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Le parlement italien se prononce pour une
« nouvelle architecture financière »

La rédaction

Le 25 septembre 2002, dans le cadre d’un débat sur la situation argentine, le parlement italien a approuvé, lors d’un vote multipartisan, une résolution demandant au gouvernement de promouvoir « une nouvelle architecture financière permettant de soutenir l’économie réelle et d’éviter les bulles spéculatives et les krachs financiers ».

Cette nouvelle architecture doit être la réponse à l’« actuelle crise de tout le système financier ». Dans les attendus, on peut lire : « L’intensification des crises bancaires et financières - depuis les crises de 1997 en Asie, en Russie et en Amérique latine, jusqu’à l’effondrement récent de la nouvelle économie aux Etats-Unis, la gigantesque crise bancaire japonaise actuellement en cours et la faillite de l’Argentine - ne peut qu’inquiéter les populations, classes dirigeantes, entreprises, investisseurs et épargnants, car il ne s’agit pas d’une série de cas isolés mais plutôt de la manifestation d’une crise de tout le système financier, caractérisée par une spéculation atteignant 400 000 milliards de dollars (dont 140 000 milliards dans les seuls Etats-Unis), par rapport à un produit mondial brut de quelque 40 000 milliards de dollars, (cet écart s’est encore creusé au cours des dernières années) . »

Cette résolution était précédée de différentes motions parlementaires préparées par le « mouvement LaRouche en Italie » et le texte final représente un compromis ayant permis d’obtenir l’unanimité entre les partis politiques. Par exemple, l’expression « nouveau Bretton Woods » dans le texte original a été remplacée par la formulation « nouvelle architecture financière ». Au cours de son intervention dans le débat, le député Giovanni Bianchi, qui s’exprimait au nom du groupe de centre-gauche La Margherita, a évoqué le rôle de LaRouche dans la promotion de cette initiative. « Ce n’est pas un hasard si l’on parle de nouveau Bretton Woods, dit-il. Je pense que nous nous trouvons dans un tel état de désordre, que le besoin et l’exigence d’un certain ordre est nécessaire. Ne laissons pas une personnalité comme Lyndon LaRouche, qui avait prévu la fin de la bulle financière, être seul à relever ce défi . »

Le texte de la résolution a été rédigé à partir d’un document sur la crise économique et financière argentine, élaboré par Paolo Raimondi, le président du mouvement LaRouche en Italie, et par l’économiste Nino Galloni, directeur général du ministère des Affaires sociales. Déjà au cours de la législature précédente, des membres du parlement italien avaient déposé des textes rédigés en collaboration avec le mouvement larouchiste. En particulier, le sénateur Ricardo Pedrizzi, qui préside la Commission bancaire de la Chambre des députés, avait présenté une résolution appelant à un nouveau Bretton Woods. La résolution du 25 septembre a d’abord été présentée au Sénat en mars dernier par le sénateur Oskar Peterlini, puis à la Chambre par Sigfried Brugger. En collectant les signatures pour cette motion dans les deux chambres du Parlement, il était devenu clair qu’elle pourrait remporter une large majorité des voix, tous partis confondus. Ils ont donc décidé, avec le soutien du président de la Chambre des députés, Ferdinando Casini, de rechercher un vote multipartisan. Cette résolution constitue un excellent instrument pour mettre sur pied des motions parlementaires similaires dans d’autres pays et bâtir une coalition internationale en vue d’une nouvelle conférence de Bretton Woods, pour un ordre plus juste.

Texte de la résolution de la Chambre des députés italienne

« Attendu que :

L’intensification des crises bancaires et financières - depuis celles de 1997 en Asie, en Russie et en Amérique latine, jusqu’à l’effondrement récent de la nouvelle économie aux Etats-Unis, la gigantesque crise bancaire japonaise actuellement en cours et la faillite de l’Argentine - ne peut qu’inquiéter les populations, classes dirigeantes, entreprises, investisseurs et épargnants, car il ne s’agit pas d’une série de cas isolés mais plutôt de la manifestation d’une crise de tout le système financier, caractérisée par une spéculation atteignant 400 000 milliards de dollars (dont 140 000 milliards pour les seuls Etats-Unis), par rapport à un produit brut mondial de quelque 40 000 milliards de dollars, et cet écart ne cesse de se creuser ;

Entre l’Italie et l’Argentine, outre une relation de partenariat stratégique comportant des obligations particulières de coopération, il existe de forts liens culturels en raison d’une histoire commune partagée par des générations d’émigrants italiens, et, plus récemment, de projets de formation conjoints découlant des nombreux projets de coopération entre universités des deux pays ;

Le gouvernement italien est déjà intervenu, promptement, afin de soutenir l’économie argentine, en incluant ce pays parmi les bénéficiaires du Fonds italien pour la coopération et le développement, en augmentant le personnel des représentations consulaires et diplomatiques en Argentine, en intervenant en faveur des petites et moyennes entreprises italiennes, en favorisant, en coopération avec des organisations non-gouvernementales en Argentine, des initiatives visant à amoindrir les effets de la crise sur les couches sociales les plus faibles, et en faisant face à l’urgence sanitaire par l’envoi de médicaments et la fourniture de services sanitaires ;

Par ces motifs, la Chambre des députés donne mandat au gouvernement :

  • de poursuivre l’action déjà engagée en vue de favoriser la recherche d’une solution à la crise économique, financière et sociale de l’Argentine, notamment en considérant la présence significative de citoyens italiens et de citoyens d’origine italienne, avec un égard particulier pour les couches de la population dans le besoin ;
  • d’utiliser, à cette fin, tous les instruments disponibles, en premier lieu le fonds de Coopération pour le développement ;
  • de soutenir, notamment par une participation directe, des projets de relance des investissements dans l’économie productive ;
  • de soutenir l’introduction, dans le système de la Communauté européenne, de préférences tarifaires généralisées sur une série de produits exportables par l’Argentine, de manière à favoriser un redressement des PME ;
  • de soutenir des initiatives en matière de promotion culturelle et scientifique et de divulgation de la langue italienne, avec un égard particulier pour des activités visant à répandre l’image de notre pays dans des secteurs d’une excellence particulière ;
  • d’attribuer une priorité adéquate, dans l’agenda de la Commission européenne, à la réalisation d’un accord inter-régional UE-Mercosur qui puisse aider et soutenir l’économie argentine ;
  • de renforcer les formes de coopération bilatérales et multilatérales à travers des agences internationales préposées au développement et à la défense de l’environnement ;
  • de reconsidérer la demande éventuelle de restructuration du quota de la dette publique extérieure argentine envers l’Italie, dans le cadre d’accords multilatéraux avec le « Club de Paris » ;
  • de renforcer des mesures et des interventions dans le domaine de l’assistance sociale et sanitaire en faveur des couches de population dans le besoin, y compris en coopération avec des organisations non-gouvernementales ;
  • de prendre, en particulier, l’initiative de poursuivre, au sein des instances internationales compétentes, l’activité consistant à étudier et à proposer une nouvelle architecture financière permettant de soutenir l’économie réelle et d’éviter les bulles spéculatives et les krachs financiers ;
  • d’entreprendre toute initiative politique et économique opportune, incitant le gouvernement argentin à accorder la plus grande attention aux épargnants italiens frappés par la crise du système financier ;
  • de consolider, plus généralement, la relance de la politique italienne envers l’ensemble de l’Amérique latine - surtout au vu de notre présidence de l’UE, au semestre prochain - lui donnant un caractère de priorité dans la politique étrangère de la nation, compte tenu des liens politiques et culturels traditionnels qui nous attachent à cette région, de la forte présence de ressortissants italiens ou de citoyens d’origine italienne sur tout le continent et de la solide implantation de nos entreprises ;
  • de faciliter le retour des citoyens italiens résidant en Argentine et, plus généralement, dans le Mercosur, dans le cadre d’une gestion plus rationnelle, plus proche de l’intérêt national, des flux d’immigration.

Signataires : Volontè, Brugger, Ricciotti, Boato, Landi di Chiavenna, Benvenuto, Rossi, Rocchi, Intini, Pisicchio, Moroni, Pisapis, Collé, D’Agrò, Gianfranco Conte, Pistone, Spini. »

Cette résolution a été soumise au vote en trois parties séparées. La première partie, allant jusqu’à « par ces motifs, la Chambre des députés donne au gouvernement le mandat » a été adoptée par 385 voix, contre onze abstentions ; la deuxième partie, allant de « par ces motifs » jusqu’à la fin de l’avant-dernière phrase, a été adoptée par 399 voix contre une abstention, et la troisième partie, consistant en la seule dernière phrase, a été adoptée par 219 voix, contre 9 « non » et 178 abstentions.

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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