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Les analyses de Jacques Cheminade

Le chantage antisocial de M. Kessler

Si la démonstration restait à faire, l’bsp ;négociation » du nouveau dispositif sur le chômage révèle ses véritables intentions : il entend par « refondation sociale » la remise en cause systématique des principes qui sont à la base de notre droit du travail . Ses méthodes, elles aussi, apparaissent dans tout leur cynisme : c’est le chantage à la désertion du paritarisme (qui a déjà bien du plomb dans l’aile), le chantage à l’existence des syndicats (la gestion de l’Unedic serait réservée aux seuls signataires de son texte) et encore le chantage vis-à-vis de l’Etat (il devra ratifier tout l’accord sans en changer une ligne, faute de quoi celui-ci deviendrait nul de plein droit). Bref, tant sur le fond que sur les méthodes, les choses sont désormais claires : M. Denis Kessler, avec la complicité de la CFDT et de la CFTC, entend imposer aussi brutalement qu’il le peut une logique antisociale « à l’anglaise ».

Le nouveau dispositif

Le texte du Medef substitue en effet à une logique de rapports entre employeurs et employés relevant de notre code du travail, suivant laquelle les prestations sociales sont un dû compensant la perte d’emploi, une logique nouvelle (en fait, un retour au XIXème siècle) d’ordre privé, suivant laquelle le chômeur serait placé seul devant ses responsabilités et sanctionné s’il refuse de les assumer (cf. ci-contre « le nouveau parcours du chômeur »).

Ce que veut en réalité Denis Kessler, c’est faire de l’Unedic un grand service privé de l’emploi, chargé de recycler les chômeurs pour le compte des employeurs. En clair, contourner la loi qui est « trop rigide » parce qu’elle protège le salarié, et promouvoir une négociation d’individu à individu favorisant l’employeur : le classique « accord » entre le renard et la poule.

C’est un changement complet de régime - on irait ainsi à l’encontre du principe européen de solidarité sociale pour adopter le principe anglo-saxon du contrat et de l’usage - et c’est en tous points scandaleux.

Un scandale social

Scandaleux dans son principe même, nous l’avons vu : le chômeur serait littéralement pris au piège, c’est-à-dire sanctionné pécuniairement s’il fait la fine bouche devant les emplois de substitution qu’on lui propose (lettre de rappel, baisse de 20% ou suspension des allocations et, enfin, dans le troisième ou quatrième refus, possibilité de suppression des allocations). L’idée sous-jacente est de faire croire que les gens sont au chômage parce qu’ils le veulent bien, et c’est parfaitement honteux.

Bien plus, si le PAP (projet d’action personnalisé) détermine « les catégories d’emploi qui correspondent effectivement à ses compétences [du chômeur] et dans lesquelles il oriente ses recherches en priorité », qui décidera en fin de comptes, et selon quels critères, que les allocations doivent être supprimées ? Réponse : une sorte de règlement de l’Unedic précisera le mode opératoire - mais une Unedic dont la gestion sera réservée aux organismes signataires, c’est-à-dire aux organisations patronales et aux deux syndicats soumis, la CFDT et la CFTC ! Certes, l’indemnisation serait améliorée, par la suppression de la dégressivité (« sous réserve de l’équilibre financier de l’Unedic »), mais moyennant un parcours du combattant (cf. encore ci-contre) qui en réduira les avantages. Certes, désormais il faudra avoir travaillé quatre mois pendant les quatorze derniers mois (et non plus pendant les huit derniers), ce qui devrait bénéficier aux jeunes ayant alterné intérim ou CDD et chômage pendant plus d’un an. Mais cela ne fait que 40 000 chômeurs concernés de plus, pour lesquels la durée d’indemnisation ne serait, comme avant, que de quatre mois. Drôle de carotte.

La façon de présenter les choses par le Medef est totalement scandaleuse : c’est tout ou rien. Jean-Luc Cazettes, le président de la CGC, qui a eu le courage, « après un examen rigoureux des textes », de dire non, a bien montré de quoi il s’agit dans une déclaration au Monde : « Le patronat m’a déjà prévenu que je n’allais plus exister, en raison de la nouvelle clause qui réserve la gestion de l’Unedic aux organisations signataires (...) C’est précisément l’une des dispositions que je conteste. Vous m’imaginez siéger dans la nouvelle Unedic entre Denis Kessler et Nicole Notat ? C’est dans ce cas de figure que nous n’existerions pas ! »

Scandaleux, le partage du gâteau : comme l’a noté la CGT, « le patronat récupère 42 milliards de francs en baissant le niveau des cotisations. On peut dire Medef 42, chômeurs 0. » En effet, pour les trois ans et demi qui viennent, l’assurance chômage se retrouverait avec un excédent cumulé de près de 120 milliards. Le protocole d’accord rédigé par le Medef prévoit que le tiers environ de cette manne ira aux entreprises !

Scandaleux, l’aboutissement à un « traitement du chômage » à deux vitesses. Martine Aubry elle-même l’a bien dit : « L’Etat est le garant de l’égalité des chances de retour à l’emploi. Il ne peut être question pour nous d’accepter que le service public de l’emploi soit réservé aux chômeurs de longue durée et aux titulaires de minima sociaux, tandis que ceux qui sont sur les rails, indemnisés, bénéficieraient d’un traitement spécial de l’Unedic, auprès de laquelle les offres d’emplois seraient déposées. » En clair, la partie la plus fragile de la main d’oeuvre serait mise hors jeu et renvoyée à l’assistance populaire.

Enfin, le Medef a imposé aux syndicats signataires de la nouvelle convention l’acceptation du principe de nouveaux contrats précaires de longue durée. Les contrats dits de « chantier » ou de « mission » pourront être mis en place par « accord de branche », pour des durées supérieures à dix-huit mois et allant jusqu’à cinq ans. Le scandale est à son comble : c’est le principe même du code du travail qui se trouve remis en cause, et le travailleur réduit à un objet qu’on ballotte et qu’on licencie : au chômage, on pourra être formé, puis suivre un « contrat de chantier », puis revenir au chômage, puis nouvelle formation, et ainsi de suite. C’est la destruction de la notion même de « métier », et de la dignité qui lui est associée.

Et maintenant ?

La CGT, FO et maintenant la CGC ont refusé de signer. La CFDT et la CFTC ont accepté de se faire complices, par idéologie ou par peur de voir jouer la « clause d’autodestruction » du Medef.

Juridiquement, ces deux signatures sont suffisantes pour rendre l’accord applicable.

Cependant, politiquement, la CFDT et la CFTC ne représentent qu’un petit tiers des votants aux élections prud’homales de 1997 et environ la même proportion des travailleurs adhérant à un syndicat.

Un tel texte, mettant en cause des principes si fondamentaux, et socialement si scandaleux, peut-il être mis en ouvre avec si peu d’adhésions ? Nicole Notat elle-même, dans un autre contexte plus général, a jugé qu’un texte ne devrait être adopté que s’il était soutenu par plus de 50% des votants en faveur des cinq syndicats représentatifs.

Aussi, il reste au gouvernement à prendre ses responsabilités et à dire « non ». Il le peut : en l’état, les deux tiers des mesures prévues dans le protocole relèvent d’un agrément des pouvoirs publics et pour une part d’entre elles, un projet de loi s’avère nécessaire. Or, au Parlement, le Parti communiste et les Verts sont opposés à son adoption. La base du Parti socialiste et la majorité des députés, également. Alors, il serait scandaleux que le gouvernement acquiesce. Pour faire des ronds-de-jambe au Medef, il suffit des pseudo-intellectuels parisiens qui, le lundi 22 mai à 20 heures, sont allés dîner au 31 bis rue Pierre 1er de Serbie et, comme Alain Finkielkraut, se sont dit subjugués par « la modernité affolante » de nos patrons blairisés.

Le nouveau parcours du chômeur


A la date d’entrée dans le chômage :

  • Signature d’un plan d’aide au retour à l’emploi (PARE)
  • Attribution d’une indemnité à taux non dégressif pour une période de 12 mois

Dans un délai d’un mois :

  • Entretien avec le demandeur d’emploi, définition d’un projet d’action personnalisé (PAP)
  • Recherche d’emploi, soit individuelle, soit assistée

Après 6 mois :

  • Elaboration d’un nouveau PAP
  • Si le demandeur d’emploi a refusé entre 1 et 14 propositions d’embauche, il encourt les sanctions suivantes :
    • lettre de rappel
    • baisse de 20% des allocations
    • suppression des allocations

Après un an de chômage :

  • Si le demandeur d’emploi n’a toujours pas trouvé de travail, « l’institution compétente veillera à lui faire acquérir l’expérience professionnelle nécessaire à son embauche ».
  • Une aide est versée à l’entreprise qui l’accepte en formation.
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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Jacques Cheminade
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