X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
brèves

LaRouche interviewé sur Mai 68

26 mai 2008 (EIRNS) — Le magazine russe Russky Zhurnal (Le Journal Russe) a publié le lundi 26 mai une interview de Lyndon LaRouche par Nikita Kurkin à l’occasion du 40ème anniversaire des événements de mai 68 à Paris, qui ouvrirent une période de déstabilisation des nations européennes, et des événements similaires ayant eu lieu aux Etats-Unis. Dans sa réponse, publiée in extenso, LaRouche diagnostique la pathologie des Baby-boomer, la génération actuellement au pouvoir. Elle prend racine dans l’après-guerre, lorsque Harry Truman et d’autres pions de l’Empire Britannique ont rompu avec l’engagement de Franklin D. Roosevelt à libérer le monde de l’oligarchie anglo-hollandaise.

Sous le titre « 68 fut un spectacle orchestré par les services de renseignement », Russky Zhurnal présente Lyndon LaRouche comme « aujourd’hui l’un des personnages publique les plus originaux et truculents des Etats-Unis. Vous pourrez vous en rendre compte en lisant ses réponses aux questions des rédacteurs de Russky Zhurnal à propos des événements de 68 à Paris et de leurs conséquences politiques et culturelles ».

Lyndon LaRouche : il est impossible de répondre correctement à votre question sans quelques commentaires sur le contexte historique de ces événements. Ces éléments sont essentiels pour comprendre la menace directe, provenant de Grande-Bretagne et de ses agents américains, qui pèse sur l’existence du gouvernement constitutionnel des Etats-Unis et le danger de guerre mondiale, voulue par Londres, avec pour principales cibles la Russie, la Chine et l’Inde.

Jusqu’à la mort du Président Franklin Roosevelt, le projet politique des Etats-Unis pour le monde d’après-guerre était d’éliminer toute forme de colonialisme, et particulièrement sous sa forme libérale anglo-hollandaise, à l’aide de sa puissance économique, en convertissant les énormes capacités économiques développées dans la guerre contre le nazisme en puissance économique pour le développement des nations et les libérer de l’asservissement impérial. Nous savions, comme le savait très bien Franklin Roosevelt, que Mussolini et Hitler étaient des créations de Londres, et que Londres était le principal ennemi des Etats-Unis et du monde.

Dès l’été 1944, les Etats-Unis et les cercles de la Société Fabienne de Londres ont amorcé un virage brutal à droite, caractérisé par l’ancien officier SS, le Prince Bernhard des Pays-Bas, et les cercles aujourd’hui représentés par le Prince Philippe. La percée des forces alliées en Normandie, qui rendait la défaite d’Hitler inévitable, fut le signal de ce changement pour cette communauté financière transatlantique et les cercles fabiens qui avaient eux-mêmes créé et installé Benito Mussolini et Hitler. Par exemple, le grand-père de l’actuel Président des Etats-Unis qui, en tant qu’agent de la maison Harriman, a débloqué les crédits nécessaires à l’accession d’Hitler à la chancellerie allemande. Le basculement à droite des cercles financiers aux Etats-Unis vint en écho à ces réseaux. Pour assurer sa réélection en 1944, Roosevelt fut obligé d’accepter Truman, un faire-valoir de Churchill, comme vice-Président. Roosevelt pensait vivre suffisamment longtemps pour se débarrasser du problème que représentait un tel vice-Président.

Nous avons donc eu ce virage à droite dans la deuxième moitié de 1944 et en 1945. Alors que Franklin Roosevelt était anticolonialiste, Truman défendait, parfois dans une forme altérée, le colonialisme britannique et hollandais. C’est sous Truman que fut lancé la doctrine d’ « attaque nucléaire préventive » sur l’Union Soviétique, conçue par Bertrand Russell, ainsi que le déclenchement d’une guerre culturelle avec la promotion active de l’existentialisme et du Congrès pour la Liberté de la Culture (CLC).

Le plus remarquable dans le conditionnement des populations américaines et européennes dans la période d’après-guerre fut l’utilisation du prétexte d’une guerre nucléaire potentielle contre l’Union Soviétique pour construire un vaste appareil de « sécurité intérieure ». Ainsi on utilisa, entre autre, les mesures de sécurité pour réguler la vie économique des familles de « cols blancs » au-delà des limites imposées de stricte surveillance et de régulation.

Ces circonstances nouvelles de l’après 1943 créèrent le ferment culturel et mental des cadres d’Amérique et d’Europe qui donnèrent naissance à la nouvelle génération de « cols blancs, » entre 1945 et 1958.

Je fus le premier à diagnostiquer le segment de la génération des Baby-boomer revendiquant une « nouvelle violence » comme étant essentiellement « fasciste » dans ses penchants sociaux. Je me basais sur mes études minutieuses des évènements du printemps et de l’été 1968 à la Columbia University (à New York - ndt) et d’autres endroits similaires. J’ai publié un rapport en juin-juillet 1968, « La Nouvelle Gauche, le contrôle social et le fascisme. » Je comparais alors les éléments anarchistes impliqués dans le second mouvement de grève de l’Université de Columbia avec la façon dont le Parti Communiste allemand et le Parti Nazi avaient, à plusieurs reprises, échangé de large pans de leurs adhérents durant la célèbre grève générale des tramways à Berlin.

Russky Zhurnal : Qu’est-ce qui lie ces deux choses : l’événement historique de 1968 et le mythe de 1968 ?

Lyndon LaRouche : L’apparition de la génération de la « Nouvelle Gauche » en Amérique et en Europe ne fut pas une éruption sociale « spontanée », elle fut orchestrée sous le contrôle bien tempéré des principaux services de sécurité. Les principales force politique dans les deux grands partis américains sont les individus issus de ce mouvement social, les Baby-boomers/soixante-huitards. Les fabiens britanniques et l’ancien vice-Président des Etats-Unis, Al Gore, en sont de véritables spécimens. Nous avons affaire à un malthusianisme radical dont le rôle fut de détruire l’économie et la culture des strates les plus influentes des Etats-Unis, les enfants de « cols blancs » nés entre 1945 et les profondeurs de la récession économique de 1957-58. Aujourd’hui, les 80 % les plus pauvres des Etats-Unis sont réduits à choisir entre des objets de consommations, mentaux ou physiques, qui leurs sont proposés par la classe prétendument dominante, composée d’un noyau dur de soixante-huitards occupant les positions de pouvoir et d’influence.

Russky Zhurnal : Comment évaluez-vous les conséquences politique et culturelle des événements de 1968 à l’Ouest, et particulièrement aux Etats-Unis.

LaRouche : Si nous identifions correctement « l’Empire Britannique » comme étant le domaine contrôlé par un réseau d’éléments financiers similaire à la « Ligue Lombarde » de Venise au XIVème siècle, aujourd’hui la seule menace politique réelle contre la civilisation est cet « Empire Britannique. » Il s’agit d’une nouvelle forme d’expression de ce qui était appelé le règne du « fascisme universel », comme dans le cas des « Allgemeine SS » nazis.

Russky Zhurnal : quelle importance politique ont les événements de 1968 pour aujourd’hui ?

LaRouche : Il est impossible de saisir précisément l’histoire du monde si l’on ne comprend pas la nature et le sens du phénomène des « soixante-huitards » aujourd’hui.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard