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Les analyses de Jacques Cheminade

Stock-options : le jackpot rose de M. D.S.K.

En janvier 1999, Dominique Strauss-Kahn avait fait une proposition visant &aegrave; alléger la fiscalité sur les stocks-options. Grand émoi de la gauche plurielle car ces produits financiers permettent aux cadres dirigeants d’acheter au rabais des actions de leur entreprise, et de gagner beaucoup d’argent &aegrave; la revente, en échappant &aegrave; la tranche supérieure-54% - de l’impôt sur le revenu. Pour donner une idée de la chose, les plus-values potentielles que pourraient engendrer ces options, si elles étaient réalisées, atteindraient 6,1 milliard de francs chez Cap-Gemini, 2,9 milliard chez Axa, 1,9 milliard chez Vivendi, 1,7 milliard chez L’Oréal, etc. A lui seul, Claude Bébéar, patron d’Axa, a perçu de 1988 &aegrave; 1997, en plus de son salaire, des options correspondant &aegrave; une plus-value de 1,3 milliards de francs !

C’était d’autant plus le monde &aegrave; l’envers que DSK voulait aller en sens inverse d’Alain Juppé - c’est-&aegrave;-dire en faveur des cadres financiers dirigeants ! Le gouvernement Juppé avait en effet relevé, en 1996, &aegrave; 40% le taux d’imposition des plus-values réalisées au-del&aegrave; de cinq ans minimum de détention.

DSK, lui, voulait non seulement diminuer le taux sur les plus-values de 40% &aegrave; 26%, mais abaisser la durée de détention minimum de cinq &aegrave; trois ans.

Face au tollé, le ministre avait alors dû reculer. Cependant, après avoir ainsi renoncé &aegrave; passer en force, il s’efforce aujourd’hui de glisser la même chose en souplesse, avec cette hypocrisie rose qui est la couleur même de la gauche plurielle.

En effet, &aegrave; l’automne 1997, il a été décidé par le législateur-légitimement - de favoriser les « créateurs d’entreprises high tech » en leur permettant de bénéficier d’une fiscalité très allégée sur leurs bons de souscription (les BCE, « bons de souscription de créateurs d’entreprises »). L’usage de ce stimulant avait été strictement encadré : seules pouvaient en bénéficier les jeunes entreprises ayant moins de 7 ans d’ancienneté, non cotées en Bourse et appartenant &aegrave; des « secteurs innovants de haute technologie ». Pour éviter que les grands groupes ne détournent le dispositif en leur faveur, il avait été décidé que les personnes physiques devaient détenir au moins 75% du capital de la PME innovante. C’est en partant de ce dispositif, et en le détournant de son intention initiale, que le ministre de l’Economie de la gauche plurielle fait aujourd’hui passer la pilule en douce.

Premier temps : fin 1998, le dispositif est étendu aux entreprises de moins de 15 ans d’âge. Nouvelle définition du mot « jeunesse ». Le 12 juillet 1999, les services de Bercy prennent prétexte de la loi Allègre sur l’innovation pour pousser leurs pions plus loin : les BCE ne sont plus désormais réservés aux seules personnes physiques, mais &aegrave; toutes les sociétés cotées sur les Bourses européennes réservées aux PME dynamiques, comme le Nouveau Marché chez nous. Surtout, les personnes physiques ainsi « élargies » ne sont plus tenues de posséder 75% mais seulement 25% du capital de l’entreprise.

Pour vous et moi, ces chiffres sont peut-être du latin, mais pas pour les états-majors des grands groupes : ils peuvent ainsi bénéficier &aegrave; fond du dispositif grâce &aegrave; leurs filiales opportunément cotées sur le Nouveau Marché. Nouvelle définition du mot « création ».

Il restait &aegrave; faire sauter le dernier verrou : la restriction du dispositif en faveur des entreprises technologiquement innovantes. C’est chose faite par les bons soins de M. DSK : l’article 10 du projet de loi de finances pour l’an 2000 autorise désormais les sociétés exerçant une activité bancaire, financière, d’assurances, de gestion ou de location d’immeubles, &aegrave; émettre, elles aussi, des « BCE ». Et ces bons sont encore plus avantageux que des stocks-options « normales » : ils sont taxés &aegrave; 26% (contre 40% pour les secondes), ce qui a permis de revenir exactement &aegrave; ce &aegrave; quoi l’on avait prétendu renoncer ! Plus encore : les BCE peuvent être transformés en actions et revendus sans délai, alors que les bénéfices des stocks-options doivent attendre cinq ans pour bénéficier de leur avantage fiscal. On est donc non seulement arrivé &aegrave; ce &aegrave; quoi on avait prétendu renoncer, mais on est allé encore plus loin !

Car le but poursuivi par M. le ministre des Finances (oublions l’Economie) de la gauche plurielle est bien de faire des stocks-options « &aegrave; la française » un jackpot financier sans équivalent dans le monde. Il serait cependant injuste de blâmer l’homme, qui n’est qu’un exécutant.

En effet, si M. DSK agit de la sorte, c’est avec le consentement de Lionel Jospin et de toute la gauche plurielle, malgré les cris et les chuchotements entendus ici ou l&aegrave;.

Pourquoi ? Parce que l’on a accepté la mondialisation financière, et que dans sa « logique », il faut attirer en France les sièges des grands groupes européens. Comment ? En offrant aux cadres de haut niveau la fiscalité la plus avantageuse possible !

L’aveu est terrible : non seulement la gauche plurielle n’a plus de projet de société différent de celui qui détruit le travail et la production, mais elle n’est même plus capable -en réalité et &aegrave; l’exception de quelques bouts de sparadrapd’imposer une politique de redistribution atténuant un peu les effets du mal accepté.

Le scandale est immense, absolu. La seule manière d’y mettre fin est de sortir du moule, en redonnant &aegrave; l’économie physique la primauté, dans notre politique intérieure comme dans notre politique internationale, pour rétablir une autre logique, celle du travail et de la production. Il y a une large base sociale pour soutenir cette « autre logique », en France et dans le monde.

Le seul combat qui, aujourd’hui, ait un sens, est donc celui qui permette de répondre &aegrave; cette base par une volonté politique, sans hypocrisie ni compromission.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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