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Le G20 trahit son mandat ; Luttons contre la barbarie

par Jacques Cheminade

Face à une désintégration du système financier et monétaire international, qui est en même temps l’une des pires crises sociales de l’histoire humaine, les vingt principaux pays du monde réunis à Washington n’ont été capables de présenter qu’un pudding mal cuit de mesures inconsistantes. Leurs efforts n’ont pas été mis à concevoir un ordre fondé sur le financement de grands projets d’équipement pour relancer l’économie, mais à maintenir le système monétariste existant.

Alors que l’effondrement des hedge funds hyperspéculatifs et des pyramides de produits financiers dérivés se profile à l’horizon, les participants ont préféré faire semblant de pouvoir guérir un mort plutôt que de changer de système. Ils se sont ainsi rendus complices d’une nouvelle barbarie. Désormais le défi, pour nous tous, est clair : briser avec une règle du jeu devenue folle, dans laquelle les joueurs participent à leur propre destruction.

Ce sera le thème de l’intervention de Lyndon LaRouche sur Internet le 18 novembre à 19 heures, heure française, que vous aurez déjà pu voir et entendre en lisant ces lignes. Simplement, il faut dire tout de suite quatre choses :

  1. les participants au G20 n’ont pas voulu poser la question politique fondamentale, qui est celle de la conception même de l’être humain. A un homme peuplant la terre dans une aventure de développement mutuel, ils ont préféré un individu se définissant par des rapports de force ou de possession, qu’il faut « réguler » mais non éliminer.
  2. Ce faisant, ils se sont condamnés à demeurer dans un ordre financier prédateur, qui aboutit à une destruction vitale de l’avenir. Et ils se sont efforcés, dans un communiqué final rédigé dans le langage des experts financiers, de cacher à l’homme de la rue la réalité des choses. Par exemple, au lieu de prévoir la fermeture des hedge funds et la mise hors la loi des paradis fiscaux par le Conseil de sécurité des Nations unies, ils parlent de « fonds capitalistiques » logés dans des « entités non coopératives ».
  3. Il est clair que l’attitude de George Bush et du Congrès américain a été la cause majeure du blocage. Bush a osé déclarer que « cette crise n’est pas l’échec de l’économie de marché. Et la réponse n’est pas de réinventer ce système ». En conséquence, le communiqué multiplie les sparadraps, prétendant hypocritement à l’impossible, comme par exemple « renforcer la résilience et la transparence des marchés de produits dérivés et réduire leurs risques systémiques, y compris en améliorant l’infrastructure des marchés de gré à gré ». C’est-à-dire « réguler » le mal alors qu’il a déjà tué le patient… Pire encore, le texte fixe pour objectif de conclure le cycle de libéralisation commerciale de Doha avant la fin de l’année, alors que ce type de « concurrence non faussée » est en fait la proverbiale liberté du renard dans le poulailler.
  4. Cependant, bien que Nicolas Sarkozy ait fait des efforts louables, exigeant davantage de réglementation, il n’a d’une part pas offert d’alternative mobilisatrice, et d’autre part, il entend confier les clés de la régulation au Fonds monétaire international et au Forum de stabilité financière, qui regroupe principalement les grandes banques centrales, bras séculier des oligarchies. Surtout, il a manifesté une complaisance vis-à-vis du plan de renflouement bancaire de la City et de la personne même de Gordon Brown, ce qui est pire qu’un crime, une erreur absolue.

Bref, par rapport à l’objectif d’un Nouveau Bretton Woods, conçu contre la barbarie financière et une conception prédatrice de l’homme, la réunion de Washington ne représente aucun progrès. Les pratiques désastreuses des changes flottants, des paradis fiscaux, des détournements d’épargne par les « carry trade » (on emprunte à bon marché dans une devise pour effectuer des placements spéculatifs dans une autre) et des montages financiers destructeurs n’ont pas été réellement mises en cause. On a simplement tenté de distribuer quelques carottes à la Chine, l’Inde, la Russie et le Brésil pour qu’ils ne perturbent pas la danse macabre. L’ignominie rejoint ainsi l’incompétence. Le pudding mal cuit est de surcroît empoisonné, comme dans ces nouvelles anglaises où une vieille dame apparemment faible et doucereuse finit par avoir raison de tous ses invités.

Un Nouveau Bretton Woods, non frelaté et non faussé, c’est au contraire un retour positif à la « cause de l’humanité », inspiré par les choix du New Deal de Roosevelt et de la reconstruction d’après-guerre en Europe. En se rappelant que ces politiques impliquent que le gouvernement prenne un pouvoir de contrôle sur les banques et le commerce extérieur.

Le moment est venu, dans le monde entier, pour que des citoyens reprennent en main leur propre destin et imposent ce que Jaurès appelait « un ordre juste », seule solution, alors comme aujourd’hui, pour échapper à l’horreur.

Voir les 3 commentaires

  • Pascal B. • 18/11/2008 - 20:17

    Vos dispositions favorables à l’égard de Nicolas Sarkozy sont surprenantes de votre part ; si je ne connaissais pas votre sagacité, je dirais que vous faites preuve d’une grande naïveté en accordant à Sarkozy le bénéfice de la bonne foi. Je suis d’avis qu’il ne croit pas à ce qu’il dit mais que ses options politiques répondent à une logique de communication/manipulation de l’opinion publique mise au service de sa légende personnelle qu’il est en train d’essayer de sculpter. Beaucoup d’agitation pour donner l’image d’un homme d’Etat d’envergure qui contrôle la situation et qui agit : "nous sommes dans la panade, mais je suis là et je me défonce pour sauver le navire du naufrage. je suis le commandant de bord qui tient fermement la barre de l’embarcation sur laquelle nous voyageons tous." Par-delà le rideau de fumée médiatique, qui percevra les moulinets de Sarkozy et qui se souviendra de ses multiples déclarations promettant des réformes audacieuses et progressistes ne débouchant sur strictement rien !

    • Léa Rodrigues • 22/11/2008 - 15:03

      Il ne s’agit pas ici de ce que chacun pensent de Nicolas Sarkozy, aujourd’hui chef de l’Etat, dont chacun sait qu’il est capable de changer d’avis comme de chemise.
      Ce qui importe ici, ce n’est pas sa personnalité mais la fonction qu’il occupe, et voulu ou non, nous sommes obligés de faire avec.
      Ce que nous attendons aujourd’hui d’un chef de l’Etat, quelqu’il soit, c’est de faire tout ce qu’il faut pour que que monde aille mieux. Dans le cas présent l’urgence est de tout mettre en oeuvre pour résoudre la crise mondiale. Notre travail est donc d’interpeler le chef de l’Etat, chaque fois que l’occasion nous est donnée, faisons passer au second plan et restons sur l’essentiel.

      Léa Rodrigues.

    Répondre à ce message

  • michel49 • 18/11/2008 - 16:30

    Ce qui est en jeu est l’hegemonie du dollar, donc l’hegemonie des USA.
    Aucun empire n’a renoncé spontanement à sa domination...

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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