Solidarité & progrès

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Les analyses de Jacques Cheminade

Trente ans après

Nouvelle Solidarité est née en 1974, alors que l’espérance soulevée dans ma génération par les événements de Mai 68, comme on disait alors faute de pouvoir mieux les désigner, s’effondrait brutalement : la revendication de justice s’embourbait dans une sous-culture du ventre et du bas-ventre, qui laissait voir le masque d’une nouvelle oppression. La guerre d’Indochine s’était terminée dans l’amertume d’une fausse paix, pour laquelle Kissinger et Le Duc Tho avaient reçu le prix Nobel, le Chili d’Allende avait été massacré par Pinochet et le Club de Rome véhiculait son idéologie des « ressources limitées », justifiant le contrôle des naissances et, parmi ceux qui étaient nés ou naissaient, la fuite en avant dans une consommation effrénée au détriment de tout concurrent éventuel.

Nouvelle Solidarité a ainsi grandi dans ces années où le monde cessait de produire les ressources nécessaires à son propre avenir et où les soixante-huitards rentraient sur la scène de la politique, avec leurs plans de carrière qui s’étaient substitués à leur rêve de changer la vie. Cependant, 1974 fut aussi l’année où Helga Zepp-LaRouche, à la conférence le l’ONU à Bucarest, dénonça les politiques fascistes vis-à-vis du tiers monde, l’étranglement par la dette et le contrôle des matières premières, mettant publiquement en cause John D. Rockefeller III et s’attirant la rage de l’anthropologue malthusienne Margareth Mead, qui perdit son sang-froid et la poursuivit à coups d’ombrelle dans les couloirs de la conférence. Lyndon LaRouche proposait alors une « option européenne » pour promouvoir les échanges Est-Ouest et Nord-Sud, afin de jeter les bases d’une politique opposée, la paix par le développement mutuel et le retour à une matrice productive par l’application à l’économie de principes physiques nouveaux financés par du crédit à long terme et à faible taux d’intérêt.

L’engagement fondamental

Je relis aujourd’hui ce que j’écrivais en 1994, dans notre numéro du 29 avril, « Vingt ans après ». Je revois les « une » de notre journal d’alors et les articles de notre premier numéro, du 16 septembre 1974 : un programme de développement pour l’Italie, un programme d’urgence pour l’agriculture, dénonciation du complot fasciste contre Allende au Chili, attaque contre Aurelio Peccei, le « chef du Club de Rome inspiré par les Rockefeller »... Au cours de ces trente années d’existence, notre journal a constamment été associé au combat pour le développement économique de tous les peuples de la terre, à la « paix par le développement mutuel ». Il a répété que « la base pour la nouvelle détente est de vaincre la faim dans le monde » (31 janvier 1975). Des « moratoires sur la dette, un accroissement des échanges Est-Ouest et le développement partagé » (4 septembre 1975) ont été notre engagement constant - alors que les nomenklaturas ont au contraire administré les conditions de remboursement de la dette, détruisant la substance même des pays. Nous avons écrit pendant quinze ans que la « thérapie de choc financière » ;, en « laissant se mettre en place un système d’exclusion et de spéculation », recréait les conditions mêmes de la guerre.

Nous avons eu en Europe la guerre de Bosnie, puis l’écrasement de la Serbie. Nous avons eu la guerre du Golfe, puis celle d’aujourd’hui contre l’Irak. Nous avons eu l’effondrement des pays de l’Est, sous les coups d’un libéralisme masquant - mal - le pillage financier.Nous avons ici et maintenant, avec les plans de cette synarchie financière qui a recyclé les moyens et les hommes du nazisme, le risque illimité de guerres préventives dégénérant en guerres totales, sur fond d’effondrement monétaire, financier et économique. Nous n’avons jamais masqué la vérité, fût-elle terrible. Nous ne la masquons pas, non par désir d’être Cassandre, mais parce que face aux périls, la négation de la réalité mène toujours au pire.

Cependant, nous n’avons jamais considéré qu’une évolution est irrémédiable. Nous avons toujours, en dénonçant les périls, proposé les solutions permettant de corriger les malheurs que les hommes s’infligent à eux-mêmes. Système monétaire européen en 1974, Initiative de défense stratégique (IDS) et moratoire de la dette extérieure pour le Mexique et l’Amérique latine en 1982, Triangle productif Paris-Berlin-Vienne en 1988-1990, Pont terrestre eurasiatique en 1997, nouveau Bretton Woods en 2001, triangle stratégique Chine-Inde-Russie en 2003 : nous avons toujours indiqué les voies à suivre pour rassembler les forces en faveur des pouvoirs créateurs de l’homme, d’un projet mobilisateur qui, par la création et le financement d’infrastructures, offre à chacun, où que ce soit dans le monde, une part de la croissance et de la connaissance communes.

Plus nous avons montré l’ampleur des périls, davantage nous avons étendu la portée des solutions.

Nous avons dit, par exemple, que l’effondrement du niveau de vie dans le tiers monde, associé à l’abandon d’une politique de santé publique et de mesures anti-épidémiologiques dans les pays industrialisés, allait créer le terrain pour de nouvelles formes de maladies. Nous avons eu le retour d’épidémies classiques (fièvre jaune, paludisme, dengue, fièvre du Nil, lèpre, choléra...) et l’apparition du sida. Associées à nos propositions d’investissement productif et de développement économique, réduisant les réservoirs de maladie, nous avons alors proposé une grande politique de défense épidémiologique et une initiative d’action biophysique (recherche et médecine sentinelle) qui, si elles avaient été suivies, auraient épargné des millions de vies humaines.

Notre qualité spécifique

« Elever à la dignité d’hommes tous les individus de l’espèce humaine » : c’est la phrase de Lazare Carnot qui figure en tête de notre journal et qui éclaire le fondement de nos jugements. Nous croyons en ce qui est propre à l’homme, son pouvoir d’aimer ses semblables, d’intervenir sur le monde et d’en améliorer les conditions d’accueil, le rendant plus « digne ». Ce qui a porté Lyndon LaRouche à s’engager en politique, et ce qui guidait mon inquiétude du début des années soixante-dix, lorsque je l’ai rencontré, c’est la « recherche de la vérité », en sachant qu’elle ne peut continuer à exister que si l’on se bat pour y associer le plus possible d’êtres humains vivants et de générations à naître.

Nous avons toujours su et pensé que chaque être humain a le droit de connaître, de créer, de travailler et de produire sans qu’aucune catégorie d’hommes ne soumette ses efforts à une usure ou à un servage. C’est ce que nous entendons par « nouvelle solidarité », la forme sociale, collective, politique du respect en chaque être humain de sa nature d’homme, par l’ampleur de la responsabilité qu’il assume vis-à-vis du monde où il vit.

C’est au nom de cet engagement, comme je l’écrivais il y a dix ans, que nous avons tout de suite détecté ceux qui prennent les hommes pour des choses ou des animaux, et la corruption morale de ceux qui se rallient à l’opinion dominante plutôt qu’à la vérité. Nous avons été les premiers à dénoncer la portée de leurs plans. Aujourd’hui, ils sont au pouvoir aux Etats-Unis. Nous sommes donc à la croisée des chemins : ou bien les Etats-Unis retrouvent leur véritable identité, celle de leurs pères fondateurs, et l’Europe entreprend et réussit une véritable révolution républicaine, ou bien un nouveau type de fascisme, plus destructeur que celui des années trente et quarante, car établi cette fois-ci à l’échelle du monde, se mettra en place.

Ce que Lyndon LaRouche et nous-mêmes avons annoncé depuis plusieurs années, non pas en prédisant quoi que ce soit, mais en montrant les conséquences des décisions et des omissions des dirigeants en place, se produit sous nos yeux. L’effondrement du système financier et monétaire est en cours. Les êtres humains ont subi plus de trente ans de contre-culture qui les a réduits à l’état de sujets, disposés à subir une servitude volontaire si leurs habitudes se trouvent bouleversées.

Or l’effondrement du système bouleverse leurs habitudes. Le moment de se ressaisir est donc venu, c’est-à-dire notre heure, ce qui a fait nous engager pour la cause de l’homme.

C’est toujours au milieu des crises les plus terribles qu’une poignée d’hommes déterminés a transformé l’histoire, pour le meilleur ou le pire. Cette fois, avec une opinion plus gavée d’images qu’elle ne le fut jamais, mais aussi plus frustrée de sa part d’humanité, l’attente d’une pensée cohérente et engagée est énorme.

A nous donc de la transformer en espérance. Car lire, réellement lire, c’est prendre le risque de changer le monde.

C’est donc la responsabilité de nos lecteurs qui se trouve engagée. Non pas pour seulement s’informer ou apprendre, ce serait n’avoir rien compris à notre raison d’être. Si vous croyez à ce que vous lisez ici, vous devez vous organiser et agir, agir davantage que vous ne l’avez jamais pensé. Car c’est ce rapport actif aux idées qui est, aujourd’hui, votre seule chance d’exister. La « recherche du bonheur », au sens du Préambule de la Constitution américaine et de Leibniz, le grand philosophe germano-français dont les principes fondèrent les Etats-Unis d’Amérique, est la liberté qu’a l’être humain d’agir en fonction de sa vraie nature - de découvrir de nouveaux principes physiques universels, de les transmettre aux autres et d’organiser leur application sous forme de technologies plus productives, permettant d’accroître la capacité d’accueil de l’univers.

La politique est la capacité de réunir les conditions pour l’accomplissement d’une telle œuvre et d’organiser la société en fonction d’elle. Nous lire, c’est devenir désintéressé vis-à-vis de soi-même et curieux de tout, pour l’avantage d’autrui.

Nous avons déjà changé le monde sur quelques points, par le pouvoir des idées et en entreprenant pour elles un combat sans compromissions, mais il n’en reste pas moins que, malgré nos trente ans d’existence, le monde en général n’est pas encore engagé sur la bonne voie. Qu’est-ce qui fera la différence ? Ne serait-ce pas vous, si vous croissez et multipliez ?

Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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