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Les écrits de Lyndon LaRouche

Le crépuscule des dieux en Palestine

Selon un article du commentateur israélien Amir Oren, paru le 27 janvier dans le quotidien Ha’aretz, les militaires israéliens étudient le cas du « nettoyage » du ghetto de Varsovie par les SS, en vue de préparer l’occupation de villes palestiniennes densément peuplées. C’est à la suite de cet article que Lyndon LaRouche a publié la déclaration suivante, en date du 30 janvier 2002.

Quelqu’un doit se lever pour exiger que cesse l’horreur qui fait rage au Proche-Orient. Les efforts israéliens pour éliminer les Palestiniens en tant que peuple dans leur pays, représentent pour l’heure le principal détonateur de la guerre mondiale ethnique et de religions qui menace et dont personne ne sera à l’abri.

Pour diverses raisons, en ce moment, c’est à moi qu’il incombe de dire haut et fort, et publiquement, ce qui doit être dit pour stopper un monstrueux crime contre l’humanité. C’est justement ce qui ne s’est pas produit dans le cas comparable du ghetto de Varsovie.

Les opérations actuelles des Forces de défense israéliennes (FDI) à l’intérieur du territoire de l’Autorité palestinienne sont - dans la mesure où il existe des parallèles historiques - une réplique des opérations nazies contre le ghetto juif de Varsovie, entre le 19 avril et le 16 mai 1943. Les faits sont déjà clairs. Tout ce qu’il restait à établir, à ce jour, c’est l’existence d’une preuve solide de ce que les responsables israéliens concernés sont parfaitement conscients de la similarité frappante de leurs actions avec les événements décrits dans le tristement célèbre Rapport Stroop, qui figurait parmi les pièces du Tribunal de Nuremberg.

Selon la documentation dont je dispose, le Rapport Stroop fut rédigé par le général de police du même nom, qui commandait les opérations contre le ghetto de Varsovie. Toujours selon cette documentation, le rapport original était un récit au jour le jour de l’opération, préparé pour Himmler et produit pour la première fois par [le juge américain] Jackson [à Nuremberg]. Son titre était : « Il n’y a plus de ghetto de Varsovie ! » (Es gibt keinen jüdische Wohnbezirk in Warschaw mehr !). La version à laquelle je fais référence se trouve à la bibliothèque Mazal, sous la rubrique Rapport sur l’histoire de l’holocauste, disponible sur www.holocaust-history.org/works/stroop-report.

J’ai pris connaissance des liens pertinents entre les actes et les intentions des officiers israéliens par le biais d’un article intitulé « Aux portes de Yassergrad », d’Amir Oren, dans l’édition anglaise du journal israélien Ha’aretz du 27 janvier. On y lit : « Afin de préparer de façon adéquate la prochaine campagne, l’un des officiers israéliens opérant dans les territoires a récemment déclaré qu’il était justifié, et en fait essentiel, d’apprendre de différentes sources possibles. Si la mission consiste à prendre possession d’un camp de réfugiés densément peuplé ou à prendre le contrôle d’une casbah à Naplouse, et que le commandant doit exécuter cette mission sans pertes dans ses rangs, son obligation est d’abord d’analyser et d’assimiler les leçons des batailles précédentes — même, aussi choquant que cela puisse paraître, la manière dont l’armée allemande combattit dans le ghetto de Varsovie. »

Le message essentiel de cet article de Ha’aretz confirme que les actions actuelles du commandement des FDI traduisent son intention de provoquer, sur le territoire palestinien, des effets essentiellement similaires aux opérations d’extermination du ghetto de Varsovie. Pour l’essentiel, seuls les noms des victimes ont changé.

Ce rapport de Ha’aretz est extrêmement significatif en soi. Il reflète le sentiment d’horreur croissant ressenti par tous les Israéliens sensés, quel que soit leur parti, face à la perspective de la continuation, par Israël, des crimes commis actuellement sous la houlette du gouvernement d’Ariel Sharon. Malgré Sharon et le commandement actuel des FDI, la tradition juive n’est pas encore morte en Israël.

Dans une telle situation, il serait immoral d’opter pour la « discrétion » de ce journal américain typique, coureur de potins politiques, qui, avec une prétention révoltante à être moral, fait sournoisement circuler la rumeur selon laquelle les FDI ont exprimé l’intention mentionnée ci-dessus. Quelqu’un doit se lever et parler clairement en son propre nom pour dire : « J’accuse ! », en désignant ouvertement le crime et l’intention criminelle en cause. Apparemment, le gouvernement des Etats-Unis n’en a pas la volonté, du moins pas pour le moment. Apparemment, aucun porte-parole officiel de l’un ou l’autre des deux grands partis américains n’est prêt à dire : « J’accuse ! » C’est pourquoi cette tâche me revient.

L’arrière-plan

Nous devons être clairs sur cette question. L’intention des FDI de perpétrer un tel crime contre l’humanité n’est pas, fondamentalement, un phénomène israélien en tant que tel. Nous devons reconnaître que les cercles militaires et stratégiques « utopistes » les plus fous aux Etats-Unis, regroupés autour des co-penseurs de Zbigniew Brzezinski et Samuel P. Huntington, sont en fait des fascistes universels déclarés, dont les conceptions des affaires et des doctrines militaires prennent pour modèle le précédent des Waffen-SS nazis.

Toutefois, il s’agit moins des Waffen-SS en tant que tels, qui n’existent plus. Comme je l’ai souligné dans d’autres textes, le fascisme moderne et son influence sur la politique militaire sont calqués sur les caractéristiques du régime de l’empereur Napoléon Bonaparte et de son neveu. On trouve ainsi le modèle original du fascisme là où le situaient Napoléon et ses imitateurs, Benito Mussolini et Adolf Hitler, à savoir dans le legs des César et des légions romaines.

Le modèle de la Garde prétorienne romaine constitue, avec celui des Waffen-SS, le noyau de la célèbre doctrine politico-militaire de Huntington, dont la définition précise est celle de « fascisme universel ».

Nus devons être absolument rigoureux dans notre définition du fascisme. Certes, on trouve des échos de cette tradition militaire impériale romaine dans l’Inquisition espagnole - notamment dans la chasse aux juifs d’Espagne qui préfigura à la fois l’opération contre le ghetto de Varsovie et les actions actuelles similaires contre les Palestiniens. Toutefois, le fascisme moderne des Napoléon, Mussolini, Vladimir Jabotinsky (admirateur de Mussolini) et Adolf Hitler, ainsi que des co-penseurs et laquais de la Fondation H. Smith-Richardson, représente un phénomène bien distinct. Sa principale expression, aujourd’hui aux Etats-Unis, se retrouve parmi les cercles associés aux doctrines militaires et stratégiques utopistes et romantiques, ainsi que parmi les alliés de Zbigniew Brzezinski, de Samuel P. Huntington et des Agrariens de Nashville, fondés par le Pr William Yandell Elliott.

Le comportement des FDI reflète des traditions fascistes nominalement juives comme celles de Vladimir Jabotinsky. Toutefois, ces traditions n’auraient jamais suscité les effets militaires et politiques que nous voyons aujourd’hui, si les Israéliens et leurs compagnons de route n’étaient utilisés par de puissants adeptes des dogmes fascistes de Brzezinski et de Huntington, à l’intérieur des Amériques et de l’Europe. Le Proche-Orient est utilisé comme détonateur d’une guerre ethnique et de religion mondiale sans fin ; mais la bombe attachée à ce détonateur se trouve principalement dans le camp anglo-américain lui-même. Si nous nettoyons notre nid souillé à l’intérieur du monde anglophone, le danger que représente la situation au Proche-Orient pourrait être contrôlé.

Si le détonateur du Proche-Orient explose comme il menace de le faire, alors que le monde entier se trouve aux prises avec la phase finale d’un effondrement monétaro-financier, les Américains n’auront pas non plus la moindre chance d’être épargnés par cette crise.

Rejoignez-moi ! Arrêtons l’horreur lancée par le gouvernement Sharon, pendant qu’il en est encore temps. Mettons le monde face à la preuve limpide de l’intention révoltante qui inspire les crimes du gouvernement Sharon.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

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