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Les analyses de Jacques Cheminade

Pour un nouveau Bretton Woods ; Non au traité européen « simplifié »


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Par Jacques Cheminade

le 18 décembre 2007

Krach financier, krach social, krach culturel : aujourd’hui éclate la plus grave crise mondiale de toute l’histoire contemporaine. Aujourd’hui, on bafoue le travail humain. Aujourd’hui, on étrangle les producteurs. Aujourd’hui, les spéculations sur les produits agro-alimentaires et l’énergie frappent de plein fouet notre pouvoir d’achat. Aujourd’hui, la pyramide de crédit avec laquelle on a vécu depuis trente ans s’effondre. Aujourd’hui, il n’y a plus d’avenir au sein du système financier existant.

Pourtant, personne ne fait rien pour en sortir, rien qui corresponde à la hauteur du défi. Rien de peur de heurter la bourse de New-York - qui a pris le contrôle de la bourse de Paris - rien de peur de heurter la City de Londres, rien de peur qu’un changement mette fin au règne des oligarchies en place, qui sont les propriétaires de la presse française.

Rien ni personne ? Pire que rien ! Nicolas Sarkozy veut faire modifier notre Constitution par le Congrès réuni à Versailles le 4 février, pour ensuite faire voter le Traité européen simplifié qui nous cadenasse dans le système.

Ce traité bloque toute tentative de reprise économique en consacrant le règne de l’euro et de la Banque centrale européenne (BCE). Il interdit tant aux institutions européennes qu’aux Etats membres de faire émettre du crédit productif public, au-delà de l’impôt et de l’emprunt, pour financer une politique de grands travaux et de recherche fondamentale. Déjà, la politique de grands travaux de Jacques Delors a été paralysée. Demain, si le Traité passe, cette paralysie deviendra loi. Nous disons donc « non » à ce traité, moins pour ce qu’il institue que par ce qu’il interdit de faire.

La procédure adoptée bafoue la volonté du peuple français. Elle prétend défaire par le Parlement le choix exprimé par le peuple, dans la précipitation et sans organiser le moindre débat populaire. C’est tout simplement inadmissible.

Les textes instituent un transfert de souverainetés dans une cinquantaine de domaines sans qu’en contrepartie il y ait un débat sérieux sur les objectifs de l’Union. C’est se moquer du monde.
La suprématie britannique se trouve consacrée  : la Grande-Bretagne non seulement ne participe pas au système euro, mais pourra refuser de s’associer à la coopération judiciaire et policière et, pour elle, la Charte des droits fondamentaux n’aura pas de caractère contraignant. Ce privilège révèle la mise sous tutelle financière de l’Europe « continentale ».

Alors, que faire ? Dire « non » parce qu’on n’est pas d’accord ne suffit pas. Nous disons non pour relever le vrai défi, pour pouvoir passer à un autre système : rétablir la priorité du travail humain, de l’équipement de la nature, de la justice sociale et de l’accueil des générations futures.

  1. La défense du niveau de vie de tous les salariés et le refus de tout démantèlement des conquêtes sociales. C’est pourquoi il faut exiger des « coupe-feu » contre la hausse du prix des produits de consommation courante, de l’énergie (pour le chauffage ou le travail), des transports et du logement. Cela suppose une rupture avec l’austérité anti-sociale de l’Union européenne et un combat, par des mesures dirigistes, contre les spéculateurs financiers qui sont la cause de la hausse des prix. Ces mesures sont le signe à donner pour créer les conditions de l’offensive.
  2. Une offensive contre la mondialisation financière. Pas une simple protestation ou une révolte, mais l’alternative : un nouvel ordre politique et monétaire international plus juste, un nouveau Bretton Woods mettant fin à l’escroquerie du profit sans création de vraie richesse et au règne du court terme. De grands travaux pour fonder une reprise de l’économie, en Europe et dans le monde, sont nécessaires. Lorsque l’emprunt et l’impôt ne suffisent plus, il faut émettre du crédit productif public. Les Etats doivent reprendre le contrôle de l’émission de monnaie-crédit, qu’ils ont abandonné aux banques, aux sociétés d’assurance et à leurs relais. La loi du plus fort et du court terme détruit la production et le travail depuis plus de trente ans. Le long terme doit être rétabli par des Etats servant le bien commun. Il faut en faire la cause de l’Europe, avec les Etats-Unis de Lyndon LaRouche et de Roosevelt, non de Bush et de Cheney.

Retrouvons la croissance physique, celle des infrastructures, des écoles, des hôpitaux, de la recherche, des services publics et de la production de biens réels, agricoles et industriels. Remplaçons la Banque centrale européenne, sans contrôle citoyen, par une association de banques nationales qui émettent du crédit d’Etat en faveur de projets communs. Battons-nous pour une politique européenne et eurasiatique de grands travaux et de technologies de pointe, de l’Atlantique à la mer de Chine, un Pont terrestre eurasiatique créant du développement mutuel pour assurer la paix mondiale et le retour à une culture de la découverte, de la production et de l’emploi qualifié.

C’est cela le nouveau Bretton Woods, contre la destruction financière. La Banque centrale européenne vient de cracher du cash pour sauver le papier pourri des banques, à un taux inférieur à celui du marché et pour un montant illimité. C’est l’aveu de la gravité de la crise et c’est le contraire de ce qu’il faut faire. Nous n’avons plus le droit de continuer à vivre comme si nous étions dans un gigantesque jeu vidéo qui détruit la vie en société.

Notre « non » est porteur d’une autre politique, pas d’une utopie. Aujourd’hui, c’est la condition pour que nous ayons un avenir.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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