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Les analyses de Jacques Cheminade

Le discours de Rio : l’illusion d’une « mondialisation à visage humain »

En lisant le discours prononcé par Lionel Jospin le 6 avril à Rio, ce qui frappe tout de suite est le grand écart entre les intentions affichées et la réalité de ce qui se passe dans le monde. Il s’agit d’un texte intemporel, comme si le temps ne nous était pas compté, comme si nous n’étions pas à la veille d’une crise du type de 1929, inscrite dans la logique de la politique suivie depuis une trentaine d’années. On a envie de dire à notre Premier ministre : « Réveille-toi. Il s’agit d’une guerre à gagner, pas d’un dossier à nourrir ».

Voyons le raisonnement de Lionel Jospin. Tout d’abord, « la mondialisation constitue la réalité dans laquelle nous évoluons ». Notre seul choix serait donc de la « réguler », mais pour aboutir à quoi ? A ce qu’il appelle « la mondialisation à visage humain » ! A visage humain ? Lionel Jospin affirme que « les institutions de Bretton Woods doivent poursuivre leur évolution » et que le FMI « doit encore renforcer son rôle de veille ».

Face au mal, reconnu, il faudrait donc faire avec ceux qui ont géré le mal depuis plus de trente ans ! Face à une crise de tout le système financier et monétaire international, il faudrait appliquer des « règles prudentielles », « réguler » - toujours « réguler » - les « hedge funds » et procéder à la « supervision bancaire dans les centres off-shore ». Voeux pieux : autant prétendre mettre du sparadrap sur une métastase du cancer.

Lionel Jospin lui-même, en direct à la télévision, le 17 avril sur France 2, a reconnu : « Il n’y a pas de rupture avec la mondialisation. Je ne suis pas un libéral personnellement, donc je ne me résigne pas à la mondialisation. » Alain Richard, son ministre de la Défense, exprime ce même « malaise » sous d’autres termes : « Nous transformons la société et nous adaptons notre économie mais avec toujours le sentiment de le faire contraint et forcé . »

Question : comment mobiliser les Français si on leur offre pour perspective d’avancer à reculons ? Comment susciter leur enthousiasme, si on leur propose de concilier les contraires ? Il ne s’agit pas ici d’une « porte de sortie » pour le dilemme de Lionel Jospin et du Parti socialiste, mais d’un chemin conduisant au placard.

En termes de politique intérieure, on trouve le même ton de résignation chez Alain Bergounioux, dans L’Hebdo de socialistes du 13 avril : « Les socialistes ont ainsi pour charge de maîtriser et de corriger les dégâts provoqués par le capitalisme et d’éviter la fragmentation corporatiste qui mine toute politique d’ensemble ». Terminologie vague et geignarde que Bergounioux baptise « capacité à tenir une ligne difficile » et que nous appellerons plus franchement « compromission ».

François Hollande, pour sa part, demande aux élus socialistes de mettre les pieds dans le local et ce qui leur reste de tête dans la proximité. C’est-à-dire, hélas, sur le terrain même de l’adversaire ! La note du conseiller parlementaire de Lionel Jospin, Pierre Guelamn, qui classe le programme parlementaire de la majorité selon huit thèmes clés prioritaires, ne semble pas capable de susciter beaucoup d’adhésions : plus près de toi, électeur, mais avec la besace vide. Ainsi, en période de licenciements massifs dus au retour de la crise et à une adaptation de la politique des sociétés prospères aux exigences des actionnaires, on ne propose pas de changer la règle du jeu de cette politique, mais on tente d’encadrer les licenciements ! On traite le symptôme et pas la cause.

C’est ainsi que les socialistes, coincés dans un jeu défini par d’autres, se trouvent condamnés à un rôle de perdants « vertueux ».

Où se trouve l’erreur fondamentale d’analyse ? Dans l’illusion que l’on peut gagner suivant les règles du jeu. Mais pourquoi les acceptent-ils ? Parce que, serions-nous tentés de répondre, Lionel Jospin est un très mauvais professeur d’économie. Il ne distingue en effet en rien « l’économie physique » de « l’économie financière ». Il croit que « l’économie de marché » est « efficace » et que le « socialisme » consiste seulement à corriger les injustices de la « société de marché », l’une pouvant être séparée de l’autre.

C’est ici la pétition de principe qui est fausse : l’économie de marché n’est pas efficace, elle est aujourd’hui devenue destructrice ! Réduisant tout au court terme, au profit immédiat, elle impose une rente financière qui s’étend au détriment de la production physique de biens. Marx, dans le livre 111 du Capital, puis Rosa Luxembourg ont vu, sans en tirer les conséquences politiques, cette « accumulation de capital fictif ». C’est ce qui arrive aujourd’hui même !

Et en quoi Lionel Jospin, comme la quasi-totalité des économistes, exhibe-t-il son erreur de base ? En « surestimant » l’économie américaine, en ne sachant littéralement pas de quoi il parle lorsqu’il se prononce sur elle. Ecoutons-le : « Nous voyons qu’il y a ce qu’on appelle un atterrissage de l’économie américaine. On ne sait pas s’il va être dur, durable ou doux, et si le ressort va repartir parce que cette économie américaine a une énergie et une puissance extraordinaire. » Autant s’émerveiller devant la force d’un parasite qui prospère au détriment d’un organisme vivant ! La réalité est que l’économie physique américaine, en termes exprimés par la production physique par tête, par unité de surface et par ménage, se trouve en décroissance nette depuis environ vingt-cinq ans ! Ah, dira-t-on, mais les apparences ? Le produit intérieur brut américain a augmenté, et même assez fortement, le niveau de vie des classes moyennes s’est accrû, les « nouvelles technologies » ont émergé, l’argent a beaucoup circulé ! Certes, mais au détriment des autres pays, dont les Etats-Unis - ou plutôt l’économie anglo-américaine - ont absorbé la substance par leur appareil de domination financier et monétaire. Aux Etats-Unis mêmes, l’économie financière et commerciale a prospéré, au détriment de l’économie productive (machines-outils, entretien de l’infrastructure physique, ports, ponts, autoroutes, écoles, hôpitaux...). Comme aurait dit Rabelais, depuis plus de vingt-cinq ans, les Etats-Unis mangent leur blé en herbe et le blé des autres.

Et Lionel Jospin, Panurge universitaire, s’émerveille de tant de pouvoir et de tant de richesse. Là est la faille de la pensée. Non seulement de Lionel Jospin, qui frôle constamment la vérité jusque dans ses lapsus, mais bien plus encore chez ceux qui l’entourent et se baptisent « économistes », alors qu’ils ne sont que les muets du sérail financier.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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