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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Le mal français

La rédaction

« Ce serait une assez grande illusion de penser que, d’une façon générale, parce qu’il y a des directives données par les ministères, celles-ci s’appliquent.. . »

- Laurent Fabius

Face à la crise monétaire et financière internationale, question majeure de l’époque, les élites françaises se dérobent. Les « solutions » qu’elles proposent - l’adoption d’un « code de la route » des mouvements de capitaux et l’accroissement de la responsabilité du Fonds monétaire international, comme M. Chirac à Washington - ne sont que des cautères sur une jambe de bois. On cherche à résoudre la crise, mais sans remettre en cause les institutions qui en sont responsables et, même, en accroissant leurs moyens ! On ne voit pas la réalité des souffrances, l’urgence d’agir, la nature concrète du mal : de manière significative, M. Chirac a parlé d’un « dossier » à traiter, comme si le monde était un vaste bureau.

Cette attitude aujourd’hui permet de comprendre celle qui fut, hier, celle de ces mêmes élites vis-à-vis du sang contaminé. Certes, les ministres jugés par la Cour de justice de la République ne sont pas pénalement coupables, mais ils se sont bel et bien trouvés au sommet d’un édifice administratif - le leur - totalement défaillant. Leur « excuse » face au tribunal les condamne sans rémission sur le plan de leurs responsabilités politiques : ils ont laissé adopter par des membres de leur cabinet des initiatives aux conséquences criminelles sans chercher à savoir. De juin 1983 à juin 1985, une série de textes officiels qui auraient été susceptibles de limiter les terribles dégâts n’ont pas été appliqués, et les collectes en milieu pénitentiaire associés aux collectes de rue ont entraîné plus de 40% des cas de contamination pour 1985 ! Et c’est Anne-Marie Casteret, journaliste courageuse qui a cherché à voir clair, a dénoncé le blocage des tests de dépistage et s’est indignée qu’on ait laissé sur le marché des produits contaminés, qui se trouve accusée de coupables intentions, suivant le principe de tous les bureaucrates : « Elle a dit la vérité, elle doit être condamnée . »

La vérité, comme l’ont dit les enseignants à propos de M. Allègre, c’est que nous vivons dans un système hypocrite, qui fonctionne à l’intimidation et à l’humiliation. M. Le Gunehec, président surréaliste et stérile de la Cour de justice, ignorant la compassion humaine autant que son dossier, est un exemple parmi d’autres de cette sinistre désinvolture.

Face aux défis de la réalité, ce système désigne d’abord des boucs émissaires - Mme Voynet, M. Cohn-Bendit, le nucléaire, les fonctionnaires, selon les goûts de chacun - faute d’avoir pris les mesures nécessaires. Puis il cherche une solution dans des textes, dans le « droit », accumulant lois, règlements et circulaires qui ne sont pas appliqués : on change les textes parce qu’on n’est pas capables ou parce qu’on ne veut pas changer la vie. La conclusion est qu’on ne fait rien sur ce qui est essentiel, en multipliant les initiatives désordonnées et confuses sur ce qui ne l’est pas. Tout devient virtuel, formel, académique.

On agite des questions secondaires - les fameuses « questions sociétales » - alors qu’on se dérobe face aux problèmes fondamentaux, comme si, en juin 1939, on ne s’était passionné que pour les questions familiales ou les droits des femmes.

De ces droits, d’ailleurs, parlons-en. Il est vrai qu’il y a un état d’urgence, en France, sur le terrain de la cause des femmes. Nous restons l’un des pays les plus sexistes du monde. Or que fait-on ? Les mêmes « notables masculins » qui, à l’unanimité, votent la « parité » dans la Constitution, l’ont jusqu’à présent cyniquement bafouée dans leurs partis, dans leurs entreprises et dans leurs propres foyers.

L’hypocrisie française est à son comble : une caste bureaucratique gère un ordre néo-libéral oligarchique en le qualifiant tout à tour de « mondialisme », d’« Europe » et de « sens de l’Etat ». Faute de courage pour agir dans la réalité du monde, de faire face à la City de Londres et à Wall Street, on se réfugie dans la fausse cohérence d’un discours narcissique, et on impose chez nous des rapports de force.

Je suis bien placé pour le savoir. Je suis heureux d’avoir lancé un défi à ce système, parce que c’est une question de moralité élémentaire. Faites-le vous aussi. Ne vous laissez pas imposer par ceux qui ont si mal agi et agissent si mal la peur de mal faire. N’ayez pas peur. Ne faites pas comme eux. Mesurez votre responsabilité et agissez.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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