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Les analyses de Jacques Cheminade

Nouvelle-Orléans - Paris : Squatteurs et sinistrés abandonnés par l’Etat

Les analyses de Jacques Cheminade sont publiées tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Les chiffres du scandale


Il y a en France :

  • 3 millions de mal-logés (logements insalubres, caravanes, hôtels meublés, abris de fortune, etc.)
  • 1 million de personnes hébergées par des proches
  • 150 000 squatteurs et SDF
  • 5,7 millions de personnes en « situation de fragilité » (dans des bâtiments surpeuplés, dépourvus du confort minimum, ou qui ont des impayés de loyers).

En outre :

  • 1,3 million de dossiers de demandes d’HLM ont été déposés en 2004, dont le délai de traitement atteint parfois dix ans.
  • Le nombre d’expulsions locatives pour cause d’impayés a doublé depuis cinq ans.
  • Les foyers à revenus modestes, répondant aux critères d’attribution d’HLM, représentent, selon l’INSEE, les deux tiers des Français, alors que seulement 15 % des 400 000 logements construits chaque année leur sont réservés.
  • Il manque au moins 200 000 logements sociaux pour résorber le retard.
Vous avez dit logement social ?


Le gouvernement Villepin s’est engagé à construire 80 000 logements sociaux par an. Cependant, 50 000 sont en fait des rénovations et le besoin total serait de 1 100 000, selon un rapport du Conseil économique et social daté du 14 janvier 2004.

En même temps, les maires de droite mais aussi de gauche refusent de donner leur aval à des constructions d’HLM et l’Etat a libéré les institutionnels (AGF, Crédit lyonnais, GAN, Crédit foncier) de toute contrainte en matière de loyers. L’offre de logements sociaux ou même à loyer modéré est donc très insuffisante dans les villes. Tout le monde le sait, personne ne fait rien et la bulle de l’immobilier haut de gamme ne cesse de se gonfler. Le logement a été « rendu au marché » et les plus démunis livrés à la loi de la jungle.

Succès de la manifestation du 3 septembre


Après les quarante-huit morts dans des incendies de logements scandaleusement insalubres et négligés, des manifestants anti-racistes et défenseurs des droits humains ont défilé le samedi 3 septembre du métro Quai de la Gare à Châtelet. Ils étaient plus de 10 000 pour dénoncer les conditions inhumaines d’hébergement faites à Paris aux travailleurs pauvres, et particulièrement à ceux d’origine africaine. Le scandale de l’insuffisance du logement social est ainsi exposé sur la place publique. Personne ne pourra plus dire : « Je ne savais pas. »

Après les incendies qui se sont produits à Paris dans des immeubles insalubres ou squattés, avec près de cinquante morts, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il ne fallait plus laisser des êtres humains courir ce risque. Sa « solution » est de faire expulser brutalement les squatteurs et les mal-logés, sans mobiliser de moyens pour les accueillir dignement. Résultat ? Les sans-papiers retournent à la clandestinité et les autres s’entassent dans des hôtels ou du provisoire (par exemple, le Centre sportif Bourneville-Kellerman pour les sinistrés de la rue Edmond Flamand). Le cycle destructeur de l’insécurité et de l’insalubrité n’est donc pas interrompu et l’apartheid social se trouve ainsi institutionnalisé. Aucune réquisition de logements vacants sur 40 000 disponibles à Paris n’est entreprise, alors que ces familles vivent actuellement dans des conditions totalement inacceptables.

L’on sait que Nicolas Sarkozy est un admirateur des néo-conservateurs américains et de l’administration Bush. Il vient d’en administrer la preuve. Car son attitude vis-à-vis des pauvres est la même que celle de George W. Bush. A la Nouvelle-Orléans, en effet, celui-ci n’a rien fait pendant plusieurs jours pour des pauvres entassés dans un stade, dépourvus d’eau potable, de nourriture, d’électricité et d’installations sanitaires, et menacés par des épidémies. Les riches avaient pu s’enfuir, les autres ont été abandonnés ou livrés à la « charité privée ». Finalement, ils ont été entassés dans des bus cinq à huit jours après la tempête et acheminés vers d’autres stades ou, au mieux, vers des foyers d’accueil improvisés. Les malades sont souvent morts dans les hôpitaux de la ville, faute de soins.

George W. Bush a souhaité, pour conclure, qu’un « raz-de-marée de compassion » se lève dans son pays. On ne pouvait aller plus loin dans l’hypocrisie, alors qu’il est triplement coupable : pour avoir refusé des fonds pour consolider les digues protégeant la Nouvelle-Orléans, désorganisé la Federal Emergency Measures Administration (l’agence de lutte contre les catastrophes) en réorientant les fonds disponibles vers la lutte contre le terrorisme, et s’être montré incapable, une fois la catastrophe survenue, d’organiser l’intervention des secours. Le vice-président Cheney, qui tenait les commandes du pays à Washington, est sans doute davantage encore impliqué. Bush et Cheney sont responsables et coupables de la mort ou de l’abandon de milliers d’êtres humains.

On parle désormais d’un « katrinagate » à Washington, où l’on s’aperçoit que les principes du nouvel ordre néo-conservateur frappent de plein fouet le peuple américain lui-même.

Sarkozy au pouvoir en France, avec les mêmes convictions et le même abandon des plus démunis, conduirait aux mêmes conséquences. Une Europe constituée autour de l’axe Merkel-Blair-Sarkozy ne serait pas en effet un changement de majorité, mais un changement d’ordre politique : l’abandon de fait de la République, avec le rejet des démunis et de l’égalité des chances, et le règne du triage social affiché sans scrupules. Avec l’Etat policier chargé de le faire respecter.

Dernier point de détail : les quarante-huit victimes des incendies de la rue de Provence, de la rue Edmond Flamand et de la rue du Roi-Doré étaient toutes d’origine africaine. Comme la quasi-totalité des victimes de la Nouvelle-Orléans...

La politique du logement bien mal lotie

Dans un article publié dans Libération du mercredi 7 septembre, Louis Bertrand, doctorant à l’Institut d’urbanisme de Paris (Paris XII) et membre du Collectif des jeunes chercheurs contre la précarité, dénonce l’aggravation de la situation des plus démunis dans l’accès au logement. Tout y contribue, dans la logique d’une société à priorité financière ne servant que le « marché rentable » :

  1. Il n’y a pas de recours juridique pour forcer les collectivités locales à respecter la loi, c’est-à-dire le quota de 20% de logements sociaux. Or, depuis le 1er janvier 2005, le Fonds de solidarité logement est décentralisé aux conseils généraux. En l’absence d’un tel recours, ségrégation spatiale, clientélisme et protection des catégories les plus aisées pourront certes être dénoncés, mais sans moyen efficace de les combattre.
  2. La démolition-reconstruction proposée par Jean-Louis Borloo, ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, aboutit fatalement à une réduction du nombre de logements disponibles pour les plus démunis. En effet, « le terrain libéré par les démolitions est insuffisant pour reconstruire autant de logements qu’il en a été démoli ». Dans les opérations de « renouvellement urbain », pour équilibrer les démolitions par des constructions, il faudrait donc trouver de nouveaux terrains disponibles à un prix acceptable. Il n’y en a pas en raison de la tension du marché foncier. Quand il est déjà difficile de reconstruire autant de logements sociaux qu’il en a été démoli, comment peut-on promettre d’en construire 200 000 autres par ailleurs ? Ce chiffre est ce qui manque pour résorber le retard ; Dominique de Villepin, le 1er septembre, n’en a promis que 20 000 supplémentaires parmi ses mesures d’urgence.
  3. Par idéologie, le gouvernement actuel ne veut pas entraver un marché privé de plus en plus spéculatif. Cependant, le Premier ministre parle d’étendre le prêt à taux zéro aux ménages touchant jusqu’à 7000 euros par mois. Cette mesure contribuera à la hausse des prix de l’immobilier et ne favorisera que les 5% des ménages parmi les plus riches. La spéculation sera ainsi renforcée et les foyers aux revenus modestes, exclus de l’accession à la propriété, subiront encore davantage « la hausse vertigineuse des loyers, dans des logements souvent inadaptés ».

Conclusion : 30% des SDF travaillent mais n’ont pas de logement, et quand on est intérimaire, en CDD ou en contrat nouvelle embauche, on ne peut ni contracter un emprunt ni « répondre à l’inflation des exigences des propriétaires à l’entrée dans un logement ». Il se crée ainsi une catégorie sociale en augmentation continue de travailleurs appauvris et mal logés, exclus à la fois de la propriété et d’un loyer abordable.

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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