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Les analyses de Jacques Cheminade

Une seule solution : réguler le prix du pétrole par des accords internationaux producteurs-consommateurs

Les analyses de Jacques Cheminade sont publiées tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Aujourd’hui, la hausse du prix de pétrole n’obéit à aucune considération rationnelle. Elle constitue une taxation de fait imposée par les cartels financiers pour alimenter leur bulle spéculative au détriment de l’économie productive. Tout le système d’approvisionnement de l’économie mondiale en énergie a été pris en otage par des intérêts qui doivent être très rapidement muselés. A cet effet, les gouvernements des principaux Etats producteurs et consommateurs doivent redéfinir entre eux une règle du jeu à leur avantage mutuel et à celui de leurs peuples pour se substituer à une loi de la jungle qui aboutit à la désintégration de l’économie mondiale.

I- Le système actuel est par nature destructeur
  • Premier fait : il n’y a aucune relation entre le prix du pétrole, les quantités produites et la consommation mondiale. Ainsi, le prix du pétrole a plus que doublé depuis 1992 alors que la production n’a augmenté que de 15 % et que la consommation ne s’est pas considérablement accrue. La politique de l’OPEP et du Président du Venezuela, la hausse de la consommation en Chine ou le blocage de la production en Irak n’ont pas été des facteurs fondamentaux sur les marchés.
  • Deuxième fait : il n’y a actuellement aucune pénurie pétrolière physique, mais seulement une capacité insuffisante de raffinage aux Etats-Unis (52% de cette capacité est entre les mains de six compagnies), dans les pays développés et en Chine du fait d’une politique systématiquement imposée par les cartels pétroliers, qui préfèrent racheter leurs actions et distribuer les dividendes plutôt que d’investir. Il y a eu aussi l’effet haussier - voulu - d’une multiplication des méga-fusions/acquisitions entre compagnies pétrolières.
  • Troisième fait : cependant l’essentiel de la hausse n’a pas tenu à ces politiques malthusiennes, qui l’ont simplement entretenue. Celle-ci a été provoquée à partir du début des années 1970 par l’abandon de contrats de fourniture de pétrole à des prix stables, sur de longues périodes (plus de vingt-quatre mois), qui ont été remplacés par la fixation des prix sur des marchés spot et des marchés à terme. C’est en particulier après les chocs pétroliers de 1973-1974 et 1979 que ces marchés sont devenus dominants. Le marché spot (achats de vingt-quatre à quarante-huit heures avant la livraison physique du bien) a été créé en 1969 par Philipp Brothers, avec l’intervention active du trader Marc Rich, et s’est fortement développé après 1974. Les marchés à terme, eux, sont devenus actifs à partir du début des années 80, sous le contrôle de l’oligarchie financière et bancaire.
  • Quatrième fait : L’International Petroleum Exchange (IPE) de Londres, premier marché à terme, a été créé en 1980 et se trouve aujourd’hui contrôlé par l’International Exchange d’Atlanta (Etats-Unis). Il était présidé en 2004 par Robert Reid, un ancien de la Royal Dutch Shell, et son conseil d’administration était composé de divers intérêts de l’oligarchie financière anglo-américaine (Goldman Sachs, Morgan Stanley, etc.), ainsi que, par exemple, de la BNP-Paribas. Le New York Mercantile Exchange (NYMEX), second marché à terme, a commencé à opérer sur des contrats pétroliers à terme en 1983 et se trouve contrôlé par des intérêts financiers associés à ceux de l’IPE. A eux deux, ces marchés à terme ont le monopole du prix mondial.
  • Cinquième fait : ces marchés négocient du pétrole-papier (paper oil) à terme avec un effet de levier considérable, d’où découle leur pouvoir absolu. Ainsi, pour l’équivalent de 570 barils de pétrole négociés chaque année sur les marchés à terme de produits dérivés de l’IPE et du NYMEX (contrats de produits dérivés couvrant 570 barils), il n’y a qu’un baril de pétrole physique sous-jacent. Pire encore, sur le marché de l’IPE, on peut jouer avec une marge de 3,8% (c’est-à-dire qu’en investissant seulement 1520 $, qu’on peut par ailleurs emprunter, on peut jouer sur un contrat à terme de 40 000 $ !) C’est cet effet de levier qui permet à un nombre très limité de spéculateurs de contrôler les prix mondiaux du pétrole. Toute hausse est à leur avantage. Résultat : par une livraison de pétrole entre le lieu de production et la centrale de raffinage,, le même baril s’achète et se revend trois à quatre fois en période normale, dix à quinze fois lors des flambées spéculatives.

En bref, les malades mentaux de la spéculation financière ont pris le contrôle de l’asile économique.

II- Re-régulation et retour des Etats

Ce système destructeur ne peut continuer. Au nom de l’intérêt de leurs économies et de leurs peuples, les Etats doivent revenir sur la scène politique de l’énergie, et non rester les supplétifs des cartels financiers.

  1. Ils doivent déclarer un état d’urgence et se donner pas plus de quatre-vingt-dix jours pour mettre en place un contrôle des prix ;
  2. Ces prix ne doivent plus découler des marchés spot ou à terme, mais de contrats à moyen terme (au moins un an) entre Etats exportateurs et Etats consommateurs, dans leur intérêt mutuel ;
  3. Les prix doivent être fixés à un niveau raisonnable, permettant les investissements des pays producteurs, l’exploration et le maintien de leurs infrastructures, ainsi que l’alimentation des producteurs et des transports dans les pays consommateurs. Ce prix, la part spéculative se trouvant soustraite du prix actuel, devrait être de l’ordre de 25 à 30 dollars le baril ;
  4. Toutes les capacités existantes de raffinage doivent être utilisées, et des accords Etats-compagnies négociés pour la mis en place de nouvelles. Il est inadmissible que les bénéfices réalisés en 2004 et 2005 par les cinq principales compagnies pétrolières mondiales (84 et 100 milliards de dollars respectivement) soient économiquement stérilisés sous forme de distribution de dividendes ou de rachat de leurs propres actions.

En conclusion, ces mesures sont essentielles pour mettre un terme à un segment particulièrement destructeur de la spéculation financière mondiale. Cependant, le règlement de l’ensemble du problème suppose la mise en place, à une échelle plus générale, d’un nouveau Bretton Woods. Les Etats doivent reprendre leur rôle traditionnel, qui est de défendre leurs économies et leurs peuples. Sans cela, la crise mondiale qui s’ensuivra sera de même nature que celle de l’Allemagne de Weimar après l’été 1923. Nous sommes déjà, économiquement et financièrement, à la fin du printemps. La hausse des actifs financiers s’est déjà répercutée sur le prix des matières premières et le prochain maillon de la chaîne inflationniste est un effet d’entraînement sur les biens de consommation et de production. C’est pourquoi, si j’exerçais les plus hautes fonctions de mon pays, je prendrais immédiatement l’initiative.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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