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Les analyses de Jacques Cheminade

Lettre ouverte sur Pierre Mendès-France à l’opposition de gauche

par Jacques Cheminade

« Est-ce un homme d’honneur ? » demandait souvent Pierre Mendès-France à ses amis ou à ses collaborateurs à propos d’un interlocuteur qu’il connaissait mal. « Honneur » : à notre époque de débauchages sarkozistes et d’intrigues entre éléphants et éléphanteaux, sexa, quinqua, quadra et MJS, ce mot paraît venir d’une autre époque, et même sentir la naphtaline. Et pourtant, c’est bien lui que la gauche devrait retrouver, ce véritable honneur qui ne consiste pas à acquérir des rubans, des maroquins ou des mandats, mais à servir la vérité et la justice, pour éveiller les consciences et les élever à la cause du bien commun, à la dignité d’homme.

Se vouer à rendre le monde et l’humanité meilleurs : s’il existe une différence entre la gauche et la droite, c’est bien cet engagement-là. La droite gère au mieux l’ordre des choses, au pire s’impose dans des rapports de force ; la gauche (si ce mot a un sens) se bat pour créer un environnement social plus favorable à l’expansion des pouvoirs créateurs de tous et de chacun.

Regardons maintenant yeux dans les yeux ce qu’est devenue la gauche aujourd’hui, face aux échéances décisives en Europe et dans le monde. Non seulement elle n’est pas à la hauteur du défi, mais comme Dominique Strauss-Kahn au FMI ou d’autres ailleurs, elle cherche à occuper des créneaux sur un bateau qui coule. Face à la désintégration du système financier et monétaire international, face au parti de la guerre aux Etats-Unis, face à la dislocation sociale, face à cette moitié de l’humanité qui vit avec moins de deux dollars par jour, face à notre jeunesse pour qui la consommation de cannabis, la tentation du suicide et la dépolitisation se banalisent, elle s’est installée dans la règle du jeu et a trahi ses valeurs. Elle a perdu et, si elle continue ainsi, elle continuera à perdre pour notre mal à tous. Nicolas Sarkozy a défini par ses mots le terrain du débat public dès 2002, établi son hégémonie culturelle et son pouvoir idéologique. La gauche n’a fait que s’adapter.

Il ne s’agit pas d’une simple question de morale ou de rigueur intellectuelle ; il s’agit d’une question d’efficacité. En croyant vivre en jouant la règle du jeu, la gauche a perdu ses cartes et son âme en même temps.

Que faire ? C’est ici que, pour nous autres Français, l’autre 18 juin - le 18 juin 1954, celui de Mendès - retrouve toute son actualité. Pendant ces journées, devant un Parlement faible et des parlementaires voués à la servitude volontaire des intérêts coloniaux, des puissances financières et du régime des partis, Mendès a redéfini l’intérêt général avec un courage tranquille. Réglant d’un même élan la question internationale - l’Indochine, la Tunisie, la Communauté européenne de défense - lançant avec Félix Gaillaud notre programme nucléaire, relevant les bas salaires, mettant en place une nouvelle politique de la jeunesse, il fut le seul chef de gouvernement de la IVème République ayant eu un projet et un sens de mission. Il haïssait les petitesses partisanes, ce qui lui valut peut-être le plus bel éloge que de Gaulle fit d’un homme : « C’est un cheval qu’on n’attelle pas. »

Alors, socialistes, communistes, PRG et humanistes d’aujourd’hui, dételez-vous ! Il est temps, il est presque déjà trop tard.
Comment ? En partant d’une situation internationale dans laquelle la France doit se fixer trois objectifs :

- participer au lancement d’un nouvel ordre économique et monétaire international, un nouveau Bretton Woods, qui redonne priorité au travail et à l’équipement sur les spéculations et le virtuel ;
- s’engager à construire un Pont terrestre eurasiatique, avec des corridors de développement Ouest-Est et Nord-Sud, de l’Atlantique à la mer de Chine, sur la base de grands travaux, de l’application de nouveaux principes physiques et de technologies nouvelles ;
- combattre en vue de ce projet l’administration Bush-Cheney aux Etats-Unis, pour qu’une Amérique libérée de leur emprise soit le moteur d’une alliance pour le progrès et le développement mutuel.

De ce triple engagement, nous ne pouvons être l’acteur principal, mais nous devons en être le catalyseur. Cette fois, nous sommes en mesure de participer au Dien-Bien-Phu de Bush et de Cheney, au nom de la vision développée par cette autre Amérique, qui est celle de Lyndon LaRouche et à laquelle en tant que Français et Européens nous avons une part, pourvu que nous ne tombions pas dans les jeux criminels de l’oligarchie. L’enjeu est la justice dans le monde, la paix ou la guerre. Le défi d’engager pour la paix et la solidarité entre les peuples des ressources plus grandes que celles qui l’ont été pour les guerres du XXe siècle. Un projet-phare, pour nous, serait la remise en eau du lac Tchad, dans le cadre d’un développement agro-industriel de toute l’Afrique centrale et d’une politique visant au recul du désert, donc à l’arrêt des migrations forcées des éleveurs vers le Sud.

Alors, le verrou financier international étant ainsi levé, autour d’un combat qui sera très difficile mais qu’on ne peut éviter, nous retrouverons notre liberté d’action dans notre politique intérieure, et pourrons mener une vraie réforme, retrouvant à l’échelle du monde l’élan de Roosevelt et, chez nous, de la Libération.

Cela suppose que nous jouions à fond notre atout nucléaire pour la justice sociale et le développement du tiers monde. Car c’est seulement avec les découvertes de la physique nucléaire des nouvelles générations - réacteur à haute température (HTR) et fusion thermonucléaire - que l’Europe et le monde pourront trouver à la fois la base énergétique nécessaire à un développement général, le moyen d’approvisionner le monde en eau par dessalement de l’eau de mer et la capacité de créer des ressources nouvelles par transmutation. Dans cet environnement de progrès retrouvé, aucune politique de recul salarial ne sera plus tolérée, car on aura ainsi arrêté net la logique de pillage des salaires et des entreprises productives par les intérêts financiers. La République pourra alors être remise dans l’école, l’université, l’hôpital, le laboratoire et l’entreprise, tant par le service public offert à tous que par l’organisation des pouvoirs au sein de chaque organisme.

L’Europe, dès lors, ne sera plus une addition d’intérêts égoïstes et un grand marché offert à la loi du plus fort, mais un terrain de développement mutuel où des centaines de milliards d’euros pourront chaque année être prioritairement dégagés en faveur de grands travaux et d’un grand projet culturel intégrateur. Le rétablissement des intérêts souverains de chaque nation sur sa monnaie est nécessaire pour lancer ce programme, reposant sur l’émission de crédits productifs publics à large échelle, long terme et faible taux d’intérêt, et sur des équipes pluri-nationales par projet, dépassant les querelles médiocres et subalternes comme celles que suscite l’aviation au sein d’EADS.

Voilà de vraies perspectives, à la Mendès, pour une France du XXIe siècle, promouvant les générations futures. La France de Christine Lagarde, avocate de la mondialisation, ou de Dominique Strauss-Kahn, porte-parole du FMI, est une France qui ne se gouverne pas elle-même. Comment une France qui se dispose à éliminer 17 000 postes dans l’Education nationale et fait des cadeaux aux fils de famille bénéficiaires de stock options (MM. Forgeard fils) ou des effets du bouclier fiscal (notamment CSG et CRDS) pourrait-elle être la France ?

Cela aussi, il faut le dire plus fort, en haussant le ton. Le gouvernement du peuple, par et pour le peuple, s’est transformé en un gouvernement de riches, par les riches et pour les riches. Nicolas Sarkozy en est aujourd’hui le gérant, mais bien des « hommes de gauche » en ont été auparavant, eux aussi, les gestionnaires.

Dételez-vous ! L’histoire n’appartient, en ces moments décisifs que nous vivons, ni à ceux qui appellent « prudence » leur lâcheté, ni aux héritiers administratifs, mais à tous ceux qui ne possèdent rien sinon le pouvoir d’un idéal et l’espérance d’y parvenir, ceux qui veulent agrandir nos tables pour y installer plus de convives, plutôt que de sombrer dans le chaos et la guerre de tous contre tous. Par delà les illusions d’une ouverture ou d’une refondation limitée à la pose de sparadraps, voici venir le temps de nouveaux Mendès et de nouveaux Jaurès. Qu’ils soient cette fois moins éphémères tient à chacun d’entre nous.

C’est une question d’honneur.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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