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Les analyses de Jacques Cheminade

Nicolas Sarkozy, ministre du pognon

« Pognon » est un mot bien vulgaire (il ne faut pas dire « blé » ou « oseille », car M. Gaymard pourrait en être fâché), mais c’est celui qui vient à l’esprit après avoir assisté à l’exhibition de M. Sarkozy dans le grand centre de conférence du ministère des Finances, le mardi 4 mai. « Pognon » évoque en effet « poigne » et « gnon », en même temps qu’espèces, ce qui résume assez bien les fonctions successives du nouveau ministre et ses effets de scène. Il y avait donc 350 juristes pour l’écouter debout derrière un pupitre, épelant ses mesurettes, marquant sa différence avec le chef de l’Etat et étalant une suffisance satisfaite. Tout était en effet dans le spectacle, maquillage d’un fond sans la moindre originalité.

Sans originalité ? Oui, dans la mesure où il s’inscrit, en allant plus loin que ses prédécesseurs, dans la lignée du néo-libéralisme anglo-saxon et de son modèle, Tony Blair.

Tout d’abord, non content de s’engager en faveur d’un « pacte de stabilité » européen qu’il faudrait plutôt jeter aux orties, il a proposé à l’opposition et aux « partenaires sociaux » un « pacte de stabilité interne », sans toutefois en préciser ni les contours, ni les conditions. En l’écoutant affirmer sentencieusement qu’« il nous faudra respecter, en 2005, l’engagement de ne pas dépasser 3% du PIB et ne pas aggraver notre endettement. La parole de la France est engagée », l’on était tout prêt à oublier que sous Edouard Balladur, un certain Sarkozy Nicolas avait allègrement endetté la France pour attirer les consommateurs vers son mentor d’alors, sans créer la moindre substance productive. Enfin, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, comme pourront s’en apercevoir bientôt les subordonnés de M. de Villepin, chéris hier lorsqu’ils étaient les siens et subissant le gel de leurs crédits aujourd’hui qu’ils ne le sont plus.

Cependant, il y a bien plus grave. En entonnant le refrain suivant lequel il entend gérer la France « en bon père de famille » ; et « réduire les dépenses publiques pour relancer la croissance », il devient aussi destructeur que ses collègues anglo-saxons. En effet, le B.A.-BA de l’économie établit que lorsqu’un père de famille meurt, il n’a de comptes à rendre qu’à ses héritiers, tandis qu’un Etat s’inscrit dans la durée et doit rendre des comptes aux générations futures. La différence est qu’un Etat doit garantir l’essor des infrastructures physiques (ports, ponts, routes...) et humaines (éducation, santé publique, recherche...), ce que précisément le gouvernement de M. Raffarin et Sarkozy ne fait pas ! Pire encore, M. Sarkozy endosse l’idéologie thatchéro-blairiste de réduction des dépenses publiques pour « assainir ». Or l’on sait que si l’on réduit les dépenses publiques et d’équipement d’un Etat, on implique une baisse de production - faute d’environnement pour produire - donc une baisse de l’assiette fiscale et du revenu des impôts. Moins d’impôts implique plus de déficit, donc une nouvelle réduction des dépenses publiques, et c’est le cercle vicieux du néo-libéralisme qui s’étend. L’on doit privatiser - ce que Sarkozy fait, en attendant mieux, avec la Snecma, pour « équilibrer les comptes » et payer les dettes, ce qui enrichit les riches et appauvrit les pauvres. Puis on recommence, et au bout du compte, on a l’Argentine - que nous aurions déjà chez nous, du moins en partie, si nous n’étions pas protégés par l’euro !

Vous avez dit « en bon père de famille » ? Mais Nicolas Sarkozy propose, obsédé par le modèle américain, de relancer l’immobilier par le crédit hypothécaire (prêt sur gage, asseyant le montant du prêt sur la valeur du marché du bien). En pleine bulle immobilière, c’est un désastre. Certes, au départ, cette possibilité, associée à la faculté de renégocier le taux des prêts, a permis aux ménages américains de dégager un pouvoir d’achat supplémentaire. Mais cela a pour effet de gonfler la bulle et, en gros, de donner aux ménages déjà propriétaires la possibilité d’adosser un prêt à la consommation sur une hypothèque. Ce père de famille-là, qui s’expose sans garde-fou à une baisse des marchés, ressemblerait plutôt à MM. Balkany et Ceccaldi-Reynaud, ces bons amis de M. Sarkozy, en délicatesse avec Messieurs les juges.

Il y a pire encore ! A court de conseils, le nouveau ministre a confié à l’ancien directeur général du FMI, Michel Camdessus, la mission d’identifier sous trois mois les freins à la croissance en France. Rappelons que le FMI, sous l’autorité de M. Camdessus, a été le conseiller de l’Argentine et du Brésil !

Justement, à propos du FMI, M. Sarkozy a favorisé la nomination à sa tête de l’espagnol Rodrigo Rato, qui a « d’excellents contacts avec les dirigeants politiques à Londres et Washington », selon Santiago Cabo, de la Fondation des caisse d’épargne à Madrid. M. Chirac préférait le Français Jean Lemierre, mais M. Sarkozy, jugeant la partie perdue d’avance (?), a choisi « un obsessionnel de l’austérité budgétaire », qui a « flexibilisé le marché du travail » en laissant les infrastructures et la productivité espagnole très en retard. Qui se ressemble s’assemble.

Enfin, pour parachever le tableau, Nicolas Sarkozy estime que la coopération franco-allemande, si nécessaire à un avenir productif de l’Europe, est « ringarde » et qu’il faut « redécouvrir l’Espagne [de M. Rato] et le Royaume uni [de M. Blair] ». Il entend « repenser ce que doit être le noyau central et fédérateur de l’Union » ;, comme on le dit dans l’administration Bush et comme il l’a dit devant les instances nationales de l’UMP. Cerise sur le gâteau, M. Sarkozy a annoncé sa volonté de « réhabiliter la notion de politique industrielle », tout en s’opposant, avec prudence mais ténacité, aux projets franco-allemands sur lesquels elle doit nécessairement reposer !

Appelant à la « consommation », en bon baby-boomer qui voit en elle le fondement d’une reprise et non dans une production organisée, il retient des dispositifs intéressant celle des catégories aisées, alors qu’une augmentation de la prime pour l’emploi serait bien plus efficace pour tous ceux qui ont réellement besoin de consommer davantage.

Bref, M. Sarkozy aux manettes de l’économie se révèle aussi efficace que dans son combat contre l’antisémitisme. Après qu’il ait énoncé théâtralement ses convictions et justifié complaisamment ses critiques de l’administration Jospin, l’on a pu constater en moins d’une semaine trois profanations, celles du cimetière d’Herrlisheim, de la synagogue de Valenciennes et du mémorial juif de Douaumont.

Il est temps, dans tous les domaines, qu’une politique enfin sérieuse recrée dans notre pays les bases d’un vouloir vivre en commun, tant dans le domaine économique que dans celui du dialogue entre religions, cultures et civilisations. M. Sarkozy, par sa politique et son irresponsabilité affairée, sert en fait le choc des civilisations de M. Huntington et de ses amis de l’administration Bush et du gouvernement Blair. L’on peut dire en sa faveur qu’il est si pressé qu’il n’en est peut-être pas tout à fait conscient.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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