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Les analyses de Jacques Cheminade

Ne cédons pas aux sirènes libérales !
Arrêtons la baisse des impôts et des dépenses de l’Etat

Les analyses de Jacques Cheminade sont publiées tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

La France dispose d’infrastructures qui sont parmi les meilleures au monde : autoroutes, hôpitaux, TGV, formation et recherche publique. C’est ce qui attire chez nous les investisseurs étrangers et nous a offert un « mieux être » jusqu’à la fin des années 1990, ainsi qu’une extension de notre espérance de vie de trois mois par année nouvelle. Cependant, il s’est installé depuis quelques années un « mal être », un pessimisme culturel, l’idée que la France a pris la voie du déclin.

La conclusion qui en a été tirée, dans la droite comme dans la gauche of- ficielle, est que nous devrions mieux nous adapter à la concurrence internationale en abaissant les impôts (pour assurer plus de compétitivité et éviter les délocalisations fiscales des contribuables les plus aisés) et en diminuant les dépenses de l’Etat (l’impôt étant insuffisant pour les financer et l’emprunt ne s’avérant plus possible avec un endettement de l’Etat dépassant 65 % du produit intérieur brut). En fait, ce choix, conforme aux thèses néo-libérales de la Société du Mont-Pèlerin et de l’école néo-libérale en général, de Friedrich-August von Hayek à Milton Friedman, a été catastrophique. Nos politiques, en se faisant les supplétifs d’une oligarchie financière internationalisée, ont abjuré gaullisme, socialisme, christianisme social et mendésisme, en multipliant les erreurs et les compromissions.

Taxation inégale

Contrairement à toutes les idées reçues, l’Etat ne taxe qu’à hauteur de 12 % en France ! C’est ce qu’ont découvert Christian Saint-Etienne, professeur d’économie à Tours, et Jacques Le Cacheux, directeur des études à l’OFCE, en rédigeant leur rapport pour le Conseil d’analyse économique (CAE) auprès du Premier ministre. Ce 12 % est le taux global, tout compris, des impôts en France hors cotisations sociales, par rapport à la somme de tous les revenus et bénéfices, suivant l’estimation du ministère des Finances. C’est beaucoup moins que les contribuables le pensent, mais aussi bien moins que ne l’estimaient jusqu’ici les experts en fiscalité. La thèse suivant laquelle il faudrait baisser les impôts pour être compétitif ne vaut donc rien.

Il y a cependant un problème. C’est, chez nous, l’inégalité de la taxation. Les plus taxés sont les salariés les plus productifs et potentiellement les plus mobiles, ainsi que les petites et moyennes entreprises (PME) à vocation industrielle. Il y a là un noeud coulant à desserrer, alors que 20 % de ménages paient 91 % de l’impôt sur le revenu, que bien peu de grandes entreprises paient réellement l’impôt sur les sociétés, que bien peu d’investisseurs paient l’impôt sur le capital et que les vrais riches ne paient pas l’ISF. Il y a donc une réforme de l’impôt à entreprendre, en le rendant plus juste et en réhabilitant sa fonction citoyenne, alors que la réforme Villepin, en réduisant la progressivité de l’impôt sur le revenu et en plafonnant le seuil d’imposition à 60 %, a au contraire favorisé les 10 à 20 % des Français dont la situation est la plus aisée. Le problème est l’accès au développement des 80 % restants, qui gagnent tous moins de 2000 euros par mois, et dont plus de 10 % sont en dessous du seuil de pauvreté. Ce sont ceux-là qui bénéficient des transferts sociaux et des dépenses publiques.

Toute réduction de ces dépenses les touche donc de plein fouet, bloque la consommation et arrête la croissance. C’est pourtant précisément ce qui a été fait, sous les pressions intéressées des plus riches et des idéologues néolibéraux, avec pour conséquence plus d’injustice sociale et moins d’efficacité économique !

Protection sociale

La dépense publique est passée, dit-on, de 44,7 % du produit intérieur brut (PIB) en 1978 à 54,7 % en 2003. Cependant, cette augmentation - réelle - n’est pas due à un « engagement inconsidéré » de l’Etat : les dépenses de l’Etat proprement dites n’ont augmenté que de 22,1 % du PIB en 1978 à 22,3 % en 2003. La hausse a résulté presque entièrement de l’envolée des dépenses liées à la protection sociale, qui ont passé de 18,9 % à 25,2 % du PIB au cours de la même période.

La part des prélèvements de l’Etat au sens strict a chuté, elle, de 18,4 % du PIB en 1970 à 15,6 % en 2003, soit une baisse correspondant à 2,8 points de PIB, ce qui équivaut à un montant de 43 milliards d’euros ! Ici encore, ce sont les prélèvements sociaux (CSG comprise, à partir de 1991) qui ont augmenté de 13,1 % du PIB à 21,8 %, expliquant la « dérive » globale de la dépense publique.

Que s’est-il donc passé ?

Très simplement, les dépenses de protection sociale ont augmenté pour trois raisons :

  • le vieillissement démographique de la population ;
  • l’accroissement du chômage dû à une mauvaise politique d’ensemble ;
  • l’amélioration des techniques médicales.

Certes, l’Etat s’est endetté, notamment lorsque M. Sarkozy était le ministre du Budget du gouvernement Balladur. Depuis les années 70, la dette publique française est passée d’environ 25 % du PIB à plus de 65 % actuellement. Pourquoi ? Là encore, il faut aller contre la vulgate néo-libérale :

  • la montée de l’endettement de l’Etat n’est pas due à un excès de ses dépenses proprement dites, on l’a vu ci-dessus ;
  • elle résulte d’abord de la panne de croissance, qui a réduit les rentrées fiscales, et de la baisse des impôts dont le coût a été chiffré à 22 milliards d’euros sur la période 2002-2005.
    • A qui a donc profité cette politique ? La montée des profits, des dividendes et de l’épargne des sociétés de services, notamment de services financiers et commerciaux, le montre clairement. Or en même temps, les investissements ont baissé, car les entreprises ont préféré distribuer des dividendes à leurs actionnaires (les fameux 15 % de revenu de l’actionnaire) et racheter leurs propres actions (pour susciter une hausse artificielle favorisant les cadres supérieurs détenteurs de stocksoptions). Résumons donc la logique de la politique suivie depuis près de trente ans :

      • gains croissants pour les plus riches sans que les investissements se soient accrus, contrairement à ce qui était complaisamment annoncé ;
      • hausse très forte de l’endettement de l’Etat en raison de la baisse des impôts (en faveur des plus riches), de l’incapacité à promouvoir la croissance, de la nécessité de prévoir des mesures sociales pour contenir le mécontentement du plus grand nombre et du vieillissement de la population. Les cadeaux fiscaux ont constamment alourdi le déficit de l’Etat et, en conséquence, sa dette ; - incapacité de s’opposer à la politique d’austérité sociale pratiquée au niveau de l’Union européenne sous la direction de la Banque centrale européenne ;
      • perte de tout instrument national de rééquilibrage par l’Etat (taux d’intérêt, monnaie, budget) sauf les salaires, qui ont dû être systématiquement abaissés dans un système de libération des flux de capitaux et des échanges détournant les investissements vers les pays à bas salaires, à la fois au sein de l’Union européenne (Portugal, Irlande, Espagne) et au niveau mondial (Chine, Inde). Le résultat est que la baisse de leur pouvoir d’achat pousse précisément les ménages à défendre - mal - leur niveau de consommation en se contentant d’importations bon marché, c’est-àdire en s’habillant, en mangeant et en équipant leur foyer au détriment des travailleurs chinois, indiens ou d’autres pays du tiers-monde.

      La politique fiscale (en faveur des riches) et la baisse des dépenses de l’Etat ont donc abouti à une situation catastrophique. La sinistre ironie de la chose est que, face à cette catastrophe, les néo-libéraux réclament encore plus de « réforme », c’est-àdire de baisse des impôts, de désengagement de l’Etat et de réduction de la protection sociale, et se plaignent d’un déclin de la France qu’ils ont eux-mêmes provoqué ! Comme les médecins de Molière, ils veulent guérir la langueur par une bonne purge.

      Il est vrai que la source de la crise n’est pas française, mais européenne et mondiale. La France, avec une économie de services que certains baptisent de bazar, en voyant la prolifération de ventes-discount et de magasins à prix cassés, se trouve progressivement réduite à une logique de pays du tiers-monde (endettement sans croissance induite), et pour les mêmes raisons.

      Il faut donc arrêter les frais une bonne fois pour toutes ! Certes, on ne peut pas le faire au niveau franco-français. C’est pourquoi à une politique intérieure différente, avec des priorités opposées à celles suivies depuis plus de trente ans - nos « trente piteuses » - il faut donner le moteur d’une politique internationale imposant un retour de la protection publique, des marchés organisés et un nouveau Bretton Woods, qui jette les bases d’un développement mutuel Nord-Sud et Est-Ouest. Il faut revenir à la priorité de l’économie physique, productive, fondée sur le développement des capacités créatrices de l’homme, avec une vision de dix à cinquante ans, et sortir d’une priorité donnée au profit à court terme, au bénéfice de quelques-uns. Si on ne le fait pas, la sanction sera à l’intérieur une guerre sociale et dans le monde une guerre asymétrique contre les Etats résistants, avec pour perspective le chaos et une réduction généralisée de la population mondiale bien audelà de ce qui a déjà été entamé en Europe.

      La question est finalement simple : avons-nous encore la volonté de créer les conditions de notre avenir, c’est-à-dire d’équiper nos économies ?

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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