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Nettoyer les écuries d’Augias


Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que sur son site de campagne www.cheminade2012.fr.


Le débat officiel sur la nocivité du monde de la finance est désormais ouvert en France, après les remises en cause de Jean-Luc Mélenchon et de François Hollande. Cependant, outre que l’on devrait faire confiance au médecin qui a fait le bon diagnostic le premier et non aux ouvriers de la onzième heure, il faut bien dire que ce débat reste toujours mal posé. François Hollande, par exemple, dénonce un « véritable adversaire » qui « n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti ». Or le monde de la finance a bel et bien un visage, celui de la City de Londres et de Wall Street. Si l’on est réellement disposé à combattre cet adversaire, il faut d’abord l’appeler par son nom, ce que nous faisons ici depuis longtemps. Le parti qui l’a au contraire défendu existe. C’est celui d’une droite de plus en plus complaisante envers l’oligarchie financière et d’une gauche de tous les compromis depuis que François Mitterrand a cyniquement jugé que l’on ne pouvait rien contre elle, comme le rapporte Danielle dans ses Mémoires. Jean-Luc Mélenchon et François Hollande ne remettent en cause ni cette filiation ni leur passé à son service.

Pire encore, François Bayrou prétend rétablir la justice sociale et une priorité industrielle tout en continuant à faire payer par notre peuple les dettes de jeu contractées par les établissements financiers spéculateurs. Loin de remettre en cause l’illégitimité de ces dettes, il entend nous soumettre à une rigueur destructrice, conséquence inéluctable de la règle d’or de l’équilibre budgétaire dans un système où les fondements mêmes des budgets sont illégitimes.

Certes, François Hollande et même Jean Peyrelevade, conseiller de François Bayrou, appellent à voter une loi sur les banques qui les obligera à séparer les activités de crédit de leurs opérations spéculatives. Cependant, Bayrou assure que son ennemi est le chômage, non la finance, comme s’il ignorait que la finance dominante a été la matrice du chômage, avec la complicité du népotisme d’Etat dont il a été longtemps l’un des serviteurs et avec lequel il semble encore chercher aujourd’hui des arrangements. Quant à François Hollande, l’on ne sait pas encore s’il envisage simplement de séparer les activités sous le même toit, ce qui conduirait inéluctablement à l’inceste financière, comme l’a démontré l’application de la loi Dodd-Franck aux Etats-Unis, ou s’il est favorable à une vraie séparation, suivant le modèle de la loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt.

Quoi qu’il en soit, aucun ne dit clairement qu’il faudra organiser la faillite des activités de marché, en les séparant des activités de gestion de dépôts et de crédit, en protégeant l’épargne populaire et le financement des entreprises productrices. Aucun ne propose de constituer une commission parlementaire chargée de séparer le bon grain de l’ivraie, avec des pouvoirs juridiques d’instruction. Aucun n’envisage, une fois la procédure de type Glass-Steagall appliquée, de mettre en œuvre une politique de crédit public permettant de financer de grands travaux d’équipement de l’homme et de la nature autour de laquelle peut seule être organisée une vraie reprise. Aucun ne mentionne le critère permettant de choisir les technologies et le mode de production d’énergie du futur, la densité de flux d’énergie par être humain employé et par unité de surface. Tous passent donc des compromis avec une économie « verte » qui ne peut en aucun cas assurer un avenir aux pays émergents, aux pays africains et aux générations futures. Et lorsqu’un pays comme l’Iran essaie ainsi de se doter du nucléaire civil, ceux qui le possèdent déjà sous sa forme militaire s’efforcent de le mettre sous contrôle.

Si nous ne vivions une terrible tragédie, l’effondrement d’un mode de société et un risque de guerre, il serait permis de rire devant cette incapacité généralisée dont l’agitation ultime de Nicolas Sarkozy est la contribution la plus comique.

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  • petite souris • 26/01/2012 - 00:17

    Aucune de nozélites en place ne le fera, car il faut réfléchir en prenant de la hauteur, puis prendre la décision du bon sens et de l’efficacité et enfin d’agir en homme digne et libre !!!!

    Rappel :

    Le nettoyage des écuries d’Augias est le cinquième des douze travaux d’Héraclès.

    Augias, roi d’Élide, possédait, d’énormes troupeaux de bétail. Mais ses écuries étaient tellement sales qu’on ne pouvait plus y rentrer, elles n’avaient plus été nettoyées depuis trente ans.

    La tâche d’Héraclès fut de nettoyer ces étables, ce qu’il fit en une seule journée, en détournant les eaux des fleuves Alphée et Pénée vers lesdites écuries, ce qui eut pour effet de les décrasser en profondeur.

    Ce travail ne fut cependant pas comptabilisé car Eurysthée prétexta qu’Héraclès avait demandé à Augias de le payer pour accomplir la tâche. Augias ne versera d’ailleurs jamais ce paiement (il lui avait promis 300 bœufs) et chassa Héraclès quand il vint le lui réclamer. Irrité, Héraclès leva une armée, prit la ville d’Élis et tua Augias ainsi que tous ses fils sauf un, Phylée, qui avait pris le parti d’Héraclès. En récompense, le héros le plaça sur le trône d’Élide, le faisant ainsi succéder à son père.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
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Jacques Cheminade
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