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Déclaration de Jacques Cheminade

Quiconque soutient la gouvernance mondiale se rend complice d’un crime contre l’humanité


Par Jacques Cheminade


Paris, le 23 décembre 2009 – En cette veille de Noël, c’est avec beaucoup de tristesse et de colère que j’écris ces lignes. Alors que la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye accuse la junte guinéenne de crime contre l’humanité pour le meurtre de 156 manifestants le 28 septembre, il faut reconnaître que la politique officielle de la France implique la destruction d’êtres humains sur une bien plus grande échelle.

Qu’a-t-on en effet entendu avant la Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique ? Nicolas Sarkozy défendre la création d’une « Organisation mondiale de l’environnement », « première étape fondatrice de la réforme de la gouvernance mondiale », et Martine Aubry appeler à « une gouvernance globale… avec une organisation mondiale de l’environnement dotée de pouvoirs contraignants ». La majorité et son opposition acceptent donc l’abolition de notre souveraineté nationale pour combattre un « réchauffement » qui est le prétexte à une politique de dépopulation et de manipulation financière visant à organiser la « création d’un système mondial de droits à polluer négociables sur un marché », selon le conseiller économique de nos princes, Jean Tirole. Derrière le prétexte larmoyant de « sauver la planète », il s’agit d’imposer une politique malthusienne opposée au développement des pays du Tiers-monde et de revenir à la politique du Club de Rome de « halte à la croissance ». Pour résumer brutalement les choses, renflouer les banques-casinos en leur offrant une nouvelle occasion de spéculer, et organiser un recul démographique qui conduirait au désastre. C’est ce recul forcé que préconisent le Fonds des Nations unies pour la population et les « experts » britanniques et américains de l’Optimum population trust. C’est ce que j’ai appelé pendant ma pré-campagne présidentielle de 2006-2007 la dictature d’un fascisme financier. Nous y sommes.

Après le fiasco de Copenhague, au lieu d’en tirer les conséquences et défendre un nouvel ordre économique mondial fondé sur le développement mutuel, basé sur un système de crédit productif public et la fermeture des banques-casinos, notre gouvernement a accusé les Nations unies de cet échec. « On ne peut plus fonctionner avec un système à l’unanimité de 193 pays », s’est exclamé Jean-Louis Borloo, et Laurent Joffrin dans Libération nous dit crûment que « c’est la marche vers un directoire mondial démocratique qui conditionne maintenant l’avenir de l’humanité ». Démocratique ? Le coût de bonneteau est grossier : tout le monde sait que la mondialisation ne peut pas être « démocratique », faute d’institutions et de vouloir vivre en commun. L’intention de tous transparaît lorsque le Premier ministre britannique Gordon Brown, cité par le Financial Times s’écrie : « Nous ne nous laisserons pas prendre en otage par une poignée de pays » (la Chine, l’Inde et le Groupe des 77 représentent bien plus que la moitié de la population mondiale…). « Moi-même et le président Nicolas Sarkozy allons proposer que l’Union européenne soit chargée du contrôle des émissions de gaz à effet de serre, non seulement pour ce qui concerne nous-mêmes mais pour l’ensemble de la planète. » Jean Tirole avait proposé « le déploiement rapide d’un réseau de satellites capables de mesurer précisément le niveau des émissions dans chaque pays ». Barack Obama a repris cette idée avec un intérêt certain.

C’est ici que nous devons ajouter deux choses. La première est que le « réchauffement climatique » vise à imposer le même type de contrôle supranational aujourd’hui qu’hier le fameux « bogue de l’an 2000 », un prétexte alarmiste utilisé alors pour imposer une harmonisation mondiale des logiciels et la création d’un réseau global de communications entre Etats, perméable aux intrusions des services de renseignement américains et britanniques. Al Gore, sponsorisé par des milieux de la City et de Wall Street, a été aux postes de commande de ces deux opérations, les « autoroutes de l’information » et les « pistes du réchauffement ».

La seconde chose est révélatrice. Hervé Morin a déclaré à l’Assemblée nationale, le mercredi 16 décembre, que la France n’écartait plus l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan. La décision finale sera prise à la conférence internationale qui se tiendra à Londres le 28 janvier 2010, sous l’égide de l’OTAN. Notons que Manuel Valls a soutenu cet effort de guerre, alors que la majorité des responsables civils et militaires français sont opposés à un embourbement dans une nouvelle guerre du Vietnam.

Il y a donc bien une cohérence dans l’ensemble de la politique de notre pays, qui devient de plus en plus inadmissible.

Cependant, je sais que d’autres forces se manifestent, en dehors de la majorité et des dirigeants de son opposition officielle, pour une autre politique. Il s’agit, à l’opposé d’une gouvernance mondiale malthusienne et en fin de comptes vouée à être criminelle, de la possibilité d’une entente pour le développement entre les grands états du monde, dont nous devrions être un catalyseur. Pour cela, contre le diktat du Traité de Maastricht, nous devons reprendre le droit d’émettre du crédit productif public pour de grands projets créateurs d’emplois qualifiés et d’avenir.

Devant nos yeux, le système monétariste mondial existant se désintègre. Il est temps de revenir à une logique à long terme d’équipement de l’homme et de la nature, et non de contrôle des peuples et de guerres d’occupation. C’est un rassemblement pour cette autre politique que Lyndon LaRouche et moi-même, soutenus ou portés par des forces croissantes, de l’Atlantique à la Mer de Chine, nous efforçons de susciter et d’inspirer.

C’est notre cadeau de Noël, mais ce n’est pas un paquet que l’on peut ouvrir passivement. C’est un appel à participer, face au péril imminent, à une mission, une étoile à suivre et à rendre plus brillante. Il y a urgence, face à l’aveuglement des uns et à l’ignominie des autres.

Voir les 3 commentaires

  • petite souris • 30/12/2009 - 21:47

    "vouloir vivre en commun."

    C’est justement de cela qu’"ils" ne veulent pas !

    C’est donc pourquoi tout naturellement, "ils" trouvent a posteriori tous les alibi possibles et nous obtenons l’insupportable le spécieux et l’ignominie.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 30/12/2009 - 17:10

    Sauver la Planète : oui !

    Mais surtout sauver les hommes par le développement mutuel.

    C’est simple, trop simple pour les égoïstes qui tentent de plus en plus difficilement de justifier les dires et faits.

    Répondre à ce message

  • GUILLET • 24/12/2009 - 02:19

    En France ,les regionales ,c’est apres demain et si nous voulons etre en coherence avec les idees fondamentales de Lyndon leRouche ,il faut se retrousser les manches des le debut de l,annee ! Agir et ne pas se poser de questions .S &P doit mettre des candidats ou c est possible et creer une dynamique

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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