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Les analyses de Jacques Cheminade

Michel Pébereau, Codice : dressage « économique » des Français

Les analyses de Jacques Cheminade sont publiées tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Au moment même où les marchés se désintègrent et la société se disloque en raison du libéralisme financier adopté depuis plus de trente ans dans le monde, c’est cette marchandise avariée que la nomenklatura parisienne entreprend de servir aux Français sous le nom d’« économie ». « Les Français sont braqués contre l’économie parce qu’on ne la leur a pas enseignée, on ne leur en a jamais parlé de façon simple », assure le ministre Thierry Breton. Il faut donc faire avaler la pilule à nous autres, pauvres ignorants : ainsi vient de se créer le Conseil pour la diffusion de la culture économique (Codice).

De même, Michel Pébereau, président des comités de surveillance et de consultation de l’Institut Aspen en France, est devenu, avec l’Institut de l’entreprise (the French Enterprise Institute), un véritable ministre-bis des Finances et le nouveau parrain de nos milieux d’affaires. Ce « libéralisme financier » que Jean Zay, Pierre-Mendès France et Charles de Gaulle (ils avaient cela en commun) jugeaient nocif et dépassé, triomphe alors que la place de Paris, sous le contrôle du New York Stock Exchange, espère être un Wall Street délocalisé dans la ville-lumière. Comment cela s’est-il fait ? Jean-François Théodore, le patron d’Euronext (bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne) a craqué à force d’espionnage téléphonique, de campagnes de presse et autres menaces organisées par deux fonds anglo-saxons, TCI et Atticus, proches de Goldman Sachs. Eh oui, c’est cela qu’on appelle « libéralisme ».

Codice

L’hypocrisie atteint son comble avec le Codice : sous la houlette de Claude Perdriel, patron du groupe Nouvel Observateur, et en prétendant à une « indépendance totale » , quinze personnalités, socio-libérales et libérales tout court, ont proposé vingt-cinq mesures pour sortir les Français de leur « ignorance crasse en matière d’économie » , selon les termes mêmes de Pascal Lamy, patron de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et proche du père de l’euro financier, Jacques Delors. La première des mesures est à elle seule révélatrice : « Un discours économiquement responsable, pas de promesses dont on n’explique pas le financement. » Il ne faut pas dépenser plus qu’on a en poche, disent ces éminents experts, comme si l’Etat était une brave ménagère. Tous sont évidemment favorables à l’esprit de l’Union européenne actuelle (trente projets de transport à grande vitesse, cinq réalisés) et condamnent comme une hérésie dépassée le crédit productif public pour promouvoir les infrastructures de l’avenir et les grands travaux.

Parmi les membres de la Codice ne figure aucun des trois économistes français réellement compétents - même si nous ne sommes pas d’accord avec eux sur tout : ni Maurice Allais, ni Bernard Maris, ni Jean-Paul Fitoussi. Mais on y trouve bien le grand « parrain » de nos finances qu’est Claude Bébéar, ex-PDG d’Axa. Nicole Notat, Jacques Julliard et Eric le Boucher y figurent comme supplétifs libéraux de la « société civile » .

Pébereau

Michel Pébereau, quant à lui, est l’auteur du rapport au kärcher sur les déficits publics, remis à Thierry Breton en décembre 2005. Ce qui l’intéresse, selon un article du dernier numéro du Nouvel Observateur, « c’est de jouer un rôle dans le débat public où ses convictions le portent aux bienfaits (sic) de la rigueur budgétaire » . Président du conseil de direction de Sciences-Po, temple de la bureaucratie financière, membre du conseil du Medef, il dirige l’Institut de l’entreprise, qui pèse de tout son poids dans la campagne présidentielle. C’est lui qui a contraint tous les candidats « officiels » - acceptant de passer par les fourches caudines du système - à chiffrer leurs propositions. Il a ainsi « gagné son pari » : aucun candidat sérieux ne se départit d’un souci de l’orthodoxie budgétaire - ce souci que Jean Zay condamnait en 1941 depuis sa cellule de la prison de Riom, y voyant la source de tout le blocage organisé contre la politique économique et sociale du Front populaire.

Eh oui, nous y voilà ! On est revenu à l’atmosphère des années trente, celle des « principes » des gouvernements Brüning (juillet 1930 - mai 1932) en Allemagne et Laval en France (janvier 1935 - février 1936) : blocage des salaires, blocage des prix et austérité budgétaire. Le résultat, quelques années plus tard, fut, dans les deux pays, ce qu’on sait.

Bayrou

Il est, enfin, révélateur de noter que le candidat favori de ces milieux (bien que tous s’y soumettent), est l’ineffable François Bayrou. Peut-être parle-t-il, comme le dit Le Parisien, aux chevaux, mais ce sont les financiers qui lui parlent. Michel Péberau l’inspire, Jean Peyrelevade, l’homme du tournant de la rigueur en 1983, matrice des politiques actuelles, est son plus proche conseiller.

Et au coeur des ténèbres libérales, c’est-à-dire dans les milieux de la City de Londres, on accueille sa candidature avec une condescendante sympathie. Ainsi, le Financial Times, qui juge Ségolène Royal empêtrée dans le socialisme des années 1970 et Nicolas Sarkozy dans l’économie de l’offre des années 1980 - « autrement dit entre du vieux et du très vieux » - célèbre en Bayrou un homme « moderne » , qui « s’améliore de jour en jour » . « Il semble être tout ce que ne sont pas les deux autres candidats : pro-européen, conscient des obligations financières de la France et de l’importance de sa dette publique. » En bref, un « nice boy » ...

Mais, dira-t-on, on ne peut comparer la situation actuelle avec celle de 1929. Peut-être pas, en effet, parce qu’elle est pire : cette fois, la crise, avec la loi de la jungle sévissant partout, s’étend à l’échelle du monde. Produits financiers dérivés, crédit hypothécaire à haut risque, spéculateurs sur les matières premières, yen-carry-trade : hedge funds, grandes banques d’affaires, banques de dépôt, sociétés de financement spécialisées, paradis fiscaux ont tissé une vaste toile qui constitue une sorte de fonds hyper-spéculatif mondial. Ce fonds, pour survivre, doit devenir un pirate armé de tous les moyens, y compris militaires et policiers. C’est le sens des dérives de la politique de Bush et de Cheney.
François Bayrou sourit. La City l’applaudit. L’on pourrait ajouter, sans vouloir vexer personne, que dans son cas la messe financière est dite.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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