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Les analyses de Jacques Cheminade

Sarkozy, caniche anti-américain de George Bush

Les analyses de Jacques Cheminade sont publiées tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Nicolas Sarkozy, lors de son voyage aux Etats-Unis « en visite d’Etat », s’est livré à toute une série de déclarations auprès d’interlocuteurs soigneusement choisis, qui le situent sans ambiguïté dans le camp de George Bush et des néo-conservateurs américains. Cette visite dont les frais ont été payés par le contribuable français, a servi à la promotion de sa candidature aux élections présidentielles, comme auparavant à Bruxelles. Le scandale est donc double, tant dans le fond que dans la forme.

Tout d’abord, notre ministre de l’Intérieur a rencontré le mardi 12 septembre le président Bush à la Maison Blanche : c’est une preuve exceptionnelle du lien qui les unit, car le Président des Etats-Unis ne rencontre habituellement que ses homologues.

Face à la French American Foundation à Washington, il s’est livré, en tant que représentant du gouvernement français dans un pays étranger, à une attaque en règle contre la politique de son propre pays. Il a en effet dénoncé « l’arrogance française » et reproché à mots à peine couverts au Président de la République et à son Premier ministre leur attitude pendant la guerre contre l’Irak : « Il n’est pas convenable de chercher à mettre ses alliés dans l’embarras ou de donner l’impression de se réjouir de leurs difficultés. » Pire encore, en ce qui concerne l’Iran, il s’est totalement écarté de la position de Jacques Chirac et du gouvernement français en adoptant celle de ses « amis » américains : « La diplomatie doit être notre arme principale, mais je pense qu’il faut laisser toutes les options ouvertes. » Déclaration parfaitement irresponsable alors que Bush, Cheney et leurs parrains préparent une « surprise d’octobre » qui pourrait entraîner le monde vers une catastrophe.

Sous la présidence de Charles de Gaulle, il aurait été informé, de retour à Paris, qu’après de telles déclarations, il ne faisait plus partie du gouvernement.

Lundi 11 septembre au soir, « dans un hôtel très chic » du chic Upper East Side, le Sarkozy candidat ne se gênait pas pour énoncer quelques aspects de son programme devant des Français de l’étranger. Dans la journée, il avait rencontré les associations juives de New-York pour leur expliquer la lutte contre l’antisémitisme en France (ce qui est tout à fait justifié, bien que rendre des comptes est toujours peu élégant), mais surtout, il a manifesté sa sympathie pour la politique du gouvernement israélien, en déplorant hypocritement les excès commis au Liban.

Dînant au domicile de son frère Olivier, le dimanche 10 septembre, il a rencontré l’ancien ambassadeur américain à Paris, Felix Rohatyn. Notons que ce dernier, dont on sait le rôle qu’il joue dans la politique de recartellisation et de privatisations financière systématique, est membre du Board de la French American Foundation, dont le vice-président est François Bujon de l’Estang, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis et actuel président de Citigroup en France, qui plaide pour la fusion entre Euronext (la fédération des bourses européennes de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne) et le New York Stocks Exchange, dans le Monde du 27 juin, pour faire de Paris « la capitale financière de l’Europe... comme le soulignait récemment Felix Rohatyn ». Parlant de satrapie, on ne saurait mieux dire : rappelons que Felix Rohatyn a joué un rôle essentiel dans la mise en place du régime Pinochet au Chili.

Qui se ressemble s’assemble. La French American Foundation est le nid du libéralisme financier anglo-américain, qui entend soumettre la France à un ordre d’austérité financière et de domination impériale. Pierre Lellouche, néo-conservateur français et proche conseiller de Sarkozy (il assistait au rendez-vous de celui-ci avec Bush) a d’ailleurs déclaré sans gêne : « Mais si on gagne la présidentielle le 6 mai, il sera temps de changer de politique étrangère le 7 ».

Tout est dit. Ceux qui voteront Sarkozy le feront en connaissance de cause. Comme le souligne Emmanuel Todd dans le Parisien du 13 septembre, Sarkozy « semble comme en apesanteur » par rapport à l’histoire de France.

Un dernier point, qui est essentiel. Dire que Sarkozy est pro-américain est une erreur totale. Il est en fait le caniche anti-américain de George Bush. Il est « anglo-américain ». Car la vraie Amérique, celle de Franklin, Hamilton, Lincoln, Roosevelt et LaRouche, s’oppose à tout impérialisme et à toute mainmise financière, à toute politique de guerre préventive et à l’adoption de mesures liberticides. La vraie Amérique n’établit pas de centres de torture à l’étranger. Ce qu’aime M. Sarkozy est un régime dévoyé qui en est sa caricature obscène.

Il faut le dire clairement pour ne pas tomber dans la confusion d’un anti-américanisme stérile. M. Sarkozy n’est pas « pro-américain ». Il se situe, comme ses proches conseillers, du côté de la Rome impériale, de la City de Londres et des élites de Wall Street qui en ont hérité. Il est du côté, idéologiquement, des Leo Strauss et des Allan Bloom, de l’American Enterprise Institute, du Hudson Institute et du Weekly Standard de William Kristol. C’est-à-dire de l’anti-Amérique, celle qui s’efforce de pervertir, de corrompre et de contrôler de l’intérieur le message des pères fondateurs de la République, « la vie, la liberté et la recherche du bonheur », en lui substituant une culture de la mort, de la répression et de la possession.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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