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Les analyses de Jacques Cheminade

Vers une grave crise des finances locales :
Arrêtons la saignée des maires !

Au 87ème congrès de l’Association des maires de France (AMF), qui vient de se tenir à Paris, Jean-Pierre Raffarin a pris une volée de bois vert. Elle était justifiée - les maires subissant une politique d’austérité dont le gouvernement français s’est fait le relais - mais Bercy, Bruxelles et l’oligarchie des marchés financiers l’auraient bien davantage méritée, étant, eux, à la source de cette politique inadmissible. Le but réel qui est poursuivi est d’imposer une « réforme » des communes, comme on en impose aux retraités ou aux salariés (cf. le rapport Camdessus), afin de réduire les dépenses et pouvoir payer la dette aux institutions financières. Nicolas Sarkozy l’a admis dans son discours du 18 novembre : la priorité, a-t-il déclaré, est de payer la dette, une dette dont il est largement responsable puisqu’elle fut en grande partie engagée par un ministre du Budget appelé Sarkozy Nicolas, qui cherchait à faire élire Président de la République son patron, Edouard Balladur, en dépensant à tout va.

L’abandon du service public

Les maires de communes urbaines pauvres et les maires ruraux se trouvent actuellement face à une pression injuste et indue.

Tout d’abord, le service public abandonne les lieux où il n’est pas rentable, bien que la raison d’être du service public soit de livrer l’électricité ou le courrier au même prix quel que soit le lieu desservi ! Le cas le plus choquant est celui de la Poste. Epaulée par le gouvernement, celle-ci ferme à tours de bras des guichets (6000) en zone rurale - pardon, elle les change de statut : de bureaux de plein exercice, ceux-ci deviennent des services réduits implantés dans des épiceries, des bureaux de tabac ou des mairies. Ainsi s’accélère la désertification du territoire.

Jean Garcia, maire de Saint-Maurice-sur-Eygues (Drôme, 600 habitants), affirme : « J’ai mis six ans à faire ouvrir une boulangerie, et maintenant je dois me battre pour garder mon bureau de poste. » Ce qu’il appelle le « carré magique » de toute commune rurale (la mairie, la poste, la boulangerie et le bistrot) s’effondre ainsi par un de ses côtés.

La gestion d’EDF « comme une entreprise » - ce qui est absurde pour un service de l’énergie - aboutira ainsi fatalement et logiquement à des « prix modulés » selon l’isolement relatif du consommateur. Les cantons subissent également le regroupement des perceptions, ce qui fait que de nombreux habitants doivent désormais parcourir des dizaines de kilomètres pour trouver le Trésor public.

Michel Tache, un autre maire de petite commune cité par Libération (le 17 novembre), conclut : « Est-ce qu’un service public doit être rentable pour être maintenu ? Si c’est le cas, autant dire que les petites communes sont vouées à disparaître. »

Une décentralisation sans réelle compensation financière

Ensuite, le gouvernement Raffarin a empilé des lois de réformes décentralisatrices. Les régions et les départements, en particulier, « bénéficient » de compétences antérieurement exercées par l’Etat. Celui-ci a promis que ces nouvelles compétences devront être intégralement compensées financièrement (transfert de ressources de l’Etat correspondant au transfert de compétences).

Cependant, la vérité est tout autre. L’Etat donnera peut-être bien l’équivalent de ce qu’il dépensait à l’instant « t », mais il y a un problème.

Depuis longtemps, l’Etat ne dépensait pas assez pour les compétences qu’il transfère, ce qui le conduit mécaniquement à ne pas transférer ce qui serait nécessaire pour assurer un avenir aux compétences. Les départements subiront ainsi des difficultés financières qu’à leur tour, ils transfèreront nécessairement aux communes. Par exemple, pour réaliser une salle des fêtes ou une déviation, beaucoup de communes, et en particulier les plus petites, ont besoin des subventions des conseils généraux des départements. Si les possibilités de ceux-ci sont limitées, les communes dépendront de l’entregent de leur maire ou de complaisances politiques, ce qui accroîtra le climat malsain toujours attaché à un univers de ressources limitées par rapport à ce qu’il est nécessaire de faire.

Pour les routes nationales, autre exemple, l’Etat n’a pas suffisamment investi. Les conseils généraux devront donc dépenser plus qu’ils ne recevront en subventions. Les communes en seront les victimes indirectes et une hausse des impôts locaux deviendra fatale, soumettant les maires au mécontentement des électeurs. Plus la commune subira une dépopulation ou un appauvrissement, plus ses ressources diminueront et elle tombera dans une spirale descendante dont elle pourra difficilement s’extraire, car les péréquations entre « riches » et « pauvres » sont notoirement insuffisantes. Ou bien l’on verra réapparaître les idées de « péages » : péages départementaux sur les routes nationales ou même péages ferroviaires sur les 15 000 km de voies ferrées mal entretenues. C’est-à-dire toute l’absurdité du néo-libéralisme, le retour aux octrois du XIXème siècle !

De plus, Jacques Chirac a également annoncé une réforme des taxes actuellement perçues par les communes (foncier non-bâti et taxe professionnelle) sans réelle consultation des élus ! Ceux-ci se trouveront ainsi non seulement dépourvus de services publics et recevront des « compétences « sans contrepartie, mais perdront la liberté de fixer le taux d’imposition dans leurs communes. Et on appelle cela « décentralisation » !

De justes révoltes

Face à cette situation, les élus ruraux, mais pas seulement eux, se révoltent. Gérard Pelletier, maire de Raze (Haute-Saône) et président de l’Association des maires ruraux de France, a recueilli plus de 6000 signatures de maires, toutes tendances confondues, en faveur d’une motion proposant un quasi-moratoire de la fermeture de services publics. Près de 300 élus de la Creuse, eux aussi de droite comme de gauche, ont démissionné le 28 octobre pour protester contre la suppression, sans concertation, des services publics. Dans l’Allier, le maire de Saint-Gérand-le-Puy, Xavier Cadoret, attaque en justice devant les tribunaux hexagonaux et, en même temps, une plainte a été déposée devant la Commission européenne.

Laurent Fabius, de son côté, souligne que la disparition des services publics dans les territoires défavorisés serait une conséquence des « décisions et textes européens « . Il a présenté un Livre noir de la casse territoriale, que le P.S. a commencé à diffuser.

Toutes ces initiatives doivent être soutenues, car elles définissent un combat contre l’injustice et la désintégration du territoire national.

Il faut cependant aller plus loin. Au niveau du partage des ressources au sein de l’intercommunalité, la solidarité ne devrait pas se limiter à la taxe professionnelle. Le produit de la taxe d’habitation pourrait être, en partie du moins, mutualisé et redistribué.

L’essentiel, cependant, dépasse l’idée de partage. C’est l’Europe qu’il faut changer, en rétablissant la priorité des grands travaux communs créateurs de richesse, contre l’ultra-libéralisme dominant. C’est aussi le système financier et monétaire international qui doit être réorienté à l’avantage de l’homme et de l’économie physique.

Car, dans le contexte actuel, avec ou sans Jean-Pierre Raffarin, l’on en est réduit à refiler en douce la charge des prélèvements obligatoires au plan local, sous prétexte du fameux « transfert de compétences ». Et à faire payer la dette, comme le veut Nicolas Sarkozy, en se faisant le relais de l’oligarchie financière. Ce dernier a proclamé, dans son discours, que « la République doit être présente sur tout le territoire national ». Le problème, c’est qu’en réalité, il n’y a plus de vraie République, mais un système organisé en réseaux qui gère sa survie en saignant les maires et en préparant la suppression des communes. C’est donc bien de système qu’il faut aujourd’hui changer. Nous devons redevenir républicains !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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