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Après le Tsunami : le monde a besoin d’un nouvel ordre économique

La rédaction
par Helga Zepp-LaRouche, présidente internationale de l’Institut Schiller

Une tâche gigantesque attend les secours en Asie du Sud-Est : enterrer plus d’une centaine de milliers de morts afin d’empêcher l’éclatement d’épidémies qui risquent de multiplier le nombre de victimes, approvisionner quelque trois millions de sinistrés, reconstruire 60 000 villages, rétablir l’infrastructure et remettre les terres agricoles en état de produire. Rien que pour rétablir le statu quo ante, il faudra plus de dix milliards d’euros. L’initiative du chancelier Schröder et du président Chirac en faveur d’un moratoire sur la dette des pays qui ont le plus souffert va dans la bonne direction.

Cependant, une mesure bien plus fondamentale est nécessaire pour empêcher que se répète une catastrophe d’une telle ampleur. Il faut distinguer les aspects non maîtrisables du phénomène et les effets dévastateurs de la désastreuse politique économique de ces dernières décennies. Avant le terrible raz-de-marée de cette année, le tsunami le plus dramatique semble avoir été celui qui fut déclenché en 1628 avant notre ère par l’éruption du volcan Théra, sur l’actuelle île Santorin, qui anéantit la culture minoenne. L’effondrement du Krakatoa, en 1883, eut également de terribles conséquences. On doit donc supposer que l’éclatement d’un nouveau tsunami d’une telle ampleur est du domaine du possible. La mise en place d’un système d’alarme immédiate pour les régions menacées serait relativement simple et même pas très coûteuse. (Il est vrai aussi qu’un coup de téléphone aux gouvernements en question de la part du département d’Etat américain, des responsables japonais ou de ceux d’Hawaï, qui ont été rapidement conscients du danger, n’aurait pas coûté cher non plus.) Qu’est-ce qui a donc empêché, par exemple, le gouvernement américain de communiquer l’information dont ils disposaient à ces pays ? Le monde exigera une réponse à cette question.

Mais là où les grandes institutions internationales sont responsables et coupables, c’est d’avoir scandaleusement négligé toute politique réelle de développement au cours de ces dernières décennies. Le boom du tourisme dans des pays comme la Thaïlande, le Sri Lanka ou les Seychelles, si profitable aux grandes chaînes hôtelières et aux géants du tourisme, ne peut cacher le fait que les conditions de vie des « indigènes » ne se sont pas vraiment améliorées et que les pays en question n’ont pas eu de véritable développement économique. Au contraire, les « paradis des vacanciers » ont été un piège mortel tant pour ces « indigènes » exploités que pour les touristes.

Dans le cadre de la globalisation actuelle, un tiers de l’humanité est sous-alimentée en permanence, un milliard d’enfants vivent dans la pauvreté, tous les jours quelque 50 000 personnes meurent de faim et de maladies évitables, et l’existence de continents entiers se trouve menacée. C’est la preuve accablante de l’échec absolu de l’ordre mondial actuel. Que les gouvernements des pays du G-7 s’inclinent devant le diktat d’une oligarchie financière internationale qui a tout à gagner à la globalisation et que la majorité de la population de nos pays affiche une incroyable indifférence morale envers la pauvreté de quatre milliards d’êtres humains ne change rien au fait que cet ordre mondial est un terrible échec.

L’ampleur du déclin moral actuel est plus claire si l’on compare l’attitude dominante dans les années 50 et 60, par exemple, à celle d’aujourd’hui. A l’époque, on pensait généralement que le sous-développement injuste des pays du tiers monde, dû à la longue politique coloniale, devait être surmonté le plus rapidement possible grâce à des programmes de développement. Aux Nations unies, on parlait de « décennies de développement » dont le but était de réaliser une amélioration du niveau et de l’espérance de vie. Pour le pape Paul VI, le sous-développement était si inadmissible que dans son encyclique Populorum Progressio de 1968, il lança un appel pressant à la population mondiale, fustigeant la pauvreté infligée aux peuples en invoquant la justice divine. En 1976, à Colombo, les pays non-alignés appelèrent à une annulation des dettes illégitimes et à un « nouvel ordre économique mondial plus juste ».

Cependant, depuis la fin des années 60, les pays du G-7 ont subi un changement de paradigmes. La société de production s’y est progressivement transformée en société de consommation ; on s’est éloigné de la production de biens réels pour privilégier la spéculation et l’économie purement monétaire, abandonnant la notion d’intérêt général au profit de la recherche de plaisirs égoïstes et d’un déchaînement d’ambitions. La mutation des valeurs s’est également traduite par un changement d’attitude vis-à-vis du « tiers monde ». Maintenant, on trouve très bien que tout coûte le moins cher possible là-bas et que le séjour dans un hôtel cinq étoiles avec vue sur la plage devienne abordable grâce aux salaires de misère accordés aux « indigènes ».

Aujourd’hui, la réalité vient d’infliger un grand choc à ce monde illusoire de consommation et de plaisirs immédiats. Avec son cynisme habituel, le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 29 décembre demandait ce qu’un pêcheur indien et un touriste allemand ont de commun : normalement, rien du tout, mais désormais ils partagent une même fosse commune... Si l’on cherche à comprendre le pourquoi de cette terrible catastrophe en Asie du sud et du sud-est, on pourrait seulement y voir, au-delà de la cause naturelle, un signe du ciel indiquant que l’homme ne peut violer trop longtemps l’ordre de la création en traitant la majorité de l’humanité comme des individus de seconde classe, sans provoquer les foudres de Némésis.

Le système de globalisation se trouve actuellement dans la phase finale de son effondrement systémique. La chute du dollar n’en est qu’un symptôme. Lorsque les « experts » parlent d’un « Hiroshima du système financier », d’Armaggeddon, d’avalanche à venir, tout le monde doit savoir ce qui l’attend. Le grand krach de 2005 est arrivé.

Mais il y a une solution, celle de la justice par le développement mutuel :

  1. Les pays du G-7, avec la Russie, la Chine, l’Inde et d’autres pays du monde, doivent procéder à une réorganisation complète du système financier mondial actuel, qui est irréversiblement en faillite, et adopter un nouveau système de type Bretton Woods, dans la tradition de Franklin D. Roosevelt.
  2. Les dettes non seulement de l’Indonésie et de la Somalie, mais de tout le secteur en développement, doivent être annulées, à plus forte raison parce qu’elles ne pourront jamais être remboursées.
  3. La spéculation sur devises et sur produits dérivés, qui s’élèverait annuellement,selon la Banque des règlements internationaux, à la somme astronomique de 2 millions de milliards de dollars (soit 2 000 000 000 000 000), doit être éliminée et déclarée illégale dans le cadre d’accords entre gouvernements. On doit rétablir des taux de change fixes pour arrêter net la spéculation contre les monnaies et la richesse des nations.
  4. La création de nouveaux crédits destinés aux investissements productifs doit être soustraite à l’emprise des banques centrales « indépendantes », c’est-à-dire privées, pour être rendue à la seule initiative des gouvernements souverains.
  5. Suivant l’accord sur un nouveau Bretton Woods, les pays du G-7 doivent émettre de nouveaux crédits productifs à hauteur de quelque deux mille milliards de dollars ou d’euros (2 000 000 000 000), afin de créer les conditions du plein emploi productif en construisant un « pont terrestre eurasiatique », c’est-à-dire en intégrant les infrastructures de toute l’Eurasie.
  6. Pour lutter de toute urgence contre le sous-développement dans d’importantes parties d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, le « pont terrestre eurasiatique » jouant un rôle de locomotive de la reconstruction de l’économie mondiale, ce nouvel accord doit aussi prévoir la création d’une « Banque internationale de développement », chargée de financer, à hauteur d’au moins 500 milliards d’euros par an, des projets de développement bien définis.
  7. Lyndon LaRouche et le mouvement politique international qu’il a lancé ont élaboré, depuis le début des années 70, des programmes de développement concrets pour l’Afrique, l’Amérique latine, le bassin du Pacifique, l’Inde, le Proche et Moyen-Orient et l’Eurasie, qui peuvent servir de base concrète pour un nouvel ordre économique mondial juste, ici et maintenant !

C’est seulement si nous développons les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, en y assurant enfin des conditions d’existence dignes d’êtres humains, que nous pourrons minimiser les effets de futures catastrophes naturelles.

Si vous réfléchissez à ces questions, tout à fait déterminantes pour le XXIème siècle, ne pensez pas égoïstement à vous-mêmes ou à « faire la charité » pour soulager votre conscience. Pensez à ce que vous pouvez apporter pour que l’humanité mérite son nom.

Rejoignez notre mouvement pour un nouvel ordre économique mondial juste. Battez-vous ! Faites sauter avec nous le verrou de l’administration Bush-Cheney !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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