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Les analyses de Jacques Cheminade

Tenus par la barbichette

Faute de signes distinctifs plus nets ou de causes plus nobles, les camps politiques français se battent aujourd’hui à coup de casseroles judiciaires.

Après que les juges Desmure et Halphen se soient déclarés « incompétents « à l’égard de Jacques Chirac, tout en le jugeant éventuellement passible de délits, le député socialiste Arnaud Montebourg tente de le faire renvoyer par ses pairs devant la Haute Cour. Gérard Longuet, ancien président du Parti républicain, mis en examen le 16 mai pour « recel de corruption « - dans le cadre de l’enquête sur l’attribution des marchés publics des lycées d’Ile-de-France - affirme : « Je n’ai rien à voir dans cette affaire, c’est Chirac en tant qu’ancien maire de Paris qu’on veut atteindre. Je suis une balle perdue. »

L’Elysée s’inquiète donc, non pas tant des chances de succès des procédures - la justice française est lente pour qui a les moyens d’en exciter les lenteurs - que de l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de son champion. Aussi, les amis de M. Chirac contre-attaquent, mettant en cause le PS et M. Jospin. « Parler du Président de la République permet d’oublier les turpitudes du PS » et « les quatre affaires dans lesquelles le nom de M. Jospin est cité sur des emplois fictifs », s’écrie M. Devedjian. Il est vrai que dans « l’affaire Destrade » (financement du PS et du MRG par la grande distribution), l’un des proches du Premier ministre, l’homme d’affaires Richard Moatti, est mis en examen pour « recel et complicité de trafic d’influence . »

L’ensemble des Français en vient à considérer avec cynisme et morosité ce déballage général, d’autant plus que le dossier de construction et de réhabilitation des lycées d’Ile-de-France révèle que les plus importantes entreprises de BTP se seraient distribué les chantiers en versant 2% des marchés aux principaux partis politiques (600 millions de francs). Ceux-ci, qui s’opposent sur le devant de la scène, se seraient partagé la manne en coulisse (1,2% au RPR et au PR, 0,8% au PS, qui en rétrocédait une partie au PC). A la veille du jugement sur l’affaire Elf, l’ancien PDG Loïk Le Floch Prigent a brutalement déclaré que, là aussi, tout le monde était au courant : « Les personnes avec qui je devais m’entretenir sur une éventuelle révélation des secrets d’Etat sont actuellement engagées dans une course électorale à court terme. »

Bref, je te tiens, tu me tiens par la barbichette, et nos mains fraternisent dans le même sac. Cette scène se déroule sur fond de « révélations » peu honorables : turpitudes du Crédit lyonnais aux Etats-Unis, tortures et exécutions sommaires en Algérie, abandon de la population de Srebrenica par nos généraux en juillet 1995...

Les derniers épisodes de cette saga de la décrépitude auront été, dans le désordre : la mise en examen de Jean-Charles Marchiani et l’audition de Charles Pasqua dans l’affaire du trafic d’armes en Angola, la rumeur d’une liaison dangereuse entre Paul Aussaresses et Christine Deviers-Joncour, pont tragi-comique entre les atrocités coloniales et la vente de frégates à Taïwan, l’admiration proclamée par Alain Madelin envers Silvio Berlusconi et, enfin, la reconstitution en Vendée du Colisée par le très catholique Philippe de Villiers, avec combats de gladiateurs, exhibition d’esclaves et gradins frappés du sceau de la louve romaine.

Voilà de quoi attraper le tournis... et nous allions oublier la mise en cause des comptes de la campagne présidentielle de 1995 du vertueux Edouard Balladur qui, non content d’avoir fait créer - en toute légalité, mais en détournant l’esprit des procédures - des comités départementaux ou régionaux de soutien à sa candidature dont les dépenses n’étaient pas comprises dans ses comptes, aurait rémunéré sans facture et pour plusieurs millions de francs une société chargée de son service d’ordre lors de ses réunions ! Il serait prochainement entendu comme témoin par la brigade des... affaires sanitaires et des libertés publiques.

Bref, alors que se déroule dans le monde l’une des plus graves crises depuis un siècle, les Français se regardent s’ennuyer dans le Loft de leur petite histoire et leurs hommes politiques pratiquent une sorte de lutte gréco-romaine dans la boue, sport apprécié aux Etats-Unis sous le nom de wrestling. L’on ne sait s’il faut en rire, en pleurer ou les deux en même temps.

En tous cas, pour tous ceux qui penseraient « voter utile » ou « voter sérieux » en faveur de ces hommes ou de ces femmes en place - en l’espèce, il s’agit très majoritairement d’hommes - le moment est venu d’ouvrir les yeux et de réfléchir aux conséquences de ce qu’on met dans les urnes ou, pire encore, de ce qu’on n’y met pas.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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