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Appel d’Helga Zepp-LaRouche :
Où cela s’arrêtera-t-il ?

La rédaction

Voici de larges extraits d’un texte d’Helga Zepp-LaRouche, présidente du Mouvement des droits civiques-Solidarité (BüSo), diffusé en Allemagne sous forme de tract.

Le jour même où le Conseil de sécurité de l’ONU votait à l’unanimité (donc avec les Etats-Unis) une résolution demandant qu’Israël se retire immédiatement de Ramallah et des territoires palestiniens (ré-)occupés, le président Bush prenait clairement parti pour la politique de guerre d’Ariel Sharon. Cette contradiction absurde, qui ridiculise le droit international, est caractéristique de la situation à Washington. Le dernier discours de Bush n’a rien changé à sa position, il a pratiquement justifié l’agression israélienne contre Arafat. A Washington, on n’hésite plus à dire ouvertement que les Etats-Unis sont désormais à la tête d’un empire mondial anglophone. Cette illusion impériale de l’establishment américain va de pair avec un aveuglement total vis-à-vis de la réalité.

La violence déclenchée par la provocation de Sharon sur l’esplanade des mosquées, en automne 2000, s’intensifie de jour en jour. Sans parler de la véritable « infrastructure de terreur » que sont les implantations israéliennes dans les territoires palestiniens occupés. L’armée israélienne entend forcer le président Arafat à s’exiler, tout en chassant avec une brutalité délibérée les Palestiniens de tous les territoires, pour intégrer ces zones dans un « Grand Israël ».

Si l’on veut aujourd’hui juger la politique du gouvernement israélien, on doit le faire du point de vue oecuménique du dialogue des cultures, défendu par Moses Mendelssohn, le « Socrate du XVIIIème siècle », et par son ami Lessing, notamment dans Nathan le Sage *. De ce point de vue, on peut dire que Sharon et l’armée israélienne poursuivent une politique diamétralement opposée.

Qu’est-ce que cela veut dire, lorsque la presse israélienne rapporte que l’état-major étudie les méthodes utilisées par les nazis dans le ghetto de Varsovie comme modèle pour ses opérations militaires contre les Palestiniens ? D’où vient l’idée de mettre des numéros aux bras des Palestiniens dans les camps de réfugiés ? Et quel spectre Sharon espère-t-il conjurer en parlant de « guerre totale » ?

Le 9 mars, le Los Angeles Times a publié un rapport « secret » sur des plans du Pentagone concernant une éventuelle première utilisation de l’arme nucléaire contre l’Irak, l’Iran, la Syrie, la Libye, la Corée du Nord, ainsi que la Russie et la Chine. Cette « fuite » fait partie d’une stratégie d’intimidation calculée, destinée à effrayer ennemis comme alliés des USA et à jeter les bases psychologiques d’une attaque contre l’Irak. Car, de toute évidence, la décision d’attaquer militairement ce pays a déjà été prise, il ne reste plus qu’à déterminer quand et comment.

Or, en cas de guerre contre l’Irak, il est probable que tous les gouvernements modérés de la région - Jordanie, Egypte, Arabie séoudite - seront balayés. Peut-être même le seront-ils plus tôt, à en juger par les manifestations de masse contre les atrocités israéliennes. Que se passera-t-il si une attaque contre l’Irak s’enlise et que la guerre se prolonge ? (...) Utilisera-t-on des armes nucléaires ? Du Proche-Orient à l’Asie du Sud-Est, partout la conflagration menace.

Tirer les leçons de l’histoire

La véritable dynamique qui sous-tend cette crise stratégique est la désintégration du système financier international. Malheureusement, à Washington, le courant des « faucons » néo-impériaux, ceux qui pensent qu’une « guerre des civilisations » et un réarmement massif permettraient de sortir de la crise économique, s’est imposé. Ce qui doit nous amener à nous demander qui est véritablement responsable des événements du 11 septembre.

Ces gens n’ont-ils rien appris de l’histoire ? La crise économique ne sera jamais résolue par la guerre, pas plus qu’une guerre impériale contre d’autres cultures n’apportera la victoire rapide escomptée. On a vraiment l’impression que le président Bush ne saisit plus la complexité de ce qu’il a déclenché. En tout cas, on entend parler d’options qui auraient été impensables récemment encore. C’est ainsi que l’on évoque, aux Etats-Unis, une occupation des champs pétroliers séoudiens ou une frappe « chirurgicale » avec de « petites armes nucléaires ».

Face à la tragédie se déroulant à Ramallah, Bethléem et Naplouse et face au danger d’une grande guerre, les gouvernements européens font preuve d’une impuissance accablante. Les partis qui soutiennent ces gouvernements sont de toute évidence incapables de changer leurs mauvaises habitudes, comme celle consistant à se préoccuper de son confort au lieu d’éteindre l’incendie qui fait rage chez le voisin. « Que puis-je donc faire pour empêcher la dépression et la guerre ? Je ne peux pas parler de cela dans mon parti politique. Je dois d’abord assurer ma victoire dans ma circonscription », se disent, en résumé, nos politiciens.

La responsabilité personnelle

Que pouvons-nous faire en Europe face à ce terrible danger ? En réalité, les Etats-Unis sont la seule puissance capable d’obliger Israël à respecter les résolutions du Conseil de sécurité et à se retirer des territoires occupés et réoccupés. Par conséquent, nous devons dire très clairement au président Bush qu’il lui incombe personnellement d’arrêter Israël et de stopper l’escalade de la violence au Proche-Orient, qui risque de mener à une troisième guerre mondiale !

« Monsieur le président Bush, vous êtes personnellement redevable de cela devant l’histoire ! »

Au-delà, pour mettre fin aux violences, on doit appliquer les principes de la paix de Westphalie qui, en 1648, mit fin à la guerre de Trente ans en Europe. Cela pourrait se traduire par un grand plan de développement aidant Israël à sortir de sa propre crise économique, tout en assurant l’existence, sous garanties internationales, d’un Etat palestinien grâce à un vaste programme de reconstruction économique. La communauté internationale devrait, en fait, financer la mise en oeuvre du « plan Oasis » pour le Proche-Orient, proposé dès 1975 par Lyndon LaRouche et comprenant, entre autres, la construction de systèmes d’irrigation et de dessalement permettant de faire verdir le désert.

Tous ceux qui ne sont pas aveuglés par une idéologie, savent que la poursuite de la politique actuelle ne peut que mener à la catastrophe, c’est-à-dire la guerre, la dépression et le chaos. Il est temps de changer l’agenda international avant qu’il ne soit trop tard !

Nous avons besoin d’une véritable perspective de paix qui permette de garantir la survie des peuples et des Etats. C’est pourquoi il faut remplacer le système financier actuel - irrémédiablement insolvable - par un nouveau système, plus juste. La proposition de Lyndon LaRouche pour un nouveau Bretton Woods est sur la table depuis longtemps et a déjà reçu le soutien d’importantes forces politiques dans le monde. Un tel système pourrait étayer le financement du pont terrestre eurasiatique, c’est-à-dire l’intégration infrastructurelle et économique de l’Eurasie et, au delà, de l’Afrique via l’Egypte, et jusqu’aux Amériques. Seule la vision d’un nouvel ordre économique mondial juste peut garantir la paix !

* Même si peu de gens le savent, depuis l’époque de la coopération entre Mendelssohn et Lessing, les juifs allemands ont apporté une contribution décisive à la culture classique et à la culture allemande, contribution si fondamentale que même les horreurs de l’époque hitlérienne n’ont pu l’effacer.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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