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Solidarité & progrès

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que sur son site de campagne www.cheminade2012.fr.


Un soulèvement des peuples parcourt le monde. Face à l’injustice croissante qui se manifeste partout, de Tunis au Wisconsin, du Caire à Dresde, de Bahreïn à Benghazi, c’est partout une aspiration vers le haut qui s’exprime, par la volonté confuse des jeunes à devenir auteurs de leur propre vie. C’est à cela que nous avons le devoir immédiat de répondre. Car si une orientation, un horizon et un projet ne sont pas proposés pour sortir de la crise, la colère deviendra rage impuissante et nous conduira tous droit dans le mur.

Pour une fois, je citerai un dialogue entre François et Danielle Mitterrand. A Danielle qui lui demandait : « Puisque tu as le pouvoir, pourquoi tu ne t’en sers pas pour changer le pays ? » François répondit : « Je n’ai pas le pouvoir. La France, comme le reste du monde, est assujettie à une dictature financière qui gère tout. » Toute ma vie a été en insurrection contre cet aveu d’impuissance, qui a fait du François Mitterrand parvenu au pouvoir l’ennemi intellectuel du capitaine Morland qu’il était dans la Résistance et un agent d’influence de l’Empire financier de la City. Pourquoi rappeler aujourd’hui cette histoire ? Parce que c’est désormais toute la classe politique française qui s’est ralliée à cette forme de soumission.

L’Europe ne sait proposer que diverses marques de camisoles de force, parrainant le renflouement des banques et une austérité sociale qu’aucun de ses parrains ne pratique pour lui-même. Sarkozy, entre deux rodomontades, est devenu l’auteur et le relais de cette politique autodestructrice. Et quel choix nous présente-t-on maintenant, à cette heure sombre de l’histoire ? Claude Askolovitch le dit bien dans le Journal du dimanche du 6 mars : « L’irruption de Marine le Pen » ou « la construction d’une alliance entre socialistes, centristes et écologistes, le plus sûr moyen de conjurer la catastrophe ». C’est évidemment à la candidature de Dominique Strauss-Kahn qu’il se réfère. De celui-ci, nous avons dit tout ce que nous avions à dire. Il ne sert à rien d’avoir la version financière rose d’un film financier noir. Le remplacement de George W. Bush par Barack Obama aux Etats-Unis en a été la preuve. Si l’on reste dans le panier de crabes de Wall Street et de la City, le produit brut ne peut être qu’un crabe. Et pour continuer la métaphore, la cancer financier que j’ai annoncé en 1995, alors que Jean-Luc Mélenchon venait de défendre le traité de Maastricht en 1992 et s’était fort bien accommodé de ses doubles fonctions de ministre et de sénateur mitterrandien, a depuis multiplié ses métastases.

Passons à Marine Le Pen. Il s’agit d’un personnage synthétique, porté par un engagement émotionnel dérivé du clan familial, qu’elle projette au niveau de la France. Cela plaît car elle paraît ainsi différente des autres, issue d’un autre milieu que celui de l’insieste politique parisienne. En fait, elle n’est que la roue de secours, ou plutôt le pneu rechapé, d’un système aux abois. Elle continue à vénérer son père tout en ayant mis à son menu des plats d’une autre cuisine. La voilà défendant le service public, que son père rejetait, les fonctionnaires, que son père moquait, et une économie dirigée, alors que son père était un national-libéral puisant son inspiration auprès des néo-conservateurs britanniques et américains. Le dénominateur commun reste cependant le rejet de l’autre, non pour ce qu’il fait mais pour ce qu’il est. La peur de l’immigration qu’elle manipule ne tient aucun compte du fait que sans l’immigration, la France et l’Europe ne pourront jamais se développer en raison du vieillissement de notre population. Mme Le Pen elle-même reconnaît avoir fabriqué son programme entre plusieurs coupes de champagne dans l’atmosphère amicale et fêtarde de jeunes ambitieux et d’anciens de Bruno Mégret. Admiratrice de de Gaulle, elle ? Non seulement elle confond sa politique avec celle de Napoléon III, mais elle vient d’une famille qui célébrait les anniversaires du putsch d’Alger. Bref, c’est le clone de son père, les médias et l’hypocrisie en plus.

Il y a un critère bien simple pour définir notre avenir. Qui est du parti de l’argent et qui est du parti du peuple ? Qui est pour une séparation entre banques d’affaires devenues prédatrices et banques de dépôt et de crédit finançant l’économie à long terme ? Qui veut réellement mettre fin au règne de Wall Street et de la City ? Qui croit vraiment aux idées et qui utilise leur projection sur le mur de la caverne politique ? Qui a un sens de mission et qui sert son clan ou son image ?

Voir les 2 commentaires

  • petite souris • 14/03/2011 - 22:05

    Dialogue entre François et Danielle Mitterrand. A Danielle qui lui demandait : « Puisque tu as le pouvoir, pourquoi tu ne t’en sers pas pour changer le pays ? » François répondit : « Je n’ai pas le pouvoir. La France, comme le reste du monde, est assujettie à une dictature financière qui gère tout. »

    Quel aveu !

    Quel aveu d’impuissance !

    Quel aveu d’impuissance réelle d’échec !

    Quel aveu d’impuissance réelle d’échec et d’incompétence !

    Quel aveu d’impuissance réelle d’échec et d’incompétence par rapport à la responsabilité d’un chef d’état !

    Un tel aveu aurait dû, avec un peu d’honneur pousser à la démission.
    Mais non ! un aveu toute honte bue !
    Un petit aveu de rien du tout !
    Un aveu d’"acheté" !
    Un aveu de lâcheté !

    ...un aveu que ne peuvent renier aucun de ses successeurs ...
    Un aveu qui détruit la France !
    Cela s’appelle de la trahison !

    Répondre à ce message

  • tintin • 13/03/2011 - 14:41

    Je pense que votre analyse est juste su Marine Le Pen. Je crois qu’elle est ignare dans pas mal de domaines mais que c’est la haine de la France métissée qui l’habite. Dans le dernier journal Marianne on parle d’énarques et autres pointures intellectuelles qui la rejoignent discrètement. Ceux ci sentent le vent tourné alors ils quittent le navire Sarkozy qui est devenu un Titanic qui a déjà heurté l’iceberg fatal. Mais les ministres dansent et boivent le champagne comme l’équipage du titanic.
    Je pense que la réforme urgente n’est pas d’abord au niveau des banques même si c’est urgent mais au niveau de l’ENA et de la formation des grands commis de l’Etat. Les commis actuels roulent pour leur propre compte au lieu de servir la République et son ideal de liberté, fraternité, égalité. Oui la perversion est dans les grandes écoles qui forment nos élites.
    tintin

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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