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Bush doit dire non au chantage nucléaire israélien

La rédaction

Dissident du système américain, candidat à l’élection présidentielle de 2004, Lyndon LaRouche mène le combat aux Etats-Unis contre la nouvelle croisade militaire américaine. Seul opposant d’envergure à la « guerre perpétuelle » de Bush, il est crucial que l’Europe lui apporte son soutien. C’est pourquoi nous reproduisons ici sa déclaration du 18 septembre sur cette question.

« Je mets en garde le président Bush et les dirigeants européens : si des inspecteurs en désarmement retournent à Bagdad, conjurant ainsi le danger que les Etats-Unis lancent une nouvelle guerre, autrement certaine, contre l’Irak mais s’étendant fatalement à tout le Proche-Orient, les gouvernements des Etats-Unis et des pays d’Europe occidentale doivent être prêts à intervenir énergiquement afin d’empêcher le régime d’Ariel Sharon, un régime de plus en plus désespéré et psychotique, d’embraser toute la région et au-delà avec les armes nucléaires dont il dispose.

A cet effet, j’ai fait la déclaration suivante au nom de ma candidature à l’investiture présidentielle démocrate en 2004 :

Lors d’un webcast international à Washington, le 11 septembre 2002, j’avais identifié trois obstacles à surmonter pour éviter une guerre d’Irak qui déclencherait un conflit religieux perpétuel de type « choc de civilisations » et un nouvel « âge des ténèbres ». D’abord, le Conseil de sécurité des Nations unies devait devenir l’instance devant laquelle il fallait traiter le problème irakien. Cette instance devait rédiger une résolution raisonnable, que le président Bush accepterait en passant outre le « parti de la guerre », proche de Sharon dans les rangs de son propre gouvernement. Deuxièmement, la résolution devait également être acceptée par Saddam Hussein. Une fois ces deux conditions remplies, le plus grave danger restant à écarter est une manœuvre désespérée de la part de Sharon, destinée à saboter toute résolution pacifique et faire exploser la région.

C’est la menace d’une attaque nucléaire israélienne contre l’Irak, en 1991, qui a amené par chantage le gouvernement de George Bush père à lancer l’opération « Tempête du désert ». Aujourd’hui, Israël, sous le régime dément de Sharon, est la seule nation sur terre qui corresponde véritablement au profil d’un « Etat voyou », armé jusqu’aux dents avec des « armes de destruction massive ». Israël dispose du troisième arsenal d’armes nucléaires sur terre et d’une triade de systèmes de lancement à partir de sous-marins, de missiles ou de bombardiers, capables de détruire toute la région du golfe Persique. Des scientifiques israéliens ont récemment fait savoir qu’ils ont la capacité de lancer un missile balistique intercontinental, ce qui veut dire qu’aucun endroit sur terre - y compris le territoire américain - n’est à l’abri d’une attaque nucléaire préventive de la part d’Israël. La menace constituée par un Sharon aux commandes ne peut en aucun cas être négligée.

Avez-vous vraiment examiné les processus mentaux d’un fasciste universel de type jabotinskien, comme Sharon ou Netanyahou ? Ces hommes se situent dans le courant de Vladimir Jabotinsky, un ami de Mussolini qui non seulement se déclarait ouvertement fasciste, mais cherchait, en vain, à conclure un marché avec le dictateur nazi, Adolf Hitler. Ces disciples de Jabotinsky ont renforcé leur pouvoir en Israël suite à l’assassinat, en 1995, du Premier ministre Yitzhak Rabin qui, lui, avait eu le courage d’engager une « paix des braves » avec les Palestiniens.

Depuis l’attaque contre l’Egypte en 1956 par la Grande-Bretagne, la France et Israël, jusqu’à la dissolution de la puissance soviétique en 1989-1991, l’accès d’Israël à des armes nucléaires a fait d’elle la troisième puissance pouvant faire pencher la balance dans l’équation stratégique globale.

Déjà en 1956, il a fallu un homme militaire de grande expérience, le président américain Dwight Eisenhower, pour obliger Israël à abandonner le projet d’invasion du canal de Suez, après la retraite de la France et de la Grande-Bretagne face à la même pression américaine. Eisenhower a non seulement menacé de suspendre toute aide militaire et civile américaine à Israël, il a aussi menacé de retirer aux organisations américaines fournissant une aide à Israël leur exonération fiscale. Aujourd’hui, une action encore plus résolue de la part d’un président George W. Bush, hélas bien moins compétent, sera nécessaire pour empêcher Sharon de mener à bien soit une attaque terroriste apparemment « islamique » contre une cible américaine, soit une attaque nucléaire contre l’Irak ou l’Iran. C’est une affaire autrement plus sérieuse et votre participation personnelle dans l’effort pour l’arrêter est vitale.

Etes-vous prêt à accepter que le régime Sharon en Israël exerce à nouveau son chantage sur un Président américain, de façon à l’amener à déclencher une guerre dans le golfe Persique, de peur que des armes israéliennes de destruction massive ne s’attaquent à Bagdad ? Avez-vous une idée de ce que seront les conséquences pour l’économie américaine, et pour l’économie mondiale, si une nouvelle guerre du golfe Persique, coûtant aux contribuables américains entre 2000 et 3000 milliards de dollars, est lancée aujourd’hui, dans les conditions actuelles d’effondrement de l’économie américaine et de faillite totale du système financier ?

J’ai indiqué que le fait de tolérer ce nid d’agents « sharonistes » au sein du gouvernement américain, constitue une autre entrave empêchant le président Bush d’entreprendre l’action requise, de concert avec nos alliés européens et la Russie, afin d’empêcher Sharon de provoquer une « guerre perpétuelle ». Dans un récent communiqué de ce comité ("L’affaire Pollard n’est pas finie"), j’ai cité les noms des principaux sharonistes au Pentagone et au département d’Etat - Paul Wolfowitz, Richard Perle, Doug Feith, David Wurmser - dont certains ont littéralement préparé, en juillet 1996, la doctrine de politique étrangère de guerre perpétuelle du Premier ministre israélien d’alors, Benjamin Netanyahou. Ces taupes du Likoud infiltrées dans la structure de politique étrangère et de sécurité nationale de Bush sont encore soupçonnées d’implication avec Jonathan Pollard, un Américain condamné pour espionnage au profit d’Israël.

Depuis la diffusion à un million d’exemplaires du communiqué de campagne sur l’affaire Pollard, de nouveaux éléments de preuve encore plus accablants sont apparus. Par conséquent, je dois intensifier ma demande d’ouverture d’une enquête exhaustive sur certains membres du personnel du bureau du vice-Président, à commencer par son chef de cabinet, Lewis Libby, qui est aussi son conseiller en matière de sécurité nationale. »

Libby, un protégé de Paul Wolfowitz depuis trente ans, a mis sur pied une sorte de « conseil national de sécurité fantôme » dans le bureau du vice-Président, qui protège un nid d’agents jabotinskiens au Pentagone et au département d’Etat, et a bloqué une purge, pourtant urgente, de ces agents du Likoud. Libby entretient aussi d’étroites relations avec les milieux proches de Sharon en Israël, y compris le réseau d’espionnage de Pollard.

De 1985 à 2000, alors qu’il n’était pas au gouvernement, Libby était l’avocat personnel de Marc Rich, un escroc en fuite, inculpé en 1983 par le ministère américain de la Justice pour évasion fiscale et commerce avec l’ennemi. Il a fui les Etats-Unis pour s’installer dans un abri luxueux à Zug (Suisse).

Selon des sources israéliennes, Rich ferait actuellement l’objet d’une enquête pour versement illicite de contributions à la dernière campagne politique d’Ariel Sharon en Israël. En outre, il a été impliqué dans des opérations de la mafia russe en Afrique et a ouvertement financé, par le biais de la fondation Marc Rich en Israël, des opérations internationales du Mossad.

Leonard Garment, le mentor de Lewis Libby et son associé dans un cabinet d’avocats, a joué un rôle central dans les efforts du gouvernement israélien pour « limiter les dégâts » suite à l’arrestation de Pollard en novembre 1985. Il était aussi l’avocat du colonel Aviem Sella, de l’armée de l’Air israélienne, l’homme qui avait recruté et déployé Pollard.

Aujourd’hui, le régime d’Ariel Sharon est déterminé à provoquer une guerre régionale au Proche-Orient, à partir d’une attaque préventive israélienne contre l’Irak. Le danger existe que si le président Bush n’extermine pas pour ainsi dire l’Irak, ainsi que les pays voisins, Israël s’en charge. Cela signifie l’utilisation probable d’armes nucléaires, biologiques ou chimiques. Pendant ce temps, les taupes de Sharon à Washington opèrent dans l’ombre du vice-Président et du ministre de la Défense des Etats-Unis. Pour empêcher Sharon de lancer une troisième guerre mondiale au Proche-Orient, il est urgent d’ouvrir une enquête sur l’ensemble de cet appareil clandestin lié à Pollard, de le dénoncer et de le chasser du gouvernement, dès maintenant ! »

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

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