Solidarité & progrès

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Les analyses de Jacques Cheminade

Sacrifice des démunis et de l’avenir

Alors que la politique internationale de Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin demeure attachée à la loi naturelle entre les peuples - Jacques Chirac s’est courageusement opposé à George Bush sur les bombardements de camps palestiniens en Syrie par le gouvernement Sharon - leur politique intérieure est, au contraire, toujours aussi désastreuse. Elle repose sur une justification des inégalités sociales et le sacrifice des plus démunis, avec des accents dignes du XIXème siècle. Cette distorsion entre l’international et le national est, à terme, intenable, car une telle politique intérieure ne peut en aucun cas mobiliser les Français pour soutenir une politique extérieure juste et hardie. D’autant plus que les injustices sociales ne feront que s’aggraver avec le temps, si l’on continue à s’adapter à un ordre financier, injuste par sa nature même.

Plus pour les riches, moins pour les chômeurs

Les déclarations les plus inquiétantes sont venues du ministre de l’Economie, Francis Mer, qui a fait ses classes en présidant au démantèlement de l’industrie sidérurgique française. Il a lancé, le 15 septembre sur France 2, que ceux qui gagnent beaucoup d’argent le méritent « car ils apportent à la société une valeur supérieure à ceux qui gagnent moins d’argent ». Il a annoncé un plan de rigueur après les élections régionales et partagerait, dit-on, la thèse de Nicolas Baverez sur « la France qui tombe ». En même temps, Renaud Dutreil, secrétaire d’Etat chargé des PME, n’a pas caché son intention de faire modifier cette « fiscalité française qui dissuade ceux qui ont beaucoup d’argent ».

Tout un discours suit, suivant lequel, en « servant mieux les riches », on les aiderait à « mieux s’occuper des pauvres ». L’on abaisse, d’une part, l’impôt sur le revenu de 3%, on relève le plafond de l’aide aux emplois familiaux et l’on réforme l’impôt sur la fortune (ISF), mesures qui bénéficient aux ménages les plus aisés. L’on parle, d’autre part, de « remettre les gens au travail », de « responsabiliser les chômeurs », l’on dénonce les faux chômeurs, faux malades, faux érémistes.

Ainsi, 15 000 chômeurs ont été radiés de l’ANPE en juillet, essentiellement parce qu’ils n’avaient pas répondu à trois convocations de l’Agence. Or, comme le dit Margareth Maruani, directrice de recherche au CNRS, « radier les gens des listes ANPE, ou baisser les allocations, cela ne réduit pas le chômage réel, juste son affichage » ;. Ceux qui ont baissé les bras se trouvent ainsi jetés en dehors de cette « société » dont on parle tant par ailleurs.

Plus grave encore, suivant la nouvelle convention Unedic signée par les partenaires sociaux, un demandeur d’emploi qui avait droit à 30 mois d’allocation n’aura plus droit qu’à 23 mois de versement s’il a moins de 50 ans ; s’il a plus de 50 ans, il sera indemnisé à 36 mois au lieu de 45. Ce régime s’applique déjà aux nouveaux chômeurs depuis le 1er janvier de cette année. Il s’appliquera à ceux qui étaient déjà au chômage lors de la signature de l’accord, compte tenu d’un principe de rétroactivité considéré jusqu’à présent comme inacceptable. Les syndicats n’avaient dû l’accepter que pour éviter d’avoir à rétablir la dégressivité des allocations de tous les chômeurs. C’est ainsi que les chômeurs concernés, que personne n’avait prévenus, ont reçu des lettres les informant de l’amputation de leur indemnisation. Selon leur date d’admission aux Assedic, ils sont ainsi entre 613 000 et 856 000 à perdre d’un jour à neuf mois d’allocations. Pour 60 % d’entre eux, la perte sera supérieure à six mois.

Suivant les calculs syndicaux, 250 000 à 300 000 personnes ne devraient plus être indemnisées par les Assedic après leur basculement dans le nouveau système. Certaines devraient alors se retrouver avec l’ASS (allocation de solidarité spécifique, environ 410 euros par mois), destinée aux chômeurs ayant épuisé leurs droits.

Mais alors que jusqu’ici, l’ASS, financée par l’Etat, n’était limitée par aucune condition de durée, sa durée d’attribution sera désormais réduite à 2 ans pour les nouveaux chômeurs en fin de droits et à 3 ans pour les 420 000 personnes qui en bénéficient actuellement.

Au total, on estime qu’au 1er janvier 2004, 250 000 chômeurs en fin de droits seront rejetés de l’ASS vers le RMI et beaucoup plus en 2005. Ce sera un drame humain pour tous, et une manière pour l’Etat de se défausser sur les conseils généraux , qui financent le RMI et seront, faute de moyens, beaucoup plus sévères dans son attribution ! François Fillon a déclaré le 21 septembre, dans un entretien au Journal du dimanche, « qu’on ne peut pas indemniser le chômage indéfiniment ».

 » Revaloriser le travail « est, bien entendu, une nécessité, mais encore faut-il en offrir et le payer, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Au contraire, jamais, depuis dix ans, tant de grosses sociétés n’ont succombé : Metaleurop, Deawoo, Orion, Air Lib, Tati. Alstom n’a été sauvé que par l’intervention de l’Etat, avec d’énormes licenciements en perspective. Une avalanche de plans sociaux déferle en même temps sur les Français, avec une rare violence : STMicroelectronics, Matra, Schneider Electric, Doux, Alcatel, Giat Industries, Altadis...

Les affirmations des Mer, Dutreil et Fillon sont donc d’une rare hypocrisie : si la politique du gouvernement est indéfiniment incapable de créer des emplois en promouvant la croissance, ne pas financer le chômage est un crime social.

Priorités révélatrices

Le volet fiscal du projet de loi de Finances 2004 est particulièrement révélateur : alors que les baisses d’impôt bénéficient aux plus favorisés (environ 2,20 milliards d’euros), les hausses d’impôt décidées seront subies par tous, y compris les plus démunis. Il s’agit de la hausse de la taxe sur le gazole pour les particuliers, du relèvement du forfait hospitalier, des droits sur le tabac, de la baisse du livret A et de la diminution prévue de l’aide médicale de l’Etat, très utilisée par les sans-papiers. Au total, des prélèvements supplémentaires de 3,2 milliards d’euros en 2004, compensant plus que proportionnellement les avantages accordés aux nantis.

Les choix budgétaires sont ciblés de la même manière : baisse de la dépense sociale au profit de l’axe sécuritaire. Le ministère du Travail est l’un des plus touchés, avec l’Aménagement du territoire, l’Equipement et les Transports. Le gouvernement s’apprête ainsi à supprimer l’essentiel des soutiens de l’Etat au développement des transports en commun : les subventions pour les transports en commun en site propre (TCSP) et les aides aux plans de déplacement urbain (PDU).

A l’inverse, les ministères « sécuritaires » seront exemptés de l’effort de rigueur : la Justice, la Défense et l’Intérieur.

La Recherche, quant à elle, « verra ses effectifs globalement reconduits », mais un départ sur trois sera remplacé par un contrat à durée déterminée de 3 à 5 ans. Ce seront donc autant de postes permanents qui vont être supprimés dans des organismes comme le CNRS, l’Inserm ou l’INRA (550 postes en tout sur 1 600 départs). « Quatre grandes thématiques seront prioritaires dans le cadre du budget », des fondations de recherche pouvant leur être dédiées. Le chemin vers un dessaisissement de l’Etat se trouve donc ainsi pris. Le CNRS aura perdu, en deux ans, près de 400 millions d’euros, soit une année de crédits de fonctionnement.

Dans l’Education nationale, la progression de 2,8% des crédits ne permet de couvrir que la hausse mécanique des rémunérations. Des postes d’agents administratifs seront supprimés, principalement dans les rectorats et les inspections d’académie, et il n’est pas prévu de recruter des infirmières, des assistantes sociales ou des médecins scolaires.

Sacrifice de l’avenir

Le gouvernement s’adapte ainsi, par des choix politiques désastreux, à une contrainte financière perçue comme fatale. Le type de société qui s’ébauche, qu’on le veuille ou non, est clair : mansuétude envers les riches et élimination des moins aptes. L’étape suivante serait, selon des « grands intellectuels » comme Nicolas Baverez ou Jacques Attali, intervenant dans L’Expansion d’octobre 2003, d’abaisser l’impôt sur le revenu encore plus massivement pour faire circuler le capital et favoriser l’innovation, de réduire tout aussi fortement les dépenses publiques et de réformer l’Etat en le dégraissant.

Bref, revenir au modèle anglo-hollandais du XIXème siècle, sous prétexte de « créer de l’activité », en donnant toujours plus d’argent aux nantis tout en prétendant promouvoir « l’équité » (mais pas l’égalité...). Rien n’apparaît sur ce qui pourrait réellement changer la donne : un grand plan européen d’infrastructures (Tremonti, van Miert), un effort d’investissement productif, un soutien de la croissance par l’innovation et la recherche (financé via la Banque européenne d’investissement), avec un nouveau système de crédit productif redonnant une vocation à l’Europe.

C’est pour changer ainsi la donne, c’est-à-dire l’orientation stratégique de l’Europe, et assurer la pérennité d’une politique étrangère juste et généreuse, que nous nous battons ici.

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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