Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Les analyses de Jacques Cheminade

Le chapelier fou est aux commandes

De l’autre côté du miroir, Alice au pays des merveilles fait la rencontre du chapelier fou au cours d’un thé où chacun dit tout ce qui lui passe par la tête, coq à l’âne, onomatopées et assertions sans queue ni tête. Lorsqu’ils parlent d’économie, les principaux responsables de l’Union européenne (UE), à Bruxelles et au sein des Etats membres, font penser à ces étranges convives.

Face à la crise allemande - 0,2 % de croissance (surestimée) en 2002 et moins de 1 % prévus en 2003 - et aux inéluctables difficultés françaises (licenciements, chômage endémique, pessimisme croissant des consommateurs), la Commission européenne exige « des mesures probablement douloureuses ». Le déficit allemand est blâmé, les « efforts d’assainissement » sont jugés « insuffisants » en France et les « incertitudes » pesant sur les objectifs budgétaires italiens « sévèrement jugées ». Schröder augmente les impôts, on lui recommande de baisser plutôt les dépenses publiques : la purge est critiquée non pas parce que c’est une purge, mais parce que ce n’est pas la bonne ! En France, M. Raffarin s’en prend en décembre à la politique fiscale allemande, estimant que Berlin mène « une politique brutale qui risque de fragiliser l’ensemble de la croissance européenne », mais en même temps, se flattant d’avoir acquis un « capital de confiance », il entend, selon son porte-parole, Jean-François Copé, « l’utiliser au bon sens du terme pour poursuivre et engager des réformes difficiles dont la France a besoin ». L’on blâme donc son collègue allemand en préparant une potion similaire ! Les 22 et 23 janvier, MM. Schröder et Raffarin se rencontrent à Berlin pour « stimuler les énergies de nos deux économies », multipliant les belles paroles mais sans aucune mesure ou projet précis.

M. Fitoussi, de l’OFCE, proche de l’opposition, conseille de son côté de « laisser jouer les stabilisateurs économiques » et de « pratiquer un soutien plus vif de la demande », c’est-à-dire ce qui, faute de perspective plus générale, a fait échouer les socialistes en 1981.

Le dénominateur commun de toutes ces approches est qu’aucune ne traite la question réelle : comment une économie pourrait-elle être en croissance au sein d’un système financier et monétaire international qui s’effondre ? Le choix d’une politique volontariste d’investissement productif n’est proposé par personne. Le chercheur Daniel Cohen qui, lui non plus, ne propose pas grand-chose, a raison de conclure qu’« il n’y a pas de politique économique, ni en France ni en Allemagne. C’est une politique au fil de l’eau ».

Ainsi, les absurdités s’accumulent. Le gouvernement français lance « un grand débat public sur les choix énergétiques » et entend « relancer le nucléaire » avec le réacteur EPR, développé par l’AREVA. Mais rien n’est prévu pour financer ce programme, et en même temps l’on prépare une « ouverture du capital » d’EDF. Il n’est pas étonnant dans ces conditions, que malgré son caractère apparemment satisfaisant, les salariés d’EDF aient rejeté le compromis sur les retraites qui leur était proposé. Electriciens et gaziers n’ont pas voulu s’engager dans une démarche qui permettait l’ouverture du capital et l’évolution du statut de leur firme. Ce qui se passe dans le nucléaire anglais leur donne absolument raison. Ils ont dit « non » à un avenir aussi incertain qu’inquiétant, et à un Etat incapable de faire face à la mondialisation financière. La question plus générale des retraites, qui sera débattue au cours des six à neuf prochains mois, sur fond de crise, se heurtera sans aucun doute au même refus. Comment pourrait-on en effet « s’engager pour des réformes » alors que le gouvernement ne s’engage pas, lui, pour un projet réel de croissance économique ? La « gestion dilatoire » de M. Raffarin est désormais ouvertement critiquée, que ce soit par Denis Jeambar dans L’Express, ou Eric Le Boucher dans Le Monde : «  Raffarin, sept mois pour rien ?  »

Francis Mer, ministre des Finances, prépare « des coupes budgétaires raisonnables » mais si le gouvernement ne sort pas du système, les coûts étant de moins en moins couverts par des recettes fiscales en chute libre (à cause de la baisse rapide du taux de croissance), il devra devenir fatalement de plus en plus « déraisonnable ». «  Qui peut croire encore à la reprise en 2003 ?  » ; titre Le Monde de l’économie du 7 janvier. Si même Le Monde le dit !

En attendant, les partenaires sociaux, pour sauver l’UNEDIC, le régime d’assurance-chômage, ont décidé que les économies seraient faites pour moitié sur le dos des chômeurs (baisse de 1,8 % des prestations et durcissement sans précédent des conditions d’indemnisation). Le président de La Poste annonce une stratégie - d’austérité - sans même connaître les moyens dont il disposera !

Le chapelier fou n’a plus de cartes à extraire de son chapeau. Il est temps de proposer un projet mobilisateur aux Français, même si pour cela, il faut que M. Raffarin mange le sien.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard