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LaRouche en dialogue avec l’équipe de transition d’Obama

19 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) – Le 22 janvier, deux jours après l’entrée en fonction de la nouvelle Présidence américaine, se tiendra la conférence internet de Lyndon LaRouche, prévue de longue date. Mais à la demande de ses amis et sympathisants dans les institutions, M. LaRouche s’est également exprimé sur internet le 16 janvier, avant l’investiture de Barack Obama, afin de clarifier les enjeux stratégiques et économiques face auxquels la nouvelle Présidence va devoir prendre des décisions déterminantes. Lors de la période de questions-réponses, qui a duré deux heures, LaRouche a répondu aux questions de membres de l’équipe de transition d’Obama et de membres des institutions de la Présidence.

Nous publions ici un extrait de sa réponse à un groupe d’institutionnels qui ne soutenait pas la candidature Obama, mais qui se disent optimistes après qu’ait été formée la nouvelle administration :

« J’ai souligné depuis longtemps, et particulièrement depuis que se forme la nouvelle Présidence, que nous devons considérer notre rôle dans les institutions d’un point de vue supérieur aux bavardages de la presse et des talk-show du dimanche. Historiquement, les Etats-Unis sont un pays unique, mais très peu de gens le comprennent. (…) Plus ils sont instruits, moins ils peuvent comprendre l’histoire et se laissent distraire par d’autres préoccupations. Mais le fait est que les Etats-Unis sont le produit d’un progrès dans la civilisation européenne, dont les racines se trouvent essentiellement dans le Concile de Florence, au milieu du XIVe siècle, qui a donné naissance à la conception moderne d’Etat-nation et de science physique associée au travaux du Cardinal Nicolas de Cuse. (…) Avec les guerres de religions entre 1492 et 1648, la vieille Europe a repris le dessus sur cette jeune Europe. (…) Face à cette corruption de l’Europe, les regards se sont portés au-delà des océans. (…) Entre 1620 et 1640, mes ancêtres sont finalement arrivés dans la baie du Massachusetts, inspirés par l’idée de république. (…) Même après la fin des guerres de religions, la situation de l’Europe ne s’est pas arrangée et a dégénérée. Il y a eu une brève Renaissance après 1648, avec le Cardinal Mazarin et Jean-Baptiste Colbert, dont Leibniz faisait partie. Mais Louis XIV et d’autres sont devenus les pions d’une conspiration libérale anglo-hollandaise. (…) Depuis 1763, nous avons été constamment en guerre avec les Britanniques, qui étaient devenus un empire dans le pire sens du terme. Et nous avons été le pivot de la résistance à cet Empire. (…) Nous avons aussi subi la domination d’influences étrangères anglo-hollandaises de l’intérieur. Mais aujourd’hui, ceux d’entre nous qui partagent et embrassent cet héritage, avons une responsabilité sacrée vis-à-vis du reste de l’humanité, (…) de former sur cette planète une union d’Etat-nations souverains qui devra être la seule force existante, une communauté d’Etats-nations dont nous devons être l’exemple. (…) Lorsque l’on parle de la Présidence des Etats-Unis, nous ne parlons donc pas simplement du chef de l’Etat, mais de quelque chose de plus profond, de plus sacré : par notre institution, nous incarnons quelque chose de nécessaire au destin de l’humanité. (…) La Présidence ne se résume pas à un individu. (…) La Présidence des Etats-Unis est une communauté de gens qui interagissent (…) et qui est représentée par des gens d’expérience et de confiance, d’anciens responsables, qui façonnent la pensée de la Présidence (…) Nous avons désormais une nouvelle présidence, mais ce n’est pas la Présidence Obama ; c’est la Présidence des Etats-Unis avec Barack Obama comme Président. Et il y a un processus délibératif dans lequel convergent les différents facteurs de la Présidence afin de diriger cette nation pour qu’elle réalise la mission qui était la sienne lorsqu’elle fut créée. Ma préoccupation est que Barack Obama comprenne le caractère de cette institution. (…) Je ne sais pas s’il prendra les bonnes décisions dès mardi [le 20 janvier, ndt], il n’a peut être pas l’expérience, la capacité de jugement et la condition qui puissent lui montrer quelle est sa mission. Peut-être fera-t-il de nombreuses erreurs, mais, même si c’est important, ce n’est pas la question. Ce qui est important est de savoir si la Présidence des Etats-Unis va fonctionner comme elle devrait, avec lui comme Président. »

Un compte-rendu plus exhaustif sera publié dans le prochain numéro du journal Nouvelle Solidarité

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  • Nicopathe • 19/01/2009 - 17:40

    A vrai dire, les accents messianiques et prophétiques du discours de Lyndon Larouche ne sont pas pour me rassurer sur l’évolution de la politique étrangère américaine...

    Tout ceci ressemble fort aux notions de peuple élu et consorts, qui ont déjà provoqué (et provoquent encore) de nombreux conflits de par le monde.

    Nicopathe

    • BCB • 20/01/2009 - 00:00

      LaRouche n’a prétend pas être un Messie, c’est un scientifique. Qu’il soit le seul à avoir le courage politique de se revendiquer du système américain d’économie politique, il n’y peut rien. Que son pays soit le seul à avoir les capacités constitutionnelles, au niveau mondial, pour enterrer le libéralisme, il n’y peut rien non plus. Mais je me demande si le Messie Obama n’était pas meilleur que LaRouche à ce jeu-là...

    Répondre à ce message

  • dra • 19/01/2009 - 18:59

    Avant d’être pessimiste, attendons les premières mesures d’Obama......
    en espèrant qu’il "suive" les idées de Lyn

    Répondre à ce message

  • moi • 19/01/2009 - 16:37

    Votre silence sur certains faits ces derniers jours laissent a penser que les lobbys derriere obama ont de beaux jours devant eux malheureusement.Triste constat.Dans ce cas, les us sont fichus et la guerre va s’emplifier dans le monde.

    Répondre à ce message

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

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