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Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
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Solidarité & progrès

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Les analyses de Jacques Cheminade

Ni CPE, ni BCE
Créons de l’emploi, créons de l’avenir !

La rédaction

Les analyses de Jacques Cheminade sont publiées tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Le Contrat première embauche (CPE) doit être retiré. La déclaration faite par Jacques Chirac le 31 mars ne change rien sur le fond des choses. La période d’essai de deux ans réduit à un et le droit offert au jeune salarié de « connaître les raisons de son licenciement » (le mot « motivation » n’a même pas été prononcé) ne font qu’aménager une précarité inadmissible. Dans la forme, c’est du jamais vu : le Président promulgue une loi mort-née en même temps qu’il en annonce une nouvelle qui toilette le cadavre. Mieux encore, bien que le texte ait été rédigé par les services de l’Elysée et de Matignon, on désigne deux croque-morts accoucheurs, les présidents des groupes UMP à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour présenter une proposition de loi comme si elle venait de parlementaires, afin d’éviter un passage par un Conseil d’Etat opposé aux mesures catégorielles comme le CPE ! A l’injustice du fond, à la destruction du droit du travail, s’ajoute ainsi la pantalonnade de la forme, dans l’irrespect le plus total du Parlement et de la parole donnée par l’Exécutif.

Se fixer des cibles

Le CPE n’est cependant pas une chose en soi. En obtenir le retrait sans éliminer la logique qui l’a engendré reviendrait à traiter un symptôme sans guérir la maladie.
La maladie, c’est l’ordre monétariste du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne (BCE), qui recartellisent l’économie mondiale et l’économie européenne (Mittal-Arcelor, Suez-Gaz de France, Alcatel-Lucent, Banques populaires-Caisse d’épargne...), promouvant l’austérité sociale, surexploitant la main d’oeuvre asiatique et créant chez nous une société de services au détriment de la production et du travail.

La preuve que ça vient de là ? Le CNE et le CPE ont été des « idées » soumises par l’ex-directeur du FMI, Michel Camdessus, dans un rapport commandé par Nicolas Sarkozy et repris par Dominique de Villepin.

Mobilisons-nous donc pour attaquer le mal à sa source, en désignant les cibles :

  • la Banque centrale européenne et son instrument, l’euro, qui sont le relais de l’ordre du FMI ;
  • les grands groupes financiers qui, dans les secteurs de base, comme l’eau, l’énergie et les transports, s’efforcent de détruire le service public ;
  • le financement des partis politiques qui, en France, favorise scandaleusement les réseaux de collaboration financière avec l’ordre de la BCE et du FMI.

L’on ne peut laisser à l’abandon l’Europe des grands projets, l’Europe des projets ferroviaires trans-européens, d’Erasmus et de la recherche, alors que les sociétés du CAC-40 ont fait les bénéfices les plus élevés de leur histoire (+ 120 % en 3 ans), sans investir et sans embaucher ! L’on ne peut laisser le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, dire cyniquement que « l’on vivra avec moins de garanties, moins d’acquis et moins de bonheur que les générations précédentes ».

Articuler un projet mobilisateur

Ah ! diront beaucoup d’entre vous, mais ce sont « eux » qui ont la force, pas nous, pas vous ! Eh bien, non. Dans les périodes tragiques de l’histoire, les citoyens, s’il se battent pour des idées et non de simples avantages, peuvent devenir une force irrésistible. Nous pouvons devenir une force irrésistible. A condition de présenter un projet mobilisateur, qui rassemble les forces vives et les humiliés pour créer les emplois de l’avenir. Notre principale alliée, dans les circonstances présentes, est la crise terminale du système financier et monétaire international. Comme en 1929-1933, nos ennemis n’ont d’autre alternative, pour sauver leurs privilèges, qu’une politique de répression sociale à l’intérieur et de guerre à l’extérieur. C’est la politique de l’administration Bush-Cheney, c’est la politique à laquelle notre gouvernement s’est opposé lors de la guerre contre l’Irak et avec laquelle il pactise aujourd’hui.

Qualifiée de « fascisme universel » par certains de ses propres partisans, cette politique est impopulaire, aux Etats-Unis comme en Europe.

Nous pouvons donc gagner si notre projet va droit à l’essentiel :

  • que l’Etat reprenne en main le contrôle de l’émission de monnaie, aujourd’hui kidnappé par les banques et les sociétés d’assurance, contre l’euro, la BCE, le pacte de stabilité et toute la logique de Maastricht, avec une banque nationale sous inspiration et contrôle citoyen, et sur la base d’un nouveau franc polytechnique ;
  • que l’Etat émette avec cet instrument, par delà l’impôt et l’emprunt qui sont insuffisants ou taris, du crédit productif public à long terme pour l’école, l’hôpital, le laboratoire, les grands travaux d’équipement et le développement de l’Eurasie et du tiers-monde, en s’alliant pour ce faire avec tous les autres Etats qui le voudront ;
  • que l’Etat revienne à une société de producteurs, ne pensant plus au gain immédiat mais au bonheur des générations futures. Cela signifie garder dans le service public l’électricité, le gaz, les transports ferroviaires, les postes et les télécommunications, et nationaliser le service de l’eau. Cela veut dire un retour au progrès scientifique et technologique, avec des réacteurs nucléaires de la quatrième génération, jusqu’à la fusion thermo-nucléaire, et substituer au pétrole arraché à la nature l’hydrogène créée par l’homme.
  • Que cet Etat-là, ce soit nous, notre responsabilité pour répondre à l’exigence qui s’est manifestée à l’automne 1995, puis en mai 2005 et enfin aujourd’hui.
    C’est changer de manière de penser qui nous fera retrouver notre part d’immortalité, ce qui en nous n’est pas précaire, n’est pas « à l’essai », la continuation de notre grande aventure humaine. Le retrait du CPE rouvre cette voie au XXIème siècle. Les jeunes ont la responsabilité de nous y engager, en l’enrichissant et en la transformant par leur apport. Des deux côtés de l’Atlantique, patriotes et citoyens du monde, nous nous battons pour leur avenir.

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    Pour quoi se bat  ?

    « Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

    Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
    - que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
    - que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
    - que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

    Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
    Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
    Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
    La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

    La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

    La politique de en vidéo

    Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

    » Voir le projet complet

    en chiffres

    La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

    Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

    Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

    La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

    Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

    a vu juste sur...

    La crise financière de 2008

    Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

    La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

    Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

    La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

    S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

    L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

    Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

    La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

    Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

    Le Tsunami financier qui vient

    C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

    et la vraie Europe

    La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

    L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

    Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
    projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

    Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

    pour une écologie humaine

    S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

    Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

    Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

    L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

    et l’énergie

    Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
    Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

    Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
    Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

    Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

    est fier de déranger

    Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
    Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

    Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

    Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

    Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

    Participez à l'effort politique !

    Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

    Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

    Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
    Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

    En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
    Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

    Jacques Cheminade
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