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Les analyses de Jacques Cheminade

Non à la privatisation rampante de l’AFP ; oui à une renaissance de la « pensée française »

Dans la logique de l’économie de marché et de la politique d’adaptation suivie par le gouvernement français, l’actuel président de l’AFP cherche &aegrave; imposer &aegrave; toute allure un « plan de développement » qui reviendrait &aegrave; une privatisation rampante de l’Agence. En effet, ce plan implique l’ouverture du capital &aegrave; des « partenaires financiers publics et privés », parmi lesquels on cite les inévitables LVMH, Alcatel et Vivendi.

L’argumentation du président, Eric Giuily, apparaît implacablement logique : le statut actuel de l’AFP, sclérosant, ne lui a pas permis d’entamer &aegrave; temps une politique de diversification et pour pouvoir survivre en le faisant, elle aurait besoin de 800 millions &aegrave; 1 milliard de francs que seuls les molosses financiers pré-cités peuvent fournir. Le chantage est classique : mieux vaut ceux-l&aegrave;, qui sont au moins « français », que de tomber sous la coupe des puissances étrangères ! On limiterait les dégâts en fixant &aegrave; un maximum de 5% la part de chacun des partenaires, et en offrant aux journalistes une « charte déontologique ».

Le personnel et les syndicats protestent &aegrave; juste titre : que vaudrait une charte face au patron de Vivendi, Jean-Marie Messier ? Poser la question, c’est y répondre ! Que se passerait-il si on procédait &aegrave; la « réforme Giuily » ? Tout le monde reconnaît que ce serait un changement de culture contraire &aegrave; la mission de service public de l’Agence !
Alors, bien sûr, la privatisation rampante de l’AFP est inacceptable. Mais il faut souligner que la solution ne peut se trouver au sein de l’AFP en tant que telle.

En effet, la « coupable » est l’évolution financière internationale de ces trente dernières années, qui est &aegrave; remettre globalement en cause et au sein de laquelle l’« exception française » de l’AFP ne peut résister comme un petit village gaullois face &aegrave; Jules César.

Un chiffre : dans les années 60, l’agence anglaise Reuters et l’AFP avaient un chiffre d’affaires comparable. Aujourd’hui, l’agence d’outre-Manche pèse vingt fois plus lourd que la nôtre ! Pourquoi ? Reuters s’est « adaptée » dès 1970. Les services de type analogue &aegrave; ceux de l’AFP qu’elle offre aujourd’hui ne représentent que 7% de son chiffre d’affaires, les 93% restants correspondant aux services d’informations financières et de transactions qu’elle rend au monde bancaire et aux salles de marché.

De plus, forte de ses 1200 journalistes, l’AFP fournit &aegrave; l’ensemble des journaux francophones la plupart de leurs informations sous forme de dépêches. C’est pourquoi il ne faut pas que cette fonction se perde ! Mais cela fait bien moins de clients que les anglophones Reuters, Associated Press et Bloomberg. Alors, l’Etat français compense, en souscrivant des abonnements de complaisance en faveur de ses ministères et de ses administrations, et assure près de 50% des recettes de l’Agence. Les Anglo-saxons prennent d’ailleurs un malin plaisir &aegrave; désigner l’AFP comme une « agence d’Etat ». Or, pour faire sortir par le haut l’AFP de ce dilemme, il faudrait, toutes choses égales par ailleurs, qu’elle devienne une agence mondiale multimédia, tournée vers l’internet et les nouveaux supports technologiques. Mais l’Etat, jusqu’&aegrave; nouvel ordre, n’est pas prêt &aegrave; augmenter sa contribution financière - et on retombe sur la solution Giuily.

Alors ? Alors toutes choses ne sont pas « égales par ailleurs ».

Le krach boursier et financier mondial, dont les conditions sont aujourd’hui inéluctablement réunies, va bouleverser la donne. La politique de la gauche plurielle d’adaptation aux marchés financiers, dans ce contexte, ne voudra plus rien dire.

Il serait donc absurde que l’AFP s’adapte &aegrave; quelque chose qui est en voie de s’effondrer ! C’est pourquoi il faut maintenir son indépendance, comme « élément de diffusion de la pensée française » dans les conditions d’une crise internationale sans précédent. Ne serait-ce que pour cela, l’Etat doit intervenir.

Cependant, il y a un problème : aujourd’hui, il n’y a plus de politique économique française autonome - avec M. Jospin ou avec M. Chirac - et il n’y a plus de pensée française digne de ce nom. De plus, l’AFP s’est enfoncée au cours de ces dernières années dans une crise morale et financière, en se crispant sur un corporatisme suicidaire.

Alors ? Alors, il faut réellement « sortir par le haut » en faisant de l’AFP le porte-parole de l’opposition &aegrave; l’oligarchie financière et au totalitarisme anglo-américain, en saisissant l’occasion de faire revivre une pensée française ne se limitant pas au verbiage. C’est un choix de politique générale dépassant de loin le rôle et le statut de l’AFP. C’est un pari. C’est cependant le seul qui vaille la peine ; la réforme de M. Giuily serait, elle, la somme de 4 ou 5 mariages &aegrave; 5% et d’un enterrement &aegrave; 100%.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

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- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Jacques Cheminade
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