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Déclarations de Lyndon LaRouche

LaRouche sur Glass-Steagall : éliminer l’argent fictif ou voir nos économies sombrer

27 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) – Maintenant que l’équipe de France est revenue d’Afrique du Sud, il ne devrait plus rien y avoir qui nous coupe du monde. Pendant que les politiciens se perdent en commentaires et que les Français préparent leurs vacances, l’été promet d’être chaud sur le front de la crise. Hier, lors de sa conférence internet depuis Washington, l’économiste américain Lyndon LaRouche a clairement indiqué que seul un rétablissement de la loi Glass-Steagall séparant les activités bancaires normales et spéculatives, permettrait d’empêcher un effondrement de tout le système transatlantique.

Nous publions ci-dessous la première partie de son discours :

LaRouche revient sur ses prévisions économiques


« Contrairement à ce que certaines personnes croient, j’ai fait un nombre limité de prévisions économiques. Par contre, je reviens, commente et actualise régulièrement ces prévisions », a-t-il précisé hier, lors de son discours. Sa dernière prévision à été formulée en 1995 lorsqu’il a conçu la première version de sa « triple courbe » après avoir vivement dénoncé la folie des produits financiers dérivés dès 1991, depuis sa cellule de la prison de Rochester. Ce schéma montre pourquoi – par principe – la mondialisation financière ne peut qu’aboutir à un effondrement général du système.

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1ère version de la triple courbe, 1995.

« Nous arrivons à un point de la crise où nous allons être libérés de l’emprise de l’argent. L’argent n’a presque plus aucune valeur et vous allez vite vous en rendre compte. Nous sommes pris dans l’une des pires dépressions de toute l’histoire, en tous cas la pire que le monde transatlantique ait connu. Si vous examinez l’état de la monnaie, vous verrez que seule une infime partie de l’argent en circulation a un lien avec la production, le commerce ou la consommation. C’est-à-dire que la consommation physique de la population, des industries et de tout le reste n’est rien à comparer aux sommes d’argent qui circulent et se démultiplient.

« Et pendant ce temps là, nos industries ferment, notre tissu social se désintègre et le Congrès vient de condamner 2 millions de chômeurs à perdre leurs indemnités, ce qui aura un impact dès la semaine prochaine et les semaines à venir. Évidemment, cela ne va pas arranger la cote de popularité des membres du Congrès – que l’on devrait plutôt appeler « démembrés ».

« Il nous faut désormais réaliser qu’il est complètement stupide d’avoir voulu mesurer l’économie en termes d’argent. La part des salaires et des dépenses liées à la consommation de biens et de services essentiels n’est rien en comparaison de la masse des paris financiers ! (…) Au niveau mondial, les agrégats monétaires en circulation sont de l’ordre de plusieurs centaines de milliers de milliards de dollars pendant que l’argent lié à l’économie réelle est réduit à la portion congrue.

« Cette spéculation financière n’est qu’un jeu de Monopoly géant : c’est de l’argent artificiel. L’argent réel est sacrifié sur l’autel des produits financiers dérivés. Ce jeu d’argent, lui, n’a rien de réel ; par contre, la destruction sociale et la décomposition des collectivités locales le sont bien.

« On ne peut plus mesurer l’état d’une économie en argent car l’ensemble de la masse monétaire est complètement artificielle. L’emploi, la production, l’investissement et tout ce qui est réel décroît. Les prix sont totalement artificiels.

« Contrairement à ce qui est enseigné à la fac, l’économie n’est pas l’argent. C’est fini le temps où les étudiants pouvaient se vanter de connaître et maîtriser toutes les règles de la circulation monétaire. Il n’y a plus que les idiots pour continuer de penser que ce qui compte c’est l’argent.

« La majeure partie de l’argent en circulation doit être tout simplement supprimée ! Et la seule manière de le faire, aux États-Unis et en Europe, est de rétablir la loi Glass-Steagall telle qu’elle fut promulguée en 1933 par Franklin Roosevelt. Toute réforme qui ne rétablit pas ce critère est une escroquerie condamnant l’humanité. Avec Glass-Steagall, l’argent va devoir passer au détecteur de mensonge. « Es-tu réel ? Prouve-le. »

« Voici en quoi consiste ce test : tout ce qui répondra au critère Glass-Steagall sera considéré comme réel et sera sauvegardé. Toute la monnaie qui n’y répond pas sera sacrifiée !

« Ce qui veut dire que nous aurons toujours des banques, mais que la masse de leurs actifs sera considérablement réduite. Toute la monnaie qui correspond aux avoirs des institutions financières américaines et européennes en particulier se retrouvera à la rue. Et avec Glass-Steagall elle ne trouvera aucun domicile. Tous les établissements financiers ou leurs branches qui ne correspondront pas aux critères Glass-Steagall seront autorisés à mourir !

« Ce n’est que de l’argent de Monopoly. Et ce ne sont même plus des billets de Monopoly mais de la monnaie électronique qui se reproduit toute seule ! Regardez, aujourd’hui, tous les paris financiers sont automatisés et portent sur d’autres opérations elles aussi spéculatives.

« Cet argent fictif enfle à vue d’oeil. Il faut détruire cet argent inutile qui emportera avec lui les grandes banques de Wall Street et d’ailleurs. Alors certains diront : « Mais vous allez supprimer l’argent en faisant ça ! » Oui, exactement. Vous avez pigé ! (…) Ensuite, pour remettre à flot les banques qu’il convient de sauver, nous procéderons comme lors du « bank holiday » de Franklin Roosevelt.

« Si l’on procède ainsi, ça marchera. Mais si on ne le fait pas, je ne donne pas cher de notre survie ni de celle du monde, car nous sommes dans la pire crise qu’ait vécu l’humanité dans toute son histoire, ou du moins sur les 7000 dernières années. C’est maintenant, ça se passe cet été : tout le système peut tomber très rapidement. Une réforme Glass-Steagall du système est donc urgente et nécessaire pour les Etats-Unis et l’Europe. Le reste du monde est en relative meilleure forme. Mais le monde transatlantique est au bord du gouffre. Si les règles et les comportements des pays concernés ne changent pas durant l’été, venu leurs économies plongeront une fois l’automne arrivé. »


Vidéo : L’intégralité de la conférence en français


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  • petite souris • 27/06/2010 - 18:04

    ... les fanfaronades de Sarkozy au Canada ne vont malheureusement pas du tout dans ce sens...

    Faut-il virer Sarko ???

    • pegasous • 28/06/2010 - 08:55

      BJR SARKO ? il n aurait jamais du etre elu a ce poste qu’il enviait a ne plus een dormir depuis plus de 30 ans !

      Allez chercher 1000 Euros d argent LIQUIDE ..dans votre banque... allez ! vous verrez ce que le banquier va vous repondre..
      Il va vous demander une bonne semaine pour avoir cette somme en "Cash" de plus il ne vous la delivrera que si et seulement si vous avez un bon motif pour posseder cette somme
      que devons nous en conclure ?
      que les banquiers N’ONT plus d argent liquide aussi appele "LIQUIDITE" en terme bancaire ..

      Alors M Larouche ne dit tout haut que ce qui EST VERITE que l’on cache precieusement a tous

    • pIC ET pUCE • 28/06/2010 - 11:37

      Ce n’est pas l’argent en tant que tel qui pose problème aux banques mais l’argent liquide que l’on veut faire disparaître du circuit financier..Car pour payer en carte bancaire ou pour effectuer un virement bancaire, il n’y a aucun problème....Des centaines de milliards s’échangent chaque jour sans que cela pose le moindre problème.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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