et même d’ « empires ». Selon le London Independent, le président européen Herman Van Rompuy aurait adressé une lettre aux participants du Sommet, contenant des annexes secrètes demandant que tous les Etats membres, et non seulement la Grèce, soient mis sous la tutelle supranationale de l’Union européenne. L’Independent cite une source européenne qui propose sans détour : « Ce dont nous avons besoin est le même type de mécanisme que nous venons d’imposer à la Grèce afin de surveiller les pays de la zone Euro. L’idée est de mettre toutes les économies européennes sous surveillance. Vous pouvez vous attendre à ce que des décisions importantes soient prises cette semaine. »

En même temps, Alberto Giovannini, un conseiller de l’Union européenne qui a dirigé le groupe de transition entre les monnaies nationales et l’Euro, est cité aujourd’hui dans le
quotidien financier italien Il Sole 24 Ore, déclarant, sans aucune gêne, par rapport à cette situation, que « l’histoire nous apprend que les empires sont plus efficients et atteignent une plus grande prospérité parce que le modèle impérial, avec sa géographie étendue, est le plus réussi. »

Bien que beaucoup de l’attention se concentre, à tort, sur la situation de la Grèce, affirme LaRouche, l’épicentre de la crise européenne n’est pas la Grèce, mais l’Espagne, et la Banco Santander. Par exemple, bien que l’exposition totale des banques allemandes dans la zone euro soit de 540 milliards d’euros, l’exposition aux obligations de l’Etat grec n’est que de 43 milliards, c’est-à-dire 8% du total. L’Espagne, par contre, représente 240 milliards d’euros, c’est-à-dire 44% du total.

« L’Espagne est le problème » affirme LaRouche aujourd’hui, « et le cœur du problème est Santander. C’est un problème chronique et un problème auquel on ne peut pas remédier par un simple renflouement. Il faut effacer les créances d’institutions telles que Banco Santander (…) Les chiffres tronqués de Santander sur sa situation au Brésil, au Royaume Uni et en Espagne, montrent que cet établissement devrait accepter une dépréciation massive de ses avoirs douteux, parce qu’ils n’ont plus aucune valeur. On ne peut pas couler toute l’Europe pour sauver Santander et ses associés du cartel bancaire Inter-Alpha, dans lequel figurent ceux qui tiennent Santander, c’est-à-dire la Royal Bank of Scotland (RBS) sous contrôle de la famille royale britannique ».

« Les chiffres de tout le système du cartel Inter-Alpha dépendent des taux de pillage scandaleux imposés au Brésil qui ne pourront jamais être honorés. C’est pourquoi s’impose la dépréciation des avoirs de Santander et de ceux imbriqués dans le cartel Inter-Alpha ».

LaRouche, dont la compétence n’est plus à démontrer, a mis en garde : « Il faut reprendre le contrôle de la situation ; les choses échappent à tout contrôle. Le cas des Etats-Unis démontre que les renflouements ne marchent pas. Ce sont les spéculateurs de haut vol qui doivent mordre la poussière. Ne commettez pas la même erreur qu’on a faite aux Etats-Unis en renflouant Wall Street. L’Europe ne s’en remettrait pas. Ce sont les spéculateurs de haut vol qui doivent être sanctionnés. Cela ne résoudra pas le problème, mais c’est une façon de le gérer efficacement. »


A lire : Pour un Glass-Steagall global

Vidéo : L’inéluctable chute de la maison €uro


Voir les 3 commentaires

  • ? • 12/02/2010 - 22:42

    Ok mais comment ? que va faire le citoyen lambda contre les spéculateurs ... ?
    en tous cas un conseil à S&P que je respecte et pour lesquels j’ai des tendances très sympathisantes, alliez vous à la mouvance de Alain Soral "égalité et réconciliation" plus on sera, mieux on défendra nos intérêts et je pense qu’ils sont bien compris n’est-ce pas,même au prix de nombreux débats et de piqûre de rappel... visons ce qui nous rassemble, plutôt de nous affaiblir en visant ce qui nous divise ... l’heure est trop grave !

    Répondre à ce message

  • Hibernale • 11/02/2010 - 08:21

    Bonjour,

    il est effectivement plus que probable que la situation de l’Espagne decrit mieux la situation des ’Etats’ de la zone euro.
    Avec tres peu de regulation et comme le dit si bien Lyndon des financements douteux, voir mafieux, l’economie espagnole est passe sous un nouveau type de controle.
    Est-ce aux autres ’Etats’de l’Union de renflouer ? Qui renflouera l’Allemagne ou la France lorsque ces dernieres en auront besoin et a quel prix ?
    On entre dans une phase du jeu du massacre ou la permeabilite de l’economie ouvre acces au controle total.

    • libertad • 11/02/2010 - 13:40

      on passe malheureusement sous silence un autre type de dérégulation qui s’inscrit tout aussi bien dans ce que sera le fascisme de ce siecle : les multinationales du secteur agro-alimentaire , monsanto en tete , avancent a petit pas pour nous imposer leur dictature alimentaire .
      la seule liberté qui nous reste est le BOYCOTT rendu de+en+ difficile par les acquisitions/fusion / filiales des ces grands groupes dont l’identité réelle est de +en+ dure a définir , rendant impossible toute possibilité de réel choix : viendra un jour ou l’on se réveillera et ou l’on ne pourra plus choisir car ce choix alternatif de conso sera rendu impossible par la main mise de ces pieuvres .
      la crise économique et ses banksters ok .. mais quid des ces firmes multinationales tapies dans l’ombre de l’omc avec l’accord de nos dirigeants corrompus ?
      j’aimerais monsieur Cheminade que votre analyse ne s’arrête pas a la seule économie financière ( que je suis avec un réel intérêt depuis 2 ans ) mais se porte aussi sur d’autres voyous tout aussi dangereux qui agissent en corrompant les élus , manipulant les études scientifiques au detriment de notre santé .
      si le fascisme financier est clairement identifié , le fascisme de l’agro alimentaire est tapi derrière prêt a nous priver de notre souveraineté alimentaire.
      a défaut de vous entendre à ce sujet je vais finir par penser que ça ne vous intéresse pas ... .. . no comment

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard