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Communiqué

Sarkozy, est-ce bien raisonnable ?

La rédaction

Lettre ouverte aux électeurs de François Bayrou
et à bien d’autres encore

Par Jacques CHEMINADE

Nicolas Sarkozy souhaite « rassembler autour du nouveau rêve français ». Il veut « redonner espérance à tous ceux que la vie a brisé. » Il veut « dire à tous les Français qui ont peur de l’avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure », qu’il « veut les protéger. » Au soir du premier tour, salle Gaveau, nous l’avons entendu voulant ainsi ce qu’auparavant il nous avait caché. Faut-il croire à cette nième conversion en dame patronnesse du caméléon politique de la droite ? Peut-il représenter la « nouvelle politique », la « force nouvelle » que François Bayrou a vu naître lors de cette même soirée ? Est-il cohérent, au nom de tout ce qui a inspiré la campagne de François Bayrou, de voter Nicolas Sarkozy au second tour ? Se poser ainsi la bonne question, c’est déjà y répondre. Bien sûr, Talleyrand disait : « Méfiez-vous du premier mouvement, c’est le bon. » Alors, au nom du sentiment, doit-on refuser de voter pour Nicolas Sarkozy sans plus réfléchir ? Non, car le courage et la raison, en politique, exigent qu’on aille au delà de son premier mouvement, pour vérifier que la réponse de la raison est la même que celle du coeur.

Il faut bien constater qu’à l’analyse, la réponse est, s’il se peut, encore plus claire.

Ce qui emporte d’abord notre conviction est la réponse faite par notre ancien Ministre de l’intérieur au mensuel Philosophie Magazine(no 8, avril 2007)sur la question du déterminisme génétique, par laquelle il s’inscrit dans une tradition qui a conduit à tous les totalitarismes du XXème siècle. Il a déclaré ceci : « J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile...Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupé ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable...Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense » Si l’on admet cette affirmation, tout ou presque est écrit d’avance, et le libre arbitre est un leurre. La conséquence est la mise en place d’une organisation sociale « démocratiquement » fondée sur une correction biologique de toutes les formes de déviance. M. Sarkozy a d’ailleurs exprimé sa volonté d’organiser le dépistage collectif, dès l’âge de trois ans, des troubles du comportement. Nous entrerions avec lui dans le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, l’essayiste anglais qui décrit avec complaisance la société totalitaire de l’avenir, et dont le titre a été repris par une luxueuse revue parisienne qui réunit le ban et l’arrière-ban des néo-conservateurs français favorables au candidat Sarkozy Nicolas. Ainsi, nous ne pouvons que dire non, si nous croyons à l’une des religions monothéistes ou que nous soyons humanistes, à un homme porteur de ces terribles convictions.

Cet étiquetage de produits humains par une « droite décomplexée » est la conséquence d’un ultra-libéralisme économique qui fait toujours prévaloir la loi du plus fort, avec sa justification génétique. Car c’est bien des gouvernements auquel M. Sarkozy a appartenu qui ont créé les conditions pour que les grands intérêts financiers multinationaux prévalent en France, avec une Bourse de Paris livrée à celle de New York et les principaux dirigeants du CAC 40 gagnant plusieurs centaines de fois le SMIC.

Ajoutons qu’il serait, dans ce contexte, immoral que les électeurs de M. Bayrou, attirés par la naissance d’une « force nouvelle », se rallient au candidat de M. Santini -l’homme qui a aidé Nicolas Sarkozy à transmettre des parrainages à M. Le Pen-, de M. de Robien et de M. Douste-Blazy, usés sous le harnais de l’opportunisme politicien. Et qu’ayant voulu voter au premier tour contre une société bloquée, ils puissent voter au second pour celui qui la verrouillerait davantage.

Enfin, M. Sarkozy, après avoir visité M. Bush, n’a pas hésité à prendre des positions opposées à celle de son pays et de son propre gouvernement, même s’il a ensuite, opportunisme électoral oblige, soutenu la politique étrangère de Jacques Chirac. Son laxisme vis à vis de la grande délinquance financière et des catégories fiscales favorisées n’a d’égal que sa sévérité vis à vis des « plus petits d’entre les nôtres » qui, dans les banlieues, cèdent au vent de la révolte.

Bref, s’il se prétend le protecteur de tous les Français qui ont peur de l’avenir, il a été et demeure le protecteur-protégé des Bouygues, Lagardère et Bolloré, sans parler d’autres plus exotiques. La France est pour lui un conglomérat confus d’intérêts financiers, masqués par des références citées pour faire un bruit de fond, dont il croit pouvoir devenir le maître et dont il est en fait le serviteur.

Dans l’entretien que publie Philosophie, il dit n’avoir jamais entendu quelque chose d’aussi absurde que le « connais-toi toi-même de Socrate. » Ainsi, l’homme qui aspire à conduire les destinées de la nation française croit que tout savoir sur soi est une entreprise vaine, et pratique une fuite en avant dans l’activisme et la recherche du pouvoir pour le pouvoir.

Ségolène Royal n’est sans doute pas la candidate idéale. Mais elle au moins veut faire « triompher les valeurs humaines sur les valeurs boursières » et « refuse de cultiver les peurs ». M. Sarkozy est, lui, bel et bien le candidat de la peur. Il l’inflige, cette peur de l’autre, tout en prétendant en protéger les victimes. Cela porte un nom dans l’histoire, que nous ne voulons pas prononcer ici. Il doit cependant déterminer notre vote, et celui des électeurs de M. Bayrou, s’ils sont cohérents avec eux-mêmes.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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